ROESCPEPAA lance officiellement ses activités de promotion de gouvernance dans la gestion des redevances forestières et fauniques dans l’Adamaoua.

Dix communes sont visées par cette action qui envisage améliorer la gestion des  ressources forestières et fauniques destinées aux communautés riveraines.

Le lancement officiel du projet sous la présidence du Gouverneur de la région en présence des sectoriels, de la société civile et des collectivités territoriales décentralisées  le 23 juin dernier marque un démarrage de sa mise en œuvre et illustre la volonté administrative de contribuer à son succès.D’entrée de jeux, le coordonnateur de l’OR-PASC Adamaoua a tenu à présenter le Programme PASC, ses réalisations et les opportunités qu’elle offre à la société civile pour son devis programme N°2.

S’agissant du projet, Tout part du constat selon lequel il demeure un manque de traçabilité et de transparence des retombées issues des ressources fauniques et forestières au niveau des recettes communales. Le voile sur les retombées de ces ressources va pourtant à l’encontre de la loi N° 94/01 du 20 janvier 1994 qui précise la participation au partage des revenus des communautés riveraines. Le projet dénommé « Renforcement de la transparence dans la gestion des recettes fauniques et forestières dans 10 CTD de la région de l’Adamaoua», envisage renforcer la transparence dans ce secteur névralgique. Le Réseau des organisations de la société civile pour la protection de l’environnement et la promotion de l’agroforesterie de l’Adamaoua (ROESCPEPAA) et son partenaire « la Plateforme Régionale REDD/CC se déploient pour assurer la mise en œuvre du projet. L’une des valeurs ajoutées du projet selon le responsable technique Mme Ousmanou Ndjokonodji sera l’élaboration d’une cartographie géo-référencée des communautés riveraines pour chaque commune de faciliter le partage équitable des redevances forestières. La tâche s’annonce ardue d’après les spécialistes du domaine. « Nos  investigations ont révélé une difficulté dans la maîtrise des communautés riveraines et l’identification de leurs interlocuteurs dans la chaîne de collecte des 10% des retombées réservées aux populations affectées », contextualise Soulemanou Malam, coordonnateur de ROESCPEPAA. Les administrations concernées se disent prêtes à accompagner la mise en œuvre du projet qui n’en est qu’à son démarrage. Monsieur Nzoda Gilles par ailleurs Chef service régional faune et aires protégées propose d’accentuer les activités dans la commune de Mbé pour son fort potentiel faunique et aires protégées. Les communes cibles de l’Adamaoua sont Ngaoundéré 2 et 3, Bankim,  Nganha, Mbé, Nyambaka, Meiganga, Tignére, Tibati et de Ngaoundal. Le contrat signé le 17 décembre 2013 par le Programme d’Appui à la société civile (PASC) prévoit une période de quatorze mois et  11 701 456 FCFA de budget pour la réalisation des activités. Les résultats attendus seront vecteurs de changement pour les populations bénéficiaires.

 

Rodrigue TAPEO