Rapport d’activités 2020–2021

Version web du rapport annuel d’APROSPEN.

Ce rapport est présenté en version texte. Les montants financiers, ainsi que les tableaux et graphiques du document original, n’y figurent pas.

Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement

Sise au Quartier Baladji II Descente Vina Palace, BP 592 NGAOUNDERE

Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement

Sise au Quartier Baladji II Descente Vina Palace, BP 592 NGAOUNDERE

RAPPORT D’ACTIVITES DES DEUX DERNIERES ANNEES D’APROSPEN

2020 - 2021

APROSPEN

LISTE AVBREVIATION

AGAssemblée Générale
AGIAssemblée Générale Introductive
AGRAssemblée Générale de Restitution
ANJEAlimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant
APEAssociation des Parents d’Élèves
APROSPENAction pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement
APSAvant-Projet Sommaire
AVCAAnalyse de la Vulnérabilité et de la Capacité d’Adaptation
CADEPICellule d’Appui au Développement Local Participatif Intégré
CCChangement Climatique
COGESComité de gestion
COPILComité de Pilotage
COSAComité de santé
CNASCentre Nutritionnel Ambulatoire pour la prise en charge des cas de malnutrition aiguë Sévère
DEUCDiagnostic de l’Espace Urbain Communal
DICDiagnostic Institutionnel Communal
DPDiagnostic Participatif
DSCEDocument de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi
FFAFood For Assed
FGFocus Group
GIZDeutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit
HIMOHaute Intensité de Main d’Oeuvre
ISSInterview Semi Structurée
MARPMéthode Accélérée de Recherche Participative
MINJECMinistère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique
OALOrganisation d’Appui Local
OMDObjectifs du Millénaire pour le Développement
ODDObjectifs du Développement Durable
PACACProjet d’Amélioration de l’accès des Populations de l’Adamaoua aux actes d’état civil
PADERProgramme d’Appui au Développement Rural
PAFEJProjet d’Appui à l’Autonomisation socioéconomique des Femmes et des Jeunes dans les Régions septentrionales du Cameroun
PAMProgramme Alimentaire Mondial
PARSEProjet d’Appui à la Résilience Socio-économique des Jeunes Vulnérables
PASCProjet d’Appui à la Société Civile
PASANAFProjet d’appui à la sécurité alimentaire, nutritionnelle et à l’autonomisation des femmes dans les communes de Touboro et Dir Région du Nord et de l’Adamaoua
PDIPersonnes déplacées internes
PCDPlans Communaux de Développement
PIAPlan d’Investissement Annuel
PHISANTProjet HIMO pour une sécurité Alimentaire durable dans la commune de Touboro Région du Nord
PNDPProgramme National de Développement Participatif
PRESECProjet de Renforcement de la résilience des populations des Régions Septentrionales du Cameroun
PROHIFIProjet HIMO-Formation-Insertion
PUTPlan d’Utilisation du Sol
RNRessource Naturelle
SBVSous Bassin Versant
SNVSociété Néerlandaise de développement
SN4ASustanable Nutrition For All
UEUnion Européenne
WASHWater Sanitation and Hygene

REMERCIEMENTS

La réalisation des activités a été faite grâce aux efforts de plusieurs personnes qui méritent notre reconnaissance.

Aux personnels de l’administration des Collectivités Territoriales Décentralisées et des sectoriels (MINSANTE, MINADER, MINEPAT, MINEPIA, MINJES,…), nous exprimons notre gratitude pour l’encadrement, l’accompagnement qu’ils nous accordent.

Particulièrement, nous disons merci aux Gouverneurs des Régions septentrionales du Cameroun, aux préfets et aux sous-préfets de nos zones d’intervention respectives et aux forces de sécurité pour l’implication et le soutiens dans les conduites de nos activités en générales et les tenues des comités de pilotage (COPIL) de nos actions en particulier gage du suivi durable de celles-ci ;

À tous nos partenaires institutionnels (les sectoriels des différents ministères) qui ont facilité la mise en œuvre des activités à travers un encadrement de proximité et de qualité, nous disons merci ;

À tous nos magistrats municipaux, leur encouragement et leur contribution nous honore et nous exprimons toute notre gratitude ;

À tous les chefs traditionnels des circonscriptions bénéficiaires pour la disponibilité et l’engagement dont ils ont fait preuve ;

À toutes les brigades des gendarmeries qui ont mis des éléments à notre disposition pour assurer notre sécurité.

Aux responsables des centres des formations partenaires pour la qualité des curricula des formations développé au profit de nos bénéficiaires ;

Tous les leaders communautaires ainsi que les populations qui ont donné de leurs temps et participés à la réalisation des différents projets nous leur disons merci ;

Aux membres et stagiaires d’Action pour la Promotion de la Santé la Production et l’Environnement (APROSPEN) pour leurs disponibilités, engagements, déterminations et dévouements à œuvrer au bien-être des personnes vulnérables.

INTRODUCTION GENERALE

Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement (APROSPEN) est une association apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif créée en 2003 sous le N° 235/DRA/H.52/BAPP du 31/12/2003, qui œuvre pour le développement social. Sa vision est de mobiliser ses membres pour le renforcement des capacités de résilience des communautés les plus vulnérables à travers notamment la gestion équitable des ressources naturelles, l’accès à la santé communautaire, la production, la protection de l’environnement et de la biodiversité, la gouvernance notamment les questions liées aux droits humains et toutes autres actions concourant au développement durable. Elle intervient dans le champ social suivant cinq (05) thématiques de prédilection à savoir :

  • L’appui à la santé communautaire,
  • L’appui à la production et l’entreprenariat du monde rural,
  • La protection de l’environnement et de la biodiversité,
  • La gouvernance et la promotion des droits humains,
  • La sécurité alimentaire et les moyens d’existence.

De 2003 à nos jours, APROSPEN a conduit plusieurs projets et programmes en faveur du développement social des communautés vulnérables. En tant qu’organisation d’appui au développement, les actions d’APROSPEN reposent sur un Code de conduite qui impose aux acteurs des valeurs qui lui sont propres à savoir l’équité, la transparence, la responsabilité, le professionnalisme, la discipline, la probité et la tolérance. Pour garantir le respect de ces valeurs impératives, l’organisation a mis en place un mécanisme de contrôle ou audit interne dans la mise en œuvre de toute action dont elle a la charge.

APROSPEN s’est illustrée dans la limite de ses capacités et des moyens à promouvoir un développement socio-économique basé sur les savoir et savoir-faire des communautés locales dans les Régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun. Différents acquis ont été enregistrés sur la base de planifications annuelles. Pourtant, le nombre de projets exécutés par l’Association est fortement élevé, prouvant ainsi l’existence de capacités en son sein et la volonté à apporter une contribution au développement de sa zone d’intervention malgré les écueils qu’elle rencontre.

Le présent rapport nous fait état des activités menées et les principaux résultats obtenus pendant la période allant de 2017 à février 2022. Le document s’articule autour de trois principales parties qui sont :

  • La première partie : La méthodologie utilisée pour ce travail,
  • La deuxième partie : Présentation d’APROSPEN,
  • La troisième partie : Bilans des activités d’APROSPEN.

PRÉSENTATION DE L’ORGANISATION

APROSPEN est une association à but non lucratif de droit Camerounais créée en 2003 sous le N° 235/DRA/H.52/BAPP du 31/12/2003. Son siège social est à N’Gaoundéré, Région de l’Adamaoua, Département de la Vina. Ses interventions s’étendent sur le triangle national. Cependant ce dernier temps, elle est plus présente dans les trois (03) Régions septentrionales du Cameroun à savoir l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord. Elle cumule plus d’une quinzaine d’années d’expériences dans les secteurs du développement rural, d’appui à la décentralisation, de formation et du renforcement des capacités des acteurs locaux et des communautés à la base.

III.1. Organisation institutionnelle d’APROSPEN

Sur le plan institutionnelle, APROSPEN est divisé en trois organes de gestion : l’Assemblée Générale, Gestion Interne (mission d’audit interne) et d’un bureau opérationnel. L’Assemblée Générale (AG) est chargée de donner les orientations stratégiques de gestion et de fonctionnement de l’Association. L’équipe opérationnelle assure la gestion quotidienne des activités et veille à l’application des résolutions de l’AG. Elle est composée de :

  • 01 Coordonnateur
  • 01 Chargé de programmes
  • 01 Responsable des ressources humaines
  • 01 Chargé de suivi et évaluation
  • 01 Chargé de communication ;
  • 01 Comptable
  • 01 Logisticien
  • 01 secrétaire
  • 01 Chauffeur
  • 02 agents d’entretien
  • 01 gardien

Cet organe est désigné en AG.

III.2. Vision d’APROSPEN

La vision de l’organisation est de mobiliser les forces de ses membres pour contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement de l’accès équitable et durable à l’éducation, aux services de soins de santé et aux ressources naturelles.

III.3. Mission

Sa mission est la promotion du dialogue et la concertation entre les parties prenantes pour la gestion durable des Ressources Naturelles (RN) et l’amélioration des services sociaux de base (eau, santé et éducation) en capitalisant les bonnes pratiques.

III.4. Objectif

Améliorer de façon durable et équitable l’accès des populations en particulier des groupes vulnérables aux ressources naturelles et aux services sociaux de qualité dans le domaine de l’éducation, de la santé et de l’eau potable.

III.5. Valeurs d’APROSPEN

Les valeurs d’APROSPEN se reposent sur :

  • Le professionnalisme, la discipline et la responsabilité, pour une bonne relation de partenariale ;
  • La justice sociale traduisant l’équité dans toutes les actions d’APROSPEN ;
  • La transparence reposant sur la communication, la redevabilité et l’honnêteté dans les relations ;

Le respect et la valorisation des connaissances et savoirs locaux comme base d’une participation aux initiatives du développement durable ;

  • Le respect des institutions et des lois de la République ;
  • Le respect de l’environnement dans toutes les interventions d’APROSPEN ;
  • La prise en compte de la diversité des contextes dans lequel travaillent les personnels d’APROSPEN pour adapter les solutions aux besoins locaux dans la tolérance et la probité.

III.6. Domaines d’intervention d’APROSPEN

APROSPEN se place au cœur du renforcement des capacités des acteurs de développement. Elle accompagne les acteurs multiformes en vue d’influencer de manière significative les changements dans les domaines du développement.

III.7. Zone de couverture d’APROSPEN

Les interventions d’APROSPEN couvrent l’étendue du territoire. A l’instant elle est plus présente que dans les trois (3) Régions septentrionales du Cameroun à savoir l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord.

Figure 1 : Zone de couverture APROSPEN

PRINCIPALES CIBLES D’APROSPEN

Les principales cibles d’APROSPEN sont :

  • Les organisations et groupements des différents utilisateurs de l’espace (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, exploitants du bois…) ;
  • Les Communes et les Communautés ;
  • Les Comités de Développement Villageois ;
  • Les formations sanitaires ;
  • Les organisations des jeunes et des femmes ;
  • Les organisations à base communautaire (COSA, COGES, APE…) ;
  • Les Centres de promotion de la Femme ;
  • Les leaders communautaires (traditionnels/coutumiers, religieux),
  • Les établissements scolaires.
  • Les Jeunes ;
  • Les Ménages vulnérables ;
  • Les Éleveurs ;
  • Les Agriculteurs ;
  • Le Personnel de santé/centres de santé ;
  • Les Comités de santé et de gestion des points d’eau ;
  • Les Artisans réparateurs ;
  • Les Services Techniques de l’État ;
  • Les Personnes déplacées internes (PDI) ;
  • Les Personnes retournées.

LES DIFFÉRENTS PARTENAIRES D’APROSPEN

Dans le cadre de développement de partenariat, APROSPEN a à son actif 02 catégories des partenaires :

V.1. Les institutions étatiques (Sectoriels)

Il s’agit là des différents sectoriels d’encadrement dans leur domaine respectifs d’encadrement ; il s’agit :

MINSANTE,

MINADER,

MINEPAT,

MINEPIA,

MINJES

V.2. Les partenaires techniques dans la mise en œuvre des projets

Les principaux partenaires techniques d’APROSPEN dans la mise en œuvre des Projets sont résumés dans le tableau 1 ci-dessous.

PartenaireIntitulé des ProjetsNature du partenariatServices demandés par l’activité
PROFEPROSEP-NORDPartenaire de Mise en œuvreInformation et éducation environnementale
GIZPIPAPartenaire de Mise en œuvrePromotion des innovations inclusives dans les petites exploitations des pommes de terre
PAMSAMSPartenaire de Mise en œuvreAppui aux petits producteurs
Union EuropéenPAFEJPartenaire de Mise en œuvreAppui à l’autonomisation socioéconomique des femmes et des jeunes dans les régions septentrionales du Cameroun
CADEPICodemandeur
PROCIVISPACACPartenaire de mise en œuvreAméliorer l’accès des citoyens de l’Adamaoua aux actes d’état civil
SNVPRESECPartenaire de mise en œuvreRenforcer la résilience des populations des régions septentrionale
CADEPI
GIZPARSE 1&2Partenaire de mise en œuvreInsertion des jeunes vulnérables
GIZ/GFAPADERPartenaire de mise en œuvrePromotion de la gestion durable des terres à travers le diagnostic, les Avant-Projet-Sommaire et le plan d’utilisation des terres suivant l’approche bassin versant
GIZ/PROFEPROSEP-NordPartenaire de mise en œuvreSensibilisation des jeunes sur la préservation du couvert végétal dans les Communes de Touboro et Tcholliré
PAMPHISANTPartenaire de mise en œuvreProjet HIMO pour une sécurité Alimentaire durable dans la commune de Touboro Région du Nord
PAMPASANAFPartenaire de mise en œuvre du PAM
MINAS/MINSANTEPNS-OEVPartenaire de mise en œuvrePrise en charge des OEV
PNDPPCDPartenaire de mise en œuvre du PCDAppui à l’actualisation du PCD dans la Commune de Meiganga
Union EuropéenPASCPartenaire de mise en œuvreAppui à la mise en œuvre du programme PASC dans la Région de l’Adamaoua en tant que « Organisation Relais »

Tableau 1 : Liste des partenaires de mise en oeuvre d'APROSPEN

RAPPEL DU CONTEXTE ET CADRE D’INTERVENTION D’APROSPEN

Le contexte dans le lequel intervient APROSPEN est marquée par le fait que les Régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, principales zones d’intervention d’APROSPEN font partie des Régions les plus pauvres et les plus vulnérables du Cameroun avec des taux de pauvreté monétaire respectivement de 47%, 67% et 74% contre une moyenne nationale de 37% (ECAM4). Cette situation s’est aggravée par une très forte croissance démographique (3,4% contre 2,6% à l’échelle nationale) et l’insécurité manifeste.

Les populations des Régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord sont respectivement à 61,15%, 72,10% et 77,24% rurales. Vue la persistance de la sécheresse due aux changements climatiques, une pression démographique de plus en plus forte, les ressources naturelles dans ces Régions connaissent une dégradation continue.

Des conflits plus ou moins ouverts, se sont manifestés autour des ressources naturelles (terres, eau, pâturages, etc.) et des incursions de Boko Haram, particulièrement dans la zone frontalière, ont saccagé des infrastructures hydrauliques et sanitaires. Les Régions septentrionales du Cameroun subissent les effets du changement climatique dont les conséquences directes sont la raréfaction et l’irrégularité des précipitations ou la multiplication des inondations avec pour conséquence une baisse de la production agricole, pastorale et halieutique, en entrainant également la baisse de la fertilité des terres. Cette situation contraigne les populations à conquérir de nouvelles terres sur les ressources partagées aux dépens des espaces pastoraux engendrant ainsi des conflits agrosylvopastoraux élargies aux ressources forestières. La conséquence directe est la dégradation de l’environnement. Par ailleurs, on note une faible organisation des ménages et des producteurs face aux catastrophes et crises, et un faible capacité d’anticipation et de réponse des autorités locales en matière de résilience aux chocs et catastrophes. Les femmes et les jeunes sont quasiment exclus des instances de prise de décisions et, en plus, elles ont des difficultés d’accès notamment à la terre et au capital.

Depuis la révision constitutionnelle intervenue le 18 janvier 1996, le Cameroun s’est engagé dans le processus de décentralisation qui vise, à terme le développement local à travers la participation des populations à la gestion de leurs propres affaires, l’amélioration de leurs cadre et conditions de vie ainsi que la mise à leur disposition des services de base de qualité. Dans ces conditions, elles doivent être bien outillées pour maitriser les compétences qu’elles sont désormais appelées à exercer, au regard de la définition d’un certain nombre d’obligations qui leurs incombent et suite au transfert concomitant des ressources que l’État consacre à l’exercice de compétence concernée relevant de la gestion des Mairies, et fondant ainsi leur responsabilité. A ce titre, tous les acteurs impliqués dans la décentralisation doivent connaitre leurs rôles respectifs c'est-à-dire qui fait quoi et qui est responsable de quoi. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les interventions d’APROSPEN.

Il faut noter que les interventions d’APROSPEN se situent dans le cadre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) devenus Objectifs du Développement Durable (ODD) qui sont les cadres de références de l’action gouvernementale. Au niveau local, les interventions d’APROSPEN sont cadrées par les Plans Communaux de Développement (PCD).

PRINCIPALES RÉALISATIONS

APROSPEN de 2020 à février 2021 s’est illustrée à travers ses réalisations dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. Cette partie s’appesantira sur la présentation des différentes réalisations d’APROSPEN pour les périodes reprises ci-haut. Cette présentation s’alignera sur la trilogie suivante en fonction des années :

  • Mobilisation sociale dans le domaine de l’éducation à la santé,
  • Développement organisationnel et institutionnel,
  • Appui à la décentralisation et développement local sur tous ses aspects,
  • Amélioration de l’accès de la population vulnérable aux services sociaux.

CHAPITRE 1 : LES PRINCIPALES REALISATIONS DE L’ANNEE 2020

Les activités conduites en 2020 par APROSPEN sont majoritairement constitués des activités des projets et quelques activités de recherche et rédaction des projets.

Dans le cadre de la recherche de financement, une Cellule de Recherche pour le Développement (CRD) mise en place par la structure permet de mobiliser les énergies pour satisfaire l’épanouissement socioprofessionnel des acteurs de développement. Plusieurs projets ont été rédigé, mais 03 projets ont retenu l’attention des bailleurs de fond : le projet d’appui au développement de chaine de valeurs agricole dans les communes de Touboro et Mbe (Région du Nord et Adamaoua (PACVA), le projet de renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l’autonomisation des femmes à travers la création d’actif dans les Communes de Touboro et Dir-Régions du Nord et Adamaoua (PRESANAF II), le projet d’amélioration de l’accès des citoyens de l’Adamaoua aux actes d’état civil (PACAC) et le projet d’appui à l’autonomisation socioéconomique des femmes et des jeunes des Régions septentrionales du Cameroun (PAFEJ). Étant membre du réseau, APROSPEN a conduit également quelques activités dans le cadre du RECODH.

Appui à la mobilisation sociale dans le cadre des activités de santé de l’Adamaoua

PROSPEN dans son rôle d’interface entre la Délégation Régionale de la Santé Publique de l’Adamaoua et les autres Associations, membres de des Organisations de la Société Civile, partenaires de la Région dans le cadre de la mise en œuvre des activités de Santé a mené des activités de :

A.1. PEV (Programme Elargi de Vaccination)

Mobilisation sociale en vue de conduire les activités de vaccination en relation avec le PEV (Programme Elargie de Vaccination),

Il était question de déployer les mobilisateurs dans les différents districts de santé pour mener les activités de mobilisation.

A.2.Comité National Roll back Malaria (CNRBM)

Avec ce Comité, APROSPEN effectué des activités de mobilisation sociale qui ont contribué à la réduction du taux de morbidité et de mortalité liés au paludisme dans les districts de santé de l’Adamaoua avec des actions de prioritaire chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes en ceinte sous le financement du fond mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le paludisme.

Projet d’amélioration de l’accès des citoyens de l’Adamaoua aux actes d’état civil (PACAC)

B.1. Résumé du projet

Au cours des six mois, les activités mises en œuvre par l’équipe du PACAC ont permis de poser les jalons des activités citoyennes aux populations vulnérables dans les différentes communes à travers un processus participatif orienté vers : (i) la mise en place de l’équipe du Projet ; (ii) l’équipement de l’équipe du Projet en matériel informatique ; (ii) les actions de visibilité ; (iii) les réunions de prise de contact couplé du lancement : 06 réunions tenues dans les 6 Communes cibles. Toutes ces actions visent à l’amélioration de l’accès des citoyens aux actes d’état civil ; (iv) les sensibilisations pour un changement de comportement à travers les causeries éducatives ; (v) les séances de renforcement des capacités des personnels des centres d’état civil et des formations sanitaires dans les communes ; (vi) les sensibilisations de masse à travers les radios communautaires.

Ces actions ont été menées de façon concrète sur le terrain afin d’être efficaces et efficients par le concours des 06 points focaux respectivement affectés dans les 06 communes.

Les activités mises en œuvre ont également permis l’appréhension du besoin criarde des actes des naissances dans nos communes cibles en particulier et dans la Région de l’Adamaoua en général.

De manière générale, les activités planifiées pour le semestre ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants. En effet, sur l’ensemble des indicateurs prévus, la plupart des indicateurs d’activités ont été renseignés avec des progrès satisfaisants malgré que la pandémie du CORONAVIRUS perdure ; des mesures barrières ont été prises pour empêcher la propagation de ladite pandémie.

B.2. Activités réalisées

Pour être plus explicite au niveau des activités menées, nous allons ressortir pour une meilleure compréhension les activités menées assorties respectivement de leurs produits.

B.2.1. Mise en place de l’équipe du Projet

Les activités qui sont liées à la mise en place de l’équipe du Projet sont les suivantes :

  • Publication de l’appel à candidature pour le recrutement du personnel de mise en œuvre sur le site minajobs,
  • Analyse des offres des candidats,
  • Présélection des meilleurs candidats,
  • Organisation des entretiens avec les candidats présélectionnés,
  • Publication des meilleurs candidats retenus.
  • Le Coordonnateur d’APROSPEN ;
  • Le Chargé de suivi (CS) ;
  • Le Chargé des Programmes (CP).

Au niveau des Communes,

06 Points Focaux ont signé des contrats de collaboration avec APROSPEN dans le cadre de la mise en œuvre de ce Projet PACAC.

Au terme de cette tournée, les capacités de nos Points Focaux ont été renforcées sur les aspects suivants :

  • L’utilisation des outils de collecte des données auprès des personnes n’ayant pas d’actes d’état civil,
  • Les séances didactiques des causeries éducatives,
  • Le recadrage des messages clés et des thèmes à développer lors des causeries éducatives,
  • La dotation des Points Focaux du matériel de travail à savoir les Gilets, les outils de collecte des données, des dépliants, des affiches, …).

B.2.2. Aménagement des locaux

Les bureaux du PACAC ont été installés respectivement au sein des locaux d’APROSPEN au siège à N’Gaoundéré et le bureau annexe installé à Banyo.

B.2.3. Acquisition de l’équipement informatique

Les activités qui ont précédé cette acquisition sont les suivantes :

  • Publication de la demande de cotation,
  • Réception des factures PROFORMA,
  • Réception de la facture doit,
  • Fiche de cotation reçue pour sélectionner le moins disant,
  • Payement par virement bancaire,
  • Accusé de réception.

Le Chef de Projet a été enfin doté d’un ordinateur portable HP (minimum DD, 500Go, Ram 4Go, Processeur 1,1Gz).

B.2.4. Organisation des tournées de prise de contact avec les exécutifs communaux et les autres parties prenantes du Projet dans les différentes communes cibles

Le PACAC a effectué une tournée de prise de contact dans les 06 communes ; la tournée avait pour objectif de faciliter la connaissance du Projets par les parties prenantes et forces vives des communes cibles et susciter leur appropriation et engagement à accompagner l’implémentation sur le terrain dans un premier temps.

À cette occasion, les autorités administratives, municipales, traditionnelles et sectorielles de l’éducation contactées ont accueilli avec beaucoup de joie le Projet ; l’équipe du Projet en collaboration avec les communes ont pu identifier les Points Focaux qui joueront le rôle des relais auprès de leurs communes.

B.2.5. Organisation de réunions grand-public d’Information-éducation-communication (IEC)

06 réunions grand public ont été organisées respectivement dans les 06 communes cibles du projet dans le but d’informer, sensibiliser et éduquer les populations sur l’importance des actes d’état civil et les textes y relatifs.

Ces réunions grand public ont permis à plus 163336 personnes d’être informées et éduquées sur l’importance d’actes d’état civil dans nos communes.

Photo 1 : Réunion grand public sur la place du marché à Gada Manga (Commune de Ngaoundéré 2ème)

Jusque-là, nous n’avons pas pu animer une émission radiophonique en tant que telle; les procédures conventionnelles avec les différentes radios communautaires sont en cours. Par contre nous avons eu une tranche d’animation sur les antennes de la Radio FM de Banyo avec un impact positif sur la population de Banyo.

La tranche d’animation était axée sur l’importance et la gratuité des actes d’état civil.

Photo 2 : Présentation de l'émission à Radio FM de Mayo

B.2.6. Production des outils de communication

De nombreux outils de communication ont été produits pour assurer la visibilité du Projet dans sa mise en œuvre. Il s’agit de 3660 dépliants qui décrivent le projet dans son intégralité et traitent l’importance des actes d’état civil ; 750 affiches sur format A3 qui traitent le thème sur l’importance des actes d’état civil ; 12 gilets pour le personnel du Projet et 06 banderoles confectionnées pour les lancements dans les communes.

Photo 3 : Répartition du matériel de sensibilisation

B.2.7. Organisation des causeries éducatives

201 causeries éducatives ont été menées dans 379 ménages des 06 communes de la zone d’intervention du Projet tout en maintenant les mesures barrières prescrites par le gouvernement. 16336 personnes soit 6012 hommes et 10324 femmes touchées par cette action.

Le tableau ci-après ressort les données obtenues en détail.

Période d’Avril à Décembre 2020
CommunesNombre des causeries éducatives effectuéesNombre des ménages touchésNombre des personnes touchées
HommesFemmesTotal
N’Gaoundéré 2ème4242105416222676
Ngaoundal209890018042704
Tignère707073418922626
Meiganga2020112216032725
Banyo3434135017243074
Total20137960121032416336

Tableau 3 : Données obtenues des séances des causeries éducatives

Les causeries éducatives effectuées dans les ménages tournent autour des principaux thèmes liés à l’accès aux actes d’état civil. Ces thèmes sont assortis des messages clés permettant aux communautés cibles de comprendre les biens fondés des actes d’état civil.

Photo 4 : Séances de causeries éducatives par les Points Focaux

B.2.8. Formation du personnel des centres d’état civil et des Formations Sanitaires

Le PACAC a effectué une tournée des séances de renforcement des Capacités des personnels des Centres d’État Civil et des Formations Sanitaires dans toutes les communes cibles dans la période du 03 au 10 Septembre 2020. Douze (12) personnels des Centres d’Etat Civil et Formations Sanitaires ont leurs capacités renforcées en partenariat avec le BUNEC, Agence de l’Adamaoua.

Le résultat obtenu de ces séances de renforcement des capacités sont récapitulés comme suit :

CommunesNombre du personnel des Centres d’état civil forméNombre du personnel des Formations Sanitaires forméThème général développéSous Thèmes développés
Ngaoundéré 2ème21Le principe de gouvernance dans l’établissement des actes d’état civilDes acteurs de l’état civilLes responsabilités des acteurs de l’état civilLes modalités d’usage des registres d’état civilLes déclarations des faits d’état civilDe la saisine du personnel des Centres d’état civilDe l’établissement des actes d’état civilDe l’annulation des actes d’état civilDe l’élaboration des fiches statistiques et de la remontée des donnéesDe la clôture des registres
Ngaoundal21
Dir21
Tignère21
Meiganga21
Banyo21
Total126

Tableau 4 : Résultat des séances de renforcement des capacités

Photo 5 : Séance de renforcement des capacités

Cette activité a été discutée avec les différents Maires, lors des échanges nous avons vu les tenants et les aboutissants mais cependant il a été proposé par ceux-ci de le renvoyer en début 2021 une fois que les actes de naissances seront établis.

B.2.9. Enquête et Identification des personnes sans acte d’état civil

Le Projet dans sa zone a commencé par identifier les personnes sans actes d’état civil depuis la signature des contrats avec les points Focaux. À ce jour, 4203 enfants sans actes de naissances, 561 couples mariés sans acte de mariage et 150 familles endeuillées sans actes de décès identifiées.

Le résultat intermédiaire obtenu avant l’établissement des actes d’état civil se résume dans le tableau ci-après.

Période d’Avril à Décembre 2020
CommunesEnfants sans AN identifiésCouples sans AM identifiésFamilles endeuillées sans AD identifiées
N’Gaoundéré 2ème80911829
Ngaoundal6549223
Dir5517519
Tignère4551915
Meiganga73110626
Banyo100315138
Total4203561150

Tableau 5 : Résultats intermédiaires reçus avant l'établissement des actes d'état civil

Photo 6 : Séances des causeries éducatives

B.2.10. Les différents thèmes abordés lors des causeries éducatives

Les causeries éducatives effectuées dans les ménages tournent autour des principaux thèmes liés à l’accès aux actes d’état civil. Ces thèmes sont assortis des messages clés permettant aux communautés cibles de comprendre les biens fondés des actes d’état civil.

Le tableau ci-après récapitule les thèmes principaux et les messages clés abordés.

N°Thèmes principaux abordésMessages clés abordés
01Importance de l’Acte d’État CivilPermet à l’enfant d’avoir l’accès à l’éducation
Permet d’être reconnu par les parents
Permet de s’acquérir la CNI
Lorsqu’on ne fait pas l’Acte de naissance, on ne peut pas voyager
Le taux de naissance, favorise la création des Écoles dans la zone
Une personne dont la naissance n’est pas matérialisée par un acte de naissance n’existe pas juridiquement
La gratuité de l’établissement de l’acte de naissance
02Procédure d’enregistrementActe de naissance, c’est un document juridique attestant de la naissance d’une personnalité juridique
Acte de mariage, c’est un document juridique qui donne reconnaissance à un couple
Acte de décès, c’est un acte juridique signé par un officier d’état civil, qui est établi à la mort d’une personne
03Les Actes d’État Civil servent à planifier le développementL’acte de naissance est un droit pour chaque enfant
L’acte de mariage garantit la sécurité de la femme et de de la famille
L’Acte de décès permet d’organiser le droit à la succession et contribue à la mise en place des statistiques sur la mortalité de sa localité
04Lutter contre la négligence et l’ignorance de l’accès aux Actes d’État Civil de notre citéL’Acte de naissance garantit l’accès aux services de santé
L’acte de mariage rend officiel et crédibilise les mariages
L’acte de décès, c’est bon pour la descendance

Tableau 6 : Différents thèmes abordés lors des causeries éducatives

B.2.11. Tenue des rencontres transversales

APROSPEN, dans la mise en œuvre de ses activités a eu à tenir des réunions transversales avec ses partenaires;

Cette réunion a permis à APROSPEN de relever les points forts qui sont encouragés et les points faibles qui restent à améliorer.

Photo 7 : Suivi des activités par PROCIVIS à PACAC/APROSPEN

Par ailleurs le partenariat avec le BUNEC, Agence régionale de l’Adamaoua se poursuit aussi normalement avec l’accompagnement lors des séances de renforcement des capacités des personnels des centres d’état civil et des Formations Sanitaires dans les communes. Dans la période du 03 au 10 Septembre 2020.

Outre ce partenariat, APROSPEN a eu à collaborer avec des partenaires tels que AJVN (Association des Jeunes Volontaires de N’Gaoundéré) dans le cadre de la restitution des travaux de l’étude faite sur l’état des lieux sur les irrégularités et obstacles relatives aux procédures d’accès aux services et à l’établissement des actes d’état civiles et COSCA (Collectif des Organisations de la Société Civile de l’Adamaoua) sur la transparence autour de l’accès des enfants à l’éducation et à la gratuité de l’école primaire.

Résultats obtenus

Résultat 1 : Les populations maitrisent les procédures de déclaration et d’enregistrement des actes d’état civil

2177 populations dans 311 villages issus de 311 ménages dans les 6 communes cibles du Projet maîtrisent les procédures de déclaration et d’enregistrement des actes d’état civil et ont opté pour le changement.

Résultat 2 : Les populations déclarent et font enregistrer spontanément et volontairement les naissances, mariages et décès

2177 populations dans 311 villages issus de 311 ménages dans les 6 communes cibles du projet déclarent et font enregistrer spontanément et volontairement les naissances, les mariages et les décès.

Résultat 3 : Les bureaux d’état civil et Formations Sanitaires des communes délivrent facilement les documents et actes d’états civils

06 Bureaux d’État civil et 06 Formations Sanitaires des communes cibles adoptent progressivement les procédures simplifiées de délivrance des actes d’état civil et délivrent facilement les documents nécessaires dans le dit processus.

Résultat 4 : Des actes d’état civil ont été établis aux couches vulnérables

Ce résultat est non applicable pour la simple raison qu’il y’a d’abord un préalable à fournir afin de nous permettre d’aboutir au résultat proprement dit et qui constitue à ce jour le résultat intermédiaire obtenu. Ainsi donc, nous dirons tout simplement que le taux de réalisation de nos activités est progressif et nous conduira certes vers les résultats concrets attendus suivant ses indicateurs.

A cet effet, les résultats des activités tels que prévus par le Projet ne sauraient être obtenus à ce stade et ne pourront les obtenir progressivement durant la période de la mise en œuvre du Projet. Néanmoins, dans le processus d’aboutir à l’établissement des actes d’état civil aux personnes vulnérables, nous avons pu identifier 4914 personnes sans actes d’état civil soit 4203 enfants sans actes de naissance; 561 couples mariés sans acte de mariage et 150 familles endeuillées sans actes de mariage.

Projet d’Appui au Développement de chaine de valeurs agricole dans les Communes de Touboro et Mbé (PACVA)

C.1. Activités réalisées

Activités principalesActivités secondaires (tâches)
Activités préparatoiresRéunion de présentation et d’appropriation du projet
Rencontre avec les autorités administratives et locales
Lutte contre la pandémie du COVID-19Mise en place des dispositifs de protections (lavage des mains et port des masques)
Sensibilisation des bénéficiaires sur la pandémie
La promotion des mesures barrières contre le COVID-19 ;
Appui à la structuration des coopératives agricolesConcertation avec les autres parties prenantes sur l’identification des coopératives
Identification des organisations existantes en collaboration avec les services sectoriels en charge de l’agriculture de chaque commune
Le renforcement du processus de structuration des groupements de bénéficiaires FFA
L’identification et la Redynamisation des coopératives non FFA
La mise en place d’une plateforme d’informations et de conseilsConcertation avec les parties prenantes
Dotation des actifs productifs à 4 groupes de 60 femmes engagéesDotation des machines de transformation et des matières d’œuvre
Suivi et accompagnement des organisations féminines productrices des maïs et niébéIdentification des groupes des femmes à encadrer
Suivi des femmes pendant la période de récolte
Mise en place des infrastructures des collectes des donnés traitement et commercialisation et 2 unités des transformationsAcquisition des matériels et équipements nécessaires pour le fonctionnement des magasins
Études conception du système d’information sur le marché (SIM) des produits agricolesÉlaboration d'un TDR Pour la conception du SIM
Collecte des données
Réalisation de l’étude
Visite d’évaluation conjointeRencontre d’échange avec les producteurs
Organisation du processus de collecte stockage traitement commercialisationMise en place des points de collecte ;
Collecte des données FORMA
Suivi et évaluationRéunion de coordination

Tableau 7: Activités réalisées

Les activités du projet d’appui au développement des chaines de valeurs ont bien démarré depuis le mois de juillet dans les communes cibles. Tout au long de ces mois (Juillet, Août, Septembre, Octobre) plusieurs activités planifiées ont été réalisée selon le chronogramme des activités et dans le strict respect des mesures barrières. Ces activités sont entre autres :

  • Activités préparatoires ;
  • Lutte contre la pandémie du COVID-19 ;
  • Appui à la structuration des coopératives agricoles ;
  • La mise en place d’une plateforme d’informations et de conseils ;
  • Dotation des actifs productifs à 4 groupes de 60 femmes engagées
  • Suivi et accompagnement des organisations féminines productrices des maïs et niébé ;
  • Mise en place des infrastructures des collectes des donnés traitement et commercialisation et deux unités des transformations ;
  • Études conception du système d’information sur le marché (SIM) des produits agricoles ;
  • Visite d’évaluation conjointe ;
  • Organisation du processus de collecte stockage traitement commercialisation ;
  • Collecte des données sur la situation des coopératives ;
  • Suivi Évaluation.

C.2. Résultats obtenus

Tableau 8: statistique des données recueillies pour la réalisation du SIM

CommunesSpéculationsTaille de l'échantillon
ProducteursAcheteursFournisseurs d'intrantsTotal échantillon
HFHFHF
MbéSoja0903839-32
Niébé
Sorgho/mil
Mais
Autres
TouboroSoja090110-6-26
Niébé
Sorgho/mil
Mais
Total18418315-58

Projet de renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l’autonomisation des femmes à travers la création d’actif dans les Communes de Touboro et Dir-Régions du Nord et Adamaoua (PRESANAF II)

D.1. Résumé

Depuis 2018, des nombreuses initiatives d’appui à la sécurité alimentaire ont été mise en œuvre au profit des réfugiés et communauté hôte par APROSPEN en coopération avec le PAM conformément à son plan stratégique pays en appui au gouvernement. L’une des stratégies du PAM dans ce plan d’action consiste à accompagner les communautés vulnérables victimes d’un choc à produire et à assurer durablement leur prise en charge alimentaire. Plusieurs projets ont été mises en œuvre depuis 2018 à savoir le projet PHISANT I et II, et le projet PASANAF. Au regard des résultats enregistrés à travers ces différents projets, le PAM et APROSPEN dans leur partenariat de co-financement entendent soutenir durablement la sécurité alimentaire au sein des communautés à travers la consolidation des acquis et l’accompagnement des communautés dans les activités. Il sera question dans cette perspective de faciliter l’extension des activités agricoles afin d’augmenter la production et assurer la disponibilité de l’offre alimentaire, d’intégrer des activités économiques plus résilientes et bien d’autres actifs communautaires et promouvoir l’éducation, la formation sur les aspects transversaux notamment le genre et protection, la nutrition, l’hygiène, l’assainissement, la gestion de l’environnement, la santé et les préoccupations liées à la pandémies du COVID-19. C’est dans ce sens que s’inscrit, le présent projet intitulé « Projet de renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l’autonomisation des femmes à travers la création d’actif dans les Communes de Touboro et Dir (Régions du Nord et Adamaoua (PRESANAF ».

D.2. Activités réalisées

Pour atteindre les résultats escomptés, une planification sur la durée du projet a été réalisée. Ainsi les activités planifiées pour le compte de l’année sont résumées dans le tableau suivant.

Activités principalesActivités secondaires (tâches)
Activité préparatoiresRéunion de lancement et d’appropriation des projets
Rencontre avec les autorités administratives et locales
Lutte contre la pandémie du COVID-19Mise en place des dispositifs de protections (lavage des mains et port des masques)
Sensibilisation des bénéficiaires sur la pandémie
Promotion des bonnes pratiques de lutte contre la pandémie du COVID-19
Actualisation des listes ménages vulnérables (53% des femmes) dans les localités cibles du projetMise à jour des données des bénéficiaires
Identification et aménagement de 22 hectares des terres arables supplémentaires dans les localités ciblées des communes de Touboro et DirPlaidoyer auprès des autorités traditionnelles et administratives
Ciblage des terres dans les villages en collaboration avec les sectoriels
Aménagement et la préparation des parcelles obtenues dans chaque localité
Accompagnement des bénéficiaires de PHISANT 1 et 2 et PASANAF dans la continuité de leurs activités
La sécurisation des nouvelles parcelles identifiéesCollecte des piquets et implantation
Fixation des fils barbelés
Identification des relais communautairesSélection des relais communautaires
Acquisition et distributions des matériels et intrants agricolesAcquisition du matériel des travaux et intrants agricoles
Distribution des matériels et Intrant Agricoles
La création d’un champ de manioc/patate par villageAménagement des sites et semi des spéculations de patates et manioc.
La mise en place de deux pépinières de Moringa dans la localité de Beyala commune de DirPréparation des sites pour la pépinière de moringa et semi
Distribution des vivres au profit de 602 ménages vulnérablesMise en place des comités locaux de gestion des vivres et suivi de distribution
Préparation des sites de stockage et de réception des vivres
Distribution des vivres aux bénéficiaires.
Visite d’évaluation conjointe des activités ;Échanges avec l’équipe d’évaluation et descente sur les sites
Suivi de parcelles exploités de la commune de Dir ;Nettoyage des mauvaises herbes
Suivi des parcelles de Brachiaria
Suivi des cultures maraichères
Suivi et encadrement des bénéficiaires pendant les travauxAménagement des parcelles à cultiver
Semi et Suivi des parcelles mise en valeurs
Organisation du 1er et 2ième sarclage au niveau des sites
Préparation des activités de récolte
Récoltes des spéculations mises en place

Tableau 9: Les activités réalisées au cours de la période du rapport

D.3.Résultats obtenus

À l’issue du lancement des activités au mois de juillets, une planification é été réalisées. Cette planification a permis la réalisation d’activités ci-dessous malgré le contexte de la pandémie du COVID-19.

  • Activité préparatoire ;
  • Lutte contre la pandémie du COVID-19 ;
  • Actualisation des listes ménages vulnérables (53% des femmes) dans les localités cibles du projet ;
  • Identification et aménagement de 22 hectares des terres arables supplémentaires dans les localités ciblées des communes de Touboro et Dir ;
  • La sécurisation des nouvelles parcelles identifiées ;
  • Identification des relais communautaires ;
  • Acquisition et distributions des matériels et intrants agricoles ;
  • La création d’un champ de manioc/patate par village ;
  • La mise en place de deux pépinières de Moringa dans la localité de Beyala commune de Dir ;
  • Distribution des vivres au profit de 602 ménages vulnérables ;
  • Visite d’évaluation conjointe des activités ;
  • Suivi de parcelles exploitées de la commune de Dir ;
  • Suivi et encadrement des bénéficiaires pendant les travaux.

Projet de promotion de l’innovation inclusive dans les petites exploitations de pommes de terre de la Région de l’Adamaoua (PIPA)

E.1. Description du projet

Le Projet Centres d’Innovations Vertes pour le Secteur Agro-alimentaire (ProCISA) fait partie de l’initiative spéciale « Un Monde Sans Faim » du Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) mis en œuvre par la GIZ dans 16 pays dans le monde dont quatorze (14) en Afrique et deux (02) en Asie. Le choix des pays s’est fait selon l’avantage comparatif de chacun. Il s’agit d’un projet qui a débuté en Novembre 2014 et s’achèvera en Mars 2024. La composante Cameroun entre dans le cadre dudit projet. Les zones d’intervention sont : Adamaoua, Ouest, Nord-Ouest pour la pomme de terre et le Centre et le Sud-Ouest pour le Cacao. Les organismes de tutelle au Cameroun sont le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) et le Ministère de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales et plusieurs centres de formation selon les régions en coopération pour la mise en œuvre du projet.

Dans le cadre de la région de l’Adamaoua, le centre de formation partenaire de la GIZ est APROSPEN pour la chaine de valeur Pommes de terre. A ce titre, APROSPEN a proposé une action intitulée « Projet de promotion de l’innovation inclusive dans les petites exploitations de pommes de terre de la Région de l’Adamaoua (PIPA) » pour une durée de 18 mois à partir du 21 Juillet 2020 au 31 Décembre 2021. Ce projet vise la formation de 9000 producteurs de pommes de terre sur les bonnes pratiques agricoles (BPA) et 3000 producteurs sur le Famers Business School (FBS). Au total 35% des femmes et 50% des jeunes sont ciblés sur l’ensemble de 12 000 producteurs à former.

Cependant, la formation sur les BPA s’implémente à travers l’approche champs école paysans. En effet, 15 formateurs ont été retenus définitivement pour conduire les formations dans tous les bassins de production de pommes de terre dans la région. A ce titre, 150 villages ont été retenus et constitués en grappes. Au total, 30 grappes sont à la charge des formateurs, soit 02 grappes par binômes, c’est-à-dire le formateur associé au Chef de Poste Agricole (CPA). Dans chaque village, il est question d’identifier 02 facilitateurs qui sont considérés comme des producteurs modèles dans leurs localités. Ces facilitateurs seront donc formés sur les BPA, ces derniers vont à leur tour former, chacun dans son champ, au plus 30 producteurs de pommes de terre. En outre, le formateur effectuera le suivi pendant des différentes formations des facilitateurs dans ses 02 grappes. Les CPA doivent faciliter aux formations la mise en œuvre de leurs activités, en suite faire également le suivi desdites activités, dont les rapports sont soumis à APROSPEN.

Quant à la formation sur le FBS, 02 sessions de formations sont prévues par mois. Chaque session dure cinq demi-journées. Cette formation ne concerne que ceux qui savent lire et écrire ou qui peuvent se faire assister par leurs proches, afin de leur faciliter l’appropriation et l’application. Douze modules sont dispensés au cours de chaque session contribuant ainsi à résoudre le problème de l’inorganisation et de la mauvaise de gestion des producteurs. Des sensibilisations sont prévues à l’avance permettant ainsi de fidéliser les producteurs, pour les jours de formation, ayant des difficultés. Au total, une classe est constituée 25 à 30 producteurs.

Avant tout démarrage des activités sur les terrains, plusieurs rencontres préalables ont eu lieu notamment : la formation des formateurs sur les BPA et le FBS, les rencontres avec les Délégués Départementaux du MINADER pour la constitution des grappes en fonction des bassins de production, les rencontres avec l’équipe de suivi-évaluation. En outre, les formations pratiques sur le FBS ont été d’actualité afin de concilier la théorie à la pratique.

E.2. Activités planifiées pour la première année

Pour évoluer vers l’atteinte des indicateurs de la première année, les activités suivantes ont été planifiées. Il s’agit de la mise en place du dispositif de formation. La logique d’intervention pour la mise en place de ce dispositif repose sur les sous activités suivantes : constitution des grappes de villages, identification des producteurs/trices à former et Formation des formateurs/trices et facilitateurs/trices sur les BPA.

E.3. Résultats obtenus

Le tableau 11 présente les résultats obtenus pendant la mise en œuvre des activités de la première année.

ObjectifsRésultatsProduits
1°) Former 3000 producteur/trices dans la chaine de valeur pomme de terre sur le farmer business school (fbs) dont 35% des femmes et 50% des jeunes.486 producteur/trices ont été formés dans la chaine de valeur pomme de terre sur le Farmer Business School (FBS).-20 formateurs ont été identifié pour la formation en FBS et BPA ;-25 chefs de poste agricole ont été identifiés ;-300 facilitateurs ont été identifiés ;- 15 formateurs et 25 chefs de poste agricole ont participé à la formation sur les Bonne Pratique Agricoles ;-150 facilitateurs ont été formés sur les Bonne Pratique Agricoles ;-30 grappes de 150 villages ont été identifiés ;

Tableau 10 : Résultats en 2020

Projet d’appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les régions septentrionales du Cameroun (PAFEJ)

F.1. Résumé de l’action

Le Projet d’Appui à l’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes dans les régions septentrionales du Cameroun (PAFEJ) est porté par le consortium APROSPEN et CADEPI. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de son programme thématique « Organisations de la Société Civile » de l’Union européenne, a pour objectif global de contribuer à l’amélioration de la participation des jeunes et des femmes aux activités économiques, à la création d’emplois durables et au dialogue socio-politique inclusif. Le présent rapport présente l’état des réalisations de la première année de mise en œuvre du projet. Les activités décrites se sont inscrites dans le cadre des deux premières logiques d’intervention à savoir (i) le renforcement de l’entreprenariat et de l’aptitude professionnelle et (i) la structuration et l’insertion des jeunes et des femmes. Cela a conduit à l’obtention des produits qui à terme, contribueront à parvenir à l’amélioration des conditions sociales et économiques des femmes et de jeunes dans les 06 communes cibles. Plus concrètement, (i) 3998 jeunes parmi lesquels 44% des femmes ont été sensibilisés sur l’entreprenariat, (ii) les formations professionnelles au profit de 1500 jeunes identifiés ont été lancées et les préalables à la structuration et l’insertion socioprofessionnelles ont été abordées. Pendant la période sous revue, des modifications ont été apportées au Cadre Logique initial afin d’adapter le projet à l’évolution des réalités observées sur le terrain. En effet, (i) les quotas de au moins 60% de femmes ont été ramenés à

Ce nouveau Cadre Logique se trouve ci-joint. En définitive, les résultats obtenus au cours de la première année de déploiement sont globalement satisfaisants si l’on considère la progression vers l’atteinte des résultats du projet jusqu’à la fin du projet. En effet, 36,67% des activités prévues dans le cadre du projet ont été réalisées en dépit du contexte rendu difficile par la survenance de la pandémie à coronavirus et de l’insécurité permanente dans certaines Communes d’intervention.

Ce projet est mis en œuvre sur une durée de 3 ans. Il a débuté en Mars 2020 et se clôturera en Février 2023.

F.2. Activités réalisées

Pour conduire ces activités, plusieurs autres sous activités ont précédé ces réalisations de l’année. Il s’agit de l’atelier de renforcement des capacités du personnel recruté, de l’atelier de lancement officiel et de la production du PTBA1. Le tableau 9 ci-dessous fait la synthèse.

Activités Prévues (pour la période voire au plan d’action)Analyse et niveau de réalisation (par rapport aux indicateurs)Progrès / Changements observés en vue de l’atteinte du résultat
A.1.1. Information et sensibilisation des jeunes et des femmes sur l’entreprenariat et les opportunités économiques localesLes tâches prévues dans le cadre de cette activité sont :Cette activité a été réalisée et achevée. Ce qui en fait un taux de 100%.
- La capitalisation des études par une étude de référence ;
- La production des outils de sensibilisation ;
- L’organisation des réunions grand public de sensibilisation et d’information sur l’entreprenariat et opportunités d’emplois ;
A.1.2. Identification et sélection de 250 jeunes et femmes vulnérables par communeLes sous activités de cette rubrique sont :Les 3 premières sous activités ont été réalisées et la 4ème entamée en partie. Le taux de réalisation est de 100%.
- La mise en place d’un comité de sélection et de suivi au niveau communal (6 au total) ;
- Appel à candidature pour la sélection des jeunes volontaires
- Définition et harmonisation des critères des jeunes et des femmes ;
- L’animation des sessions de comité d’évaluation.
A.1.3. Organisation des fora d’échanges et de présentation des opportunités d’affaires sur les filières porteusesLes sous activités prévues ici sont les suivantes :Cette activité a été entamée par l’amorce du processus d’identification des facilitateurs. Cette activité est considérée comme étant réalisée à 88,22% car seuls les TDR des facilitateurs (Consultant) ont été finalisés.
- Identifier de 2 facilitateurs des fora ;
- Planification des foras ;
- Animation des fora.
- La sélection des centres de formation ;
- Organisation d’un atelier de préparation des didactiques et d’harmonisation des approches de formation
- Organisation des sessions de formations professionnelles des jeunes sur les métiers porteurs.

Tableau 11 : Synthèse des activités

F.3. Résultats obtenus en 2020-2021

L’année 2020 a été l’année de lancement des activités. Du recrutement du personnel à la mise en œuvre des activités en passant par les activités de mise place, le projet a pu enregistrer des résultats satisfaisant au regard de sa planification. Le tableau 12 nous fait la synthèse des résultats de l’année.

ObjectifsRésultatsProduits
Renforcer l’entreprenariat et les aptitudes professionnelles des jeunes et des femmes des communes cibles3000 jeunes dont 40 % des femmes comprennent mieux la notion de l’entreprenariat et connaissent bien les opportunités d’emplois décents3998 jeunes (dont 44% de femmes) ont été sensibilisés sur l'entreprenariat et opportunités d'emplois décents et 1500 jeunes (dont 61% des femmes) ayant participé aux fora d’échange, ont amélioré leur connaissance sur les opportunités d’affaires et les filières porteuses dans chacune des communes d’intervention.
1500 jeunes (dont 61% des femmes) ont amélioré leur connaissance sur les opportunités d’affaires et les filières porteuses dans chacune des communes d’intervention
1500 jeunes dont 40% des femmes ont des compétences professionnelles dans les métiers porteurs de leur choix1705 jeunes (dont 205 sur la liste d’attente) parmi lesquels 62% des femmes ont été identifiés et sélectionnés en vue de bénéficier des formations professionnelles dans les activités économiques porteuses
1688 jeunes (60% de femme) issus des 1705 jeunes identifiés ont été orientés dans les secteurs professionnels de leur choix
La session de formation des 1513 jeunes (dont 60% des femmes) a été lancée en vue de les doter des compétences professionnelles dans les secteurs de l'agriculture, de l'élevage et de l'artisanat

Tableau 12 : Résultats de la première année

PROJET DE RENFORCEMENT DE LA RESILIENCE DES POPULATIONS DES REGIONS SEPTENTRIONALES DU CAMEROUN (PRESEC)

L’année 2020 a été une année de capitalisation des réalisations de PRESEC. Le tableau 10 présente la situation synthétique des activités conduites en 2020 par le projet en vue de la clôture.

Tableau 13: Synthèse des activités de PRESEC 2020

Activités / Tâches planifiésRésultats obtenusNiveau d’exécutionDifficultés rencontrées et solutions apportéesPerspectives
WASH/INFRASTRUCTURES
Suivi des infrastructures Hygiène de l’eauIdentification des ménages bénéficiaires des foragesCommune de Meiganga06/06 forages fonctionnent normalementCondition de stockage de l’eau (413 personnes sensibilisés)Commune de Nganha06/06 forages fonctionnelsNganhaCNAS construit quelques travaux de maintenance (maçonnerie et menuiserie) en cours avec l’entrepriseMagasin Yokotondou : stockage de 30 sacs de tourteau, 56 sacs de maïs.Magasin GANGASSAOU : stockage de 47 sacs de maïs, 24 sacs d’arachides, 05 sacs de mil blanc, 20 sacs de haricot rouge)BANSANG : 54 ménagesMBALLANG MODIBO : 32 ménagesNYASSAR : 72 ménages WAME GRAND : 149 ménagesMASSAKBAT : 42 ménagesGANGASSAOU : 58 ménages Commune de Nyambaka6/6 forages fonctionnent100%75%45 %L’Entrepreneur est descendu sur le terrain et finalement tout va bien les 02 forages c’est-à-dire celui de Babongo et Mbemberang fonctionnent normalement En cas de panne nous avons proposé une collaboration entre les 04 artisans réparateurs formés avec l’artisan réparateur de la mairieAbsence d’un CG du CNASSuivi des activités régaliennes des CGM
SANTE/NUTRITION
ETAT BESOINS DES MEDICAMENTSSuivi des activités liées à la nutrition durable pour tous SN4ASensibilisation sur le SN4A dans les villagesCommune de MeigangaCNAS MBARANG VITA : 0FAF 200MG : 3000MEBENDAZOLE : 100AMOXY 100MG : 500ARTEMETHER : 4000CHLOREMPH2NYCOLE : 200NYSTATINE SIROP : 100FLUCONAZONE : 100RESONAL : 100CSI CENTRALE MEIGANGAVITA : 4000FAF 200MG : 8000MEBENDAZOLE : 1500AMOXY 100MG : 500ARTEMETHER : 1500CHLOREMPH2NYCOLE : 200NYSTATINE SIROP : 200FLUCONAZONE : 100RESONAL : 200CSI LOKOTIVITA : 500FAF 200MG : 2000MEBENDAZOLE : 2000AMOXY 100MG : 1000ARTEMETHER : 500CHLOREMPH2NYCOLE : 600NYSTATINE SIROP : 80FLUCONAZONE : 100RESONAL : 0CSI FADAVITA : 1000FAF 200MG : 2000MEBENDAZOLE : 200AMOXY 100MG : 300ARTEMETHER : 50CHLOREMPH2NYCOLE : 0NYSTATINE SIROP : 0FLUCONAZONE : 0RESONAL : 0CSI BABONGOVITA : 100FAF 200MG : 100MEBENDAZOLE : 100AMOXY 100MG : 50ARTEMETHER : 50CHLOREMPH2NYCOLE : 0NYSTATINE SIROP : 0FLUCONAZONE : 0RESONAL : 0131 PERSONNES TOUCHEES PAR LES RELAIS COMMUNAUTAIRES DONC :88 HOTES17 DI26 REFNombre de personnes sensibilisées sur la démonstration culinaire : 158Nombre d’enfants ayant reçu la ration pour la prévention de la malnutrition : 143Commune Nganha 10 campagnes d'IEC sur la malnutrition, avec 02 réfugiés et 04 IDP touchés par la sensibilisation ;14 ménages touchés par l’IEC en SN4A dont 01 réfugiés et 02 IDP Commune de Nyambaka13 sessions d’IEC sur ANJE organisées et 25 enfants touchés 21 campagnes d’IEC sur la malnutrition et 189 personnes touchées parmi lesquelles 74 femmes et 115 hommes Mise en place des champs écoles à NDJOUROUM et DIBIIdentification du besoin en médicament dans les 10 villages75 %NéantBoites à images insuffisantes et peu illustrées.Insuffisance/absence des ATPE pour les malnutris référés dans les FOSAContinuer la sensibilisationSuivi de l’activité du déclenchementSensibilisation sur la SN4ASensibilisation sur le SN4A dans les villagesEquipement du CNAS de kognoliDéclenchement de SN4A à NEMINAKA et DIBIMise en place des champs écoles à NDJOUROUM et DIBI
AGRICULTURE
ETAT RECOLTES CAMPAGNE 2019VISITE DES PEPINIERISTES DE MORINGAMISE EN PLACE DESCHAMPS ECOLESCommune de MeigangaSPECULATION MAISDJALINGO : AMADOU IBRAHIM 600 KGDJALLO : HASSIMI 1100 KGDANA : DJIDDA ABEL 1500KGBABONGO : ELH YAYA 3100 KGSODJASODEA : 2000 KGELH YAYA : 300 KG02 Pépiniéristes Visités02 CHAMPS ECOLES MIS EN PLACE (spéculations : morelle noire, carotte, haricot vert et poivron) Ecole publique Gumbela : 10 personnes formées donc 04 vulnérables et 06 élèvesÉcole publique Garga limbona : 10 personnes formées donc 04 vulnérables et 06 élèves500 kg de mais de semences de variété shaba distribuées au profit de 121 ménages pour 20 ha soit une production de 51,6 tonnes (2,58t/ha)03 ha d’une coopérative des multiplicateurs de semences de maïs appuyés permettant d’obtenir une production de 09 tonnes soit 03tonnes/ha ;02 ha d’ignames appuyés au profit de 42 ménages pour une production estimée à 34,5 tonnes soit un rendement de 17,25 t/ha01ha appuyé pour la production de semences d’igname avec une production obtenue est 18 tonnes de semences d’ignames dans le village GankombolCommune de NganhaSemences de maïs améliorées.NGAN’HASuperficie : 20Ha/20Ha84/84 Réfugiés500 kg semences de maïs distribuées soit 50 tonnes récoltéesNGAN’HA83/83 ménages vulnérablesSuperficie : 16 Ha/16 Ha.400 kg semences de maïs distribuées soit40 tonnes récoltéesMultiplicateurs NGAN’HA25/25 ménages vulnérables Superficie : 32,5 Ha soit 82,5 tonnes de maïs de variété CMS2019 récoltéesPomme de terreYOKOTONDOU20/20 ménages vulnérablesSuperficie : 01 Ha soit 15 tonnes pomme de terre récoltées (125 sacs récoltés) contre 40 000 semenceaux de pommes distribuées (8,6 sacs de 120 kg) pour un rendement de 15tonnes/ha Commune de Nyambaka2300 kg de semences de maïs distribuées pour 92 ha : 230 tonnes récoltées soit un rendement de 2.5t/ha ;Pour une superficie de 05 ha des multiplicateurs de semences d’une coopérative, la production est de 15 tonnes de maïs obtenues. ;11 tonnes d’igname récoltées contre 6500 semenceaux d’igname semés ;15 ménages appuyés avec les semences d’ignames d’un ha (6500 semenceaux) soit une production de 15 tonnes d’ignames obtenues ;200 kg de pommes de terre récoltées dans la 2commune de Nyambaka45%30%En dépit de quelques attaques observées, le rendement de la pomme de terre dans cette localité a été significatifLes champs de pommes de terre ont été attaqués par les maladies d’où ce faible rendement, ceci a conduit l’anticipation de la récolteSuivis

RECODH

APROSPEN en tant que membre du Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme (RECODH) a participé à la réalisation des activités qui s’inscrivent dans le cadre de plusieurs projets du RECODH. Il s’agit notamment de :

  • Le projet « Réseaux pour la paix: prévenir et résoudre les conflits grâce aux mécanismes d'alerte précoce en Afrique » [Network for Peace] (2020 et 2022);
  • Le projet d’appui à la sensibilisation des riverains de la voie ferrée sur les dangers de l’utilisation des traverses bois traités à la créosote, la prévention des violences basées sur le genre et le mécanisme de gestion des plaintes (2021).

H.1. Description des projets

  • Le projet « Réseaux pour la paix: prévenir et résoudre les conflits grâce aux mécanismes d'alerte précoce en Afrique » [Network for Peace] (2020 et 2022)

Le projet « Network for peace » est une initiative multi-pays incluant le Cameroun, l’Ouganda et le Kenya dont l’impact global est de contribuer dans les trois pays à la prévention et à la résolution des conflits aux élans identitaires. Il part d’un constat : les conflits entre agriculteurs et éleveurs prennent des tournures violentes sous l’impulsion des facteurs sociaux, politiques, culturels et historiques. Aussi, ces conflits partant des disputes entre individus ou familles, entre communautés villageoises et entre groupe ethniques se transforment ainsi en conflits identitaires ou ethno-politique. Ces conflits qui menacent la cohésion sociale et causent des destructions des biens et personnes, constituent alors un frein à l’atteinte des objectifs de développement des communautés locales. Ainsi, pour contribuer à l’amélioration de la capacité des membres des communautés locales (agricultures, éleveurs) à prévenir et à résoudre les conflits identitaires, le Réseau camerounais des organisations des droits de l’homme (RECODH) et son organisation membre l’association de développement socioculturel de Mbororos (MBOSCUDA), unissent leurs efforts avec leurs partenaires londonien Minority Rights Group International (MRG) pour la mise en œuvre du projet intitulé «Réseaux pour la paix: prévenir et résoudre les conflits grâce aux mécanismes d'alerte précoce en Afrique» grâce à une subvention de l’UKAID.

Le projet est conçu pour être mis en œuvre au Cameroun dans quatre régions, dont le Nord-Ouest, l’Ouest, l’Est et l’Adamaoua, régions où les dynamiques de conflictualité entre les populations pasteurs Mbororos et les populations locales sont parfois intenses et complexes.

H.2. Activités menées en 2020

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Réseau pour la paix : prévenir de résoudre le conflit grâce au mécanisme d’alerte précoce en Afrique », du 28 au 30 septembre 2020, vingt-huit (28) ambassadeurs de la paix des quatre (4) régions cibles ont été mobilisés et formés à Yaoundé à travers des outils d’analyse, les approches d’intervention et le mécanisme d’alerte précoce afin de contribuer à l’amélioration des capacités des membres des communautés locales (agriculteurs et éleveurs) à prévoir et à prendre des mesures pour prévenir les conflits identitaires.

Photo 8 : Atelier de formation des Ambassadeurs de la paix

Après l’atelier de formations des ambassadeurs de la paix. Des activités ont été menées dans les localités

Pour ce qui est des activités, il s’agit de la rencontre d’information avec les autorités, de la mobilisation et sensibilisation de la population des différentes localités sur la paix, et le dialogue inclusif dans le but de façonner la paix ensemble.

Intitulée du ProjetActivités menéesDatesLieux
Network for peace25 septembre 2020Ngaoundéré (MEDD)
Participation à l’atelier de formation des ambassadeurs de la paixDu 28 au 30 septembre 2020Yaoundé (Centre Jean XXIII de Mvolyé)
Rencontre d’information avec les autorités administratives et traditionnelles11 décembre 2020Nyambaka
22 décembre 2020Djohong
23 décembre 2020Djohong

Tableau 14 : Récapitulatif des activités conduites

H.3. Résultats obtenus

  • Les autorités administratives et traditionnelles ont facilité l’exécution des activités des ambassadeurs dans les localités cibles;
  • La population de Nyambaka et de Djohong a été mobilisées et sensibilisées sur la paix, et le dialogue inclusif dans le but de façonner la paix ensemble;
  • Les agriculteurs et éleveurs comprennent la notion de la paix et leur importance dans la gestion des conflits;
  • Des propositions de solutions ont été données ;
  • Le comité local de concertation et de gestions des plaintes a été créé et installé par le maire.

Photo 9 : Prise de contact avec le Sous Préfet de Nyambaka

Photo 10 : Comité local de concertation et de gestion des plaintes de Nyambaka

Plateforme VBG

I.1. Description du projet

Dans le cadre de sa thématique « gouvernance et questions des droits humains », l’ONG APROSPEN a mis en place une plateforme multi-acteurs de soutien aux victimes de Violences Basées sur le Genre (VBG). L’objectif général de la plateforme est de contribuer à la réduction des VBG au Cameroun et particulièrement dans les régions septentrionales.

Les activités conduites dans le cadre de la plateforme ont été réalisées en deux grandes phases : la phase de conception de la plateforme et la phase d’opérationnalisation.

I.2. Activités réalisées en 2020

L’année 2020 est marquée par la phase de la conception de la plateforme. Relativement à cette phase, les activités menées sont :

  • Partage de l’idée de la mise en place de la plateforme de soutien aux victimes de Violences Basées sur le Genre avec l’ensemble de l’équipe lors de l’Assemblée Générale organisée par l’ONG APROSPEN ;
  • Constitution d’une équipe en vue de la production du document de base de la plateforme ;
  • Production de la première mouture du document de base de la plateforme.

CHAPITRE 2 : LES PRINCIPALES REALISATIONS DE L’ANNEE 2021

Depuis 2019, l’organisation ne cesse de multiplier les assises stratégiques dans le but d’améliorer ses approches de gouvernances et favoriser un cadre efficient de travail. Les initiatives antérieures sont consolidées, et des nouvelles initiatives ont vu le jour comme la mise sur pied d’une plateforme genre qui vise à soutenir les personnes victimes de violence. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités régaliennes de la structure en plus de celles antérieurs (partenariat avec HYSACAM dans le cadre d’assainissement urbain, partenariat avec le service régional de la santé dans le cadre de la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le SIDA, le rôle qu’a joué la structure en tant qu’interface de la société civile de la Région). Fort de toutes ces responsabilités, les activités ont été conduites tant dans le cadre régalien que le cadre contractuel avec les bailleurs.

Cadre régalien

Dans ce volet, APROSPEN à participé à plusieurs réunions organisées par la communauté urbaine dans le but de réviser le cahier de charge de la structure HYSACAM et procéder à l’harmonisation des compréhensions sur les engagements au profit de la gestion environnementale des déchets. Plusieurs autres réunions ont meublé le portefeuille de la structure : Organisation de la journée mondiale du SIDA, campagne de sensibilisation auprès des personnes les plus exposées aux risques. Outres ces réunions, l’organisation joue pleinement son rôle en qualité d’association interface de la société civile de la région de l’Adamaoua en Co-encadrant certaines activités avec les autres associations de la ville.

Cadre Contractuel

Il s’agit de : l’Union Européenne, le PAM, la GIZ et le MINEPAT. Certaines actions accompagnées ont débuté en 2020 et continue en 2021.

Projet d’amélioration de l’accès des citoyens de l’Adamaoua aux actes d’état civil (PACAC)

A.1. Activités réalisées en 2021

Dans le cadre de la finalisation du processus de l’établissement des actes d’état civil dans du Projet d’amélioration de l’accès des Citoyens de l’Adamaoua aux actes d’état civil (PACAC) des audiences foraines ont été organisées dans les différents tribunaux des ressorts administratifs des Communes cibles du Projet.

Ces actions ont été possibles grâce à une synergie d’actions engagées entre les Maires, les Présidents des Tribunaux et l’ONG APROSPEN porteuse de ce Projet grâce au financement de l’Union Européenne à travers le PROCIVIS.

En sommes cinq audiences foraines ont été organisées dans les tribunaux de grandes instances des communes cibles du PACAC ; il s’agit de N’Gaoundéré, Meiganga, Tibati, Tignère et Banyo.

Le présent rapport ressort les différentes démarches entreprises afin d’aboutir à l’établissement de 2175 actes de naissance aux enfants bénéficiaires vulnérables dans les différentes communes cibles qui sont :

  • Meiganga,
  • Dir,
  • Ngaoundal,
  • Tignère,
  • Banyo,
  • N’Gaoundéré 2ème

A.2. Résultats obtenus

  • Constitution des dossiers

En prélude à la tenue des audiences foraines dans les différentes instances des tribunaux, il nous avait était de concert avec les différentes autorités judiciaires, les maires, les Médecins des Hôpitaux des Districts de Santé, les parents des enfants concernés de monter les dossiers des enfants dont l’âge a dépassé l’âge requis. Ces dossiers sont constitués des pièces suivantes :

  • Une demande adressée au Président du Tribunal aux fins du jugement supplétif pour le compte de l’enfant X timbré à 1000Frs,
  • Un certificat d’âge apparent dûment signé d’un Médecin de la localité qui atteste l’âge apparent de l’enfant,
  • Un certificat de non existence de souche dûment signé du Maire de la localité confirmant que l’enfant n’a jamais eu d’acte de naissance
  • Les Photocopies des parents (La mère et soit le père ou le représentant du père) où on peut retrouver la filiation de ces derniers attestant qu’au moins que l’un des parents surtout la mère est géniteur de cet enfant.

Le tout classé dans une chemise qui porte la mention de l’enfant concerné.

  • Programmation et organisation des audiences foraines

Après vérification, c’est eux qui ont programmé la tenue de l’audience foraine selon leur calendrier des audiences.

Les parents des enfants sont convoqués et c’est alors que les audiences foraines ont eu lieu dans les différents tribunaux.

Ici, il faudra préciser que les audiences foraines sont des sessions non ordinaires organisées par les tribunaux en vue de faciliter l’établissement des actes d’état civil hors délais. Ainsi donc 05 audiences foraines ont été organisées à Meiganga pour les Communes de Meiganga et Dir, à Tignère pour la Commune de Tignère, à Banyo pour celle de Banyo et N’Gaoundéré pour celle de N’Gaoundéré 2ème.

À l’issue de ces audiences foraines, nous capitalisons nos résultats comme le présente le tableau ci-dessous.

N°CommunesNombre des dossiers constituésNombre des jugements rendusNombre d’actes de naissances établis
Total2175

Tableau 16 : Résultat des jugements supplétifs

Photo 11 : Audience foraine

  • Organisation des expéditions

Au regard de la démarche effectuée, les expéditions ont été faites au niveau de chaque commune; il s’agissait ici d’expédier les listes des enfants dont le jugement a été prononcé sur eux afin de leur établir l’acte de naissance.

À l’issue de ces expéditions, la responsabilité revient aux différents Maires pour la finalisation des actes de naissance.

Le tableau suivant ressort le nombre des enfants passés par jugement supplétif.

Tableau 17: Résultat des expéditions

N°CommunesNombre des jugements rendusNombre d’expédition effectué
01Meiganga330330
02Dir325325
03Banyo400400
04Ngaoundal400400
05Tignère400400
06Ngaoundéré 2ème320320
Total2175

Tableau 18 : Résultat des expéditions

  • Organiser les cérémonies de remises des actes de naissance

Au terme de ce processus nous avons obtenu les actes de naissances des enfants vulnérables, produits finis les cérémonies de distribution de ces actes a été programmée dans les différentes communes impliquant les parents, les forces vives des communes (Autorité administrative, Autorité municipales, Autorité traditionnelle), le BUNEC.

Photo 12 : Classement des régistres

Projet d’Appui au Développement de chaine de valeurs agricole dans les Communes de Touboro et Mbé (PACVA)

B.1. Cadre logique du projet

L’objectif général L’objectif général du projet est d’améliorer la compétitivité et l’accès durable des produits agricoles vers marchés de consommation. Les objectifs spécifiques sont :Promouvoir les modèles d’agro-business inclusifs ; Renforcer les dispositifs de collecte, de stockage, de transformation et de commercialisation de produits agricoles locaux ;Faciliter l’opérationnalisation du système d’information sur le marché des produits agricoles ;Promouvoir des intrants de qualité et de bonnes pratiques le long de la chaîne de valeur agricole ; Renforcer l’autonomisation de 40 femmes leaders à travers la création des AGR dans la chaîne de valeur agricole.
OutcomesIndicatorsTools of measurementRisks and Assumptions
OutputsIndicatorsTools of measurementRisks and Assumptions
Les Outputs en rapport avec l’objectif spécifique 1 : A.1.1.1 Les petits producteurs sont mis à contribution de dans le développement de l’agro-businessLes petits producteurs sont identifiés et mobilisés dans l’agro-business inclusif Les relations commerciales inclusives entre petits producteurs et coopératives sont développées ; Les petits producteurs se sont engagés dans le développement de l’agriculture de renteFormation et accompagnement des petits producteurs sur les itinéraires techniques et agrobussinessFormation des coopératives sur le management de la qualité totaleOrganisation d’un forum sur l’agrobusinessA.1.2.1 Mise en place d’au moins 03 partenariats Productifs fonctionnels (i) Les besoins des parties prenantes sur les produits à promouvoir sont connus ; (ii) Deux réunions de mise relation des acheteurs et des producteurs sont organisées (iii) Trois partenariats productifs sont établisLes Outputs en rapport avec l’objectif spécifique 2 :A.2.1.1 Organisation du circuit interne de collecte et de distribution de produits agricoles (i) Une Etude diagnostique du circuit de collecte et de distribution des produits agricoles conduit,(ii) Deux ateliers de restitution de l’étude diagnostique organiséA.2.2.1 Accompagnement à la mise en place et à l’opérationnalisation de 13 unités de transformation de céréales Des sites d’implantation des unités de transformation sont identifiésUn plan de gestion de gestion des équipements de transformation est mis en place et opérationnelA.2.2.2 Des unités de transformations ont été formées sur la diversification des produits à mettre sur les marchés Les Outcomes en apport avec l’objectif spécifique 3 :A.3.1.1 Appui à l’opérationnalisation du système d’information sur le marché (SIM) (i) Deux réunions d’échanges entre parties prenantes pour la gestion du SIM sont organisées,(ii) Les membres de comités de gestion du SIM sur les outils sont formés(iii) Les membres des comités de gestion de SIM sont dotés en équipements et matériels de travailLes Outputs en apport avec l’objectif spécifique 4 : A.4.1.1 Trois champs semenciers (maïs, niébé, sorgho) sont mis en placeA.4.1.2 Les acteurs impliqués dans la production des semences sont formés et outillés Les Producteurs semenciers sont sélectionnés et formésLes producteurs sont accompagnés sur les standards de gestion des semences.A.4.2.1 Deux boutiques d’intrants sont mis en place et opérationnels(i) Création d’une boutique d’intrant. (ii) Accompagnement et mise en place d’une équipe de gestion. Les Outputs en apport avec l’objectif spécifique 5 : A.5.1.1. Création de 26 AGR au profit de 40 femmes leaders sur la chaîne de valeur agricoleA.5.1.2 Dotation en actifs productifs nécessaires à l’opérationnalisation des AGR créées A.5.1.1.3 Suivi et accompagnement des AGR crééesNombre de petits producteurs identifiés, nombre de répertoire confectionnéNombre de réunions d’échanges avec les petits producteurs (au moins 5) ;Nombre de producteurs engagés dans l’agriculture de renteNombre de séance de formation organisée sur les itinéraires techniques et l’agrobussinessNombre de coopérative formé sur le management de la qualité totaleNombre de forum organiséNombre des acteurs de la chaine de valeur ayant participer au forum. Etat de besoins de parties prenantesNombre (02) de réunions de mise en relation de l’offre et la demandeNombre de partenariats productifs (PP) établisNombre d’acheteurs et producteurs engagés dans le PPUn état de lieux du circuit de commercialisationDeux ateliers organisésDeux réunions de concertations sur l’identification des sitesDeux réunions de restitution du plan de gestion des équipementsDeux sessions de formation organisées sur la diversification des produits Nombre de réunions d’échanges sur le SIMNombre de comités de gestion de SIM mis en placeNombre de motos (02), téléphones (12) et autres matériels didactiques distribuésNombre de producteurs formésNombre (02) de sessions de formation organisésNombre de producteurs accompagnés sur les standards de gestion de semencesNombre de boutiques d’intrants créées et opérationnelles (02)Quantité d’intrants livrés ;Nombre d’équipe de gestion mises en place et outillées (02)Nombre d’AGR créées Nombre de femmes appuyées ;Quantités d’actifs productifs livrésNombre d’AGR CoachéesRépertoire des petits producteurs ; Rapport d’activités ; Liste des participants aux échangesRapports formation et fiche de présenceRapports d’activitésRapports de réunions d’échangesConventions de PP signésRapport d’étudeRapport ateliers restitutionFiches de présenceRapport de concertationsRapport de consolidation du plan de gestionRapport de sessions de formation Liste de présenceRapports de réunionsListe des membres des comités de gestionProcès-verbal de réception des matérielsRapport des formationsListe de participantsRapport d’accompagnement des producteursRapport d’activitésBordeaux de livraison d’intrantsFiches de stockRapport de formationRapport de mise en place des AGRBordereaux de livraison des actifs productifsNombre des séances de coachingFaible adhésion des acteurs ;Mauvaise perception de l’agriculture inclusive ;Niveau d’appropriation des acteurs faiblesFaible engagement des acteurs ;Contraintes socioculturelles, Fortes exigences des acheteursRefus de changementsFaible engagement des acteursMauvaise qualité des moulins Faible ouverture aux changements Faible adhésion des parties prenantes Difficultés de mobilisation de ressources Faible accessibilité des sites ;Faible maitrise des techniques de production des semencesFaible accès aux bonnes pratiques agricoles Faible adhésion des femmes leadersEvaluation approximative des AGR

B.2. Réalisation de l’année

Les tableaux ci-dessous retracent les différentes réalisations par objectif spécifique.

AxesPaquets d'activitésProduits obtenus/ Réalisations% de réalisationEcarts/Observations
Les activités en rapport avec l'objectif spécifique IIdentification et création de répertoire de petits producteurs à mobiliser dans l’agro-business inclusifActualisation de la liste des bénéficiaires95Le nombre est de 3425 au lieu de 3500 attendus ce qui peut s’expliquer par la démission de certaines coopératives comme Ndom-bénoué et non adhésion de certains petits producteurs au projet
Appui au développement des relations commerciales inclusives entre petits producteurs et coopérativesIdentification des petits producteurs et les coopératives voulant signés de partenariatsSignature de 03 contrats de partenariats entre 03 petits producteurs et 02 coopératives pour le consignement de leurs produits dans le magasin100En dehors de ces 03 contrats de partenariats, d’autres sont en cours de finalisation
Accompagnement des petits producteurs au développement de l’agriculture de renteSensibilisation des petits producteurs sur l'activité et formation sur les ITK80Aucun petit producteur n’a pu augmenter la superficie de son champ compte tenu du retard dans le calendrier agricole
Formation et accompagnement des petits producteurs sur les itinéraires techniques et l’agrobusinessFormation des membres de coopératives sur les itinéraires techniques, sur l’agrobusiness et sur le management de la qualité totale100
Formation des coopératives sur le management de la qualité totaleFormation sur les normes de gestion de la qualité tout au long du processus de la production jusqu’à la commercialisation des produits agricoles; sur la diversification des activités agricoles et l’activité de transformation des produits agricoles100
Organisation des fora sur l’agro-businessSensibilisation des acteurs bénéficiaires sur l'activité10Le reste d’activité n’a pas eu lieu à cause de l’indisponibilité tardive des fonds pour la mobilisation des acteurs
Identification etCaractérisation des besoins des parties prenantes sur les produits à promouvoirLes besoins des producteurs, acheteurs ont été caractérisés.100Les contrats leurs ont été également présentés à chacun
Organisation de deux réunions de mise relation des acheteurs et des producteursIdentification des acheteurs et des producteurs10Les deux réunions n’ont pas eu lieu à cause du retard du remboursement des fractures
Établissement de trois partenariats productifs04 contrats de partenariats ont été signés entre les coopératives et les producteurs10004 contrats de partenariats ont été signés au lieu des 03 contrats prévus par le projet

Tableau 19 : Récapitulatif des produits des activités

AxesPaquets d'activitésProduits obtenus/ Réalisations% de réalisationEcarts/Observations
Les activités en rapport avec l'objectif Spécifique IIOrganisation des concertations à base communautaireLes sites ont été identifiés, Mise en place du comité de gestion100
Mise en place effective des magasins communautairesLes sites ont été identifiés, La fabrication des briques, mobilisation durable, du ciment, des planches sur les sites50La construction des magasins est cours Difficulté pour certains sites à apporter leur contribution mobiliser les planches
Identification des sites d’implantation des unités de transformation (Moulin)Les moulins ont été réceptionnés et sécurisés pour l'ensemble des sites de la commune de Touboro. Du côté de Mbé, les moulins ont été implantés, mais seul un moulin est en fonctionnement.100%Certains moulins fonctionnent mais pour leur bon fonctionnement l’achat des pièces manquantes est nécessaire
Appui à l’élaboration d’un plan d’affaire à 5 coopérativesIdentification des 05 coopératives (03 à Touboro et 02 en Mbé) bénéficiaires de la formation sur le plan d’affaire, Formation sur l’importance te les différentes étapes d’élaboration du plan d’affaire Élaboration du plan d’affaire proprement dit95L’élaboration du business plan est en cours dans les deux communes
Formation des unités de transformations sur la diversification des produits à mettre sur les marchésFormation sur la diversification des produits agricoles et la transformation des produits agricoles en divers produits conditionnés selon les exigences des marchésÀ cela s’ajoute la formation sur la notion d’entreprenariat.100

Tableau 20 : Récapitulatif des activités

AxesPaquets d'activitésProduits obtenus/ Réalisations% de réalisationÉcarts/Observations
Les activités en rapport avec l'objectif spécifique IIIOrganisation des deux réunions d’échanges entre parties prenantes pour la gestion du SIMIdentification desParties prenantes pour la gestion du SIM60Aucune réunion organisée cette année cependantLa formation a été faite à l’endroit des leaders des Coopératives ciblées par le projet sur la mise en place du Système d’Informations sur le Marché (SIM) l’année précédente
Formation des membres de comités de gestion du SIM sur les outilsMise en place du comité de gestion du SIM100
Dotation des membres des comités de gestion de SIM en équipements et matériels de travail20 membres du SIM ont reçu chacun des matériels (un téléphone Android, un registre, Cahiers grands format 200 pages, Stylo bleu, fiches de collecte d’offres et de demande);Création de la plateforme WhatsApp pour les échanges d’informations100

Tableau 21 : Récapitulatif des activités

Emplacement (sous-district, communauté/FDP)ActivitésMoisRépartition réelle
Djackone120
Djom60
Helbao125
Loubol80
Mbong56

Tableau 22 : Nombre des ménages touchés

Projet de renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l’autonomisation des femmes à travers la création d’actif dans les Communes de Touboro et Dir-Régions du Nord et Adamaoua (PRESANAF II)

C.1. Résumé

Le Projet de renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l’Autonomisation des Femmes à travers la Coopération PAM-APROSPEN avait pour objectif global le renforcement des moyens d’existence et la résilience tout en contribuant à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sein des communautés des réfugiés et des populations locales vulnérables dans les Communes de Touboro, Région du Nord et Dir, Région de l’Adamaoua. Durant Sept mois et demi (7,5) d’activités, les efforts ont été fournis par APROSPEN pour :

  • Qu’une assistance alimentaire conditionnelle au profit de 602 ménages bénéficiaires en situation d’insécurité alimentaire en période de soudure soit faite ;
  • Que le suivi et la pérennisation des actifs issus des projets antérieurs mis en place sur les sites soit assuré ;
  • Que l’entreprenariat au sein des ménages bénéficiaires et l’autonomisation des groupes de femmes à travers la formation et la création d’actif dans le secteur de l’élevage, la pisciculture et l’agroforesterie soit renforcé ;
  • Que les bonnes pratiques alimentaires, nutritionnelles, l’éducation à l’environnement et le genre au sein des communautés des bénéficiaires dans les zones cibles soient promues.

C.2. Activités réalisées en 2021

Au cours de ces mois, plusieurs activités ont été réalisées ; il s’agissait de :

  • La mise en place du staff du Projet,
  • L’actualisation de la liste des bénéficiaires dans les travaux création/suivi des actifs communautaires,
  • La promotion des mesures barrières contre la Covid-19,
  • L’acquisition et la mise à disposition des matériaux pour la réalisation des actifs,
  • Les descentes conjointes de suivi PAM/APROSPEN,
  • La collecte des données base line,
  • La sensibilisation sur la VBG,
  • La réception des semences de bracharia,
  • La formation sur la fabrication des foyers améliorés,
  • La recherche des cas suspects de malaria,
  • La sensibilisation sur la gestion des ressources durables,
  • La sensibilisation sur les bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles,
  • La sensibilisation sur les vertus de Moringa,
  • La sensibilisation sur les mécanismes de création d’une coopérative,
  • La formation sur l’élevage des petits ruminants et les techniques apicoles,
  • L’aménagement des points d’eau.

C.3. Résultats obtenus

De la mise de ces différentes activités découle les résultats renseignés dans les différents tableaux ci-dessous.

Tableau 23: Encadrement des bénéficiaires dans les travaux de creation d’actifs communautaires

CommunesSitesActivitéPrévu (FLA)Plan de distribution mensuel [A]Répartition réelle [B]% atteint [B A]
Touboro et DirMise en place du Staff de mise en œuvre14-14100%
Touboro et DirActualisation des listes ménages bénéficiaires (60 des femmes) dans les localités cibles du projet602-602100%
Touboro et DirEncadrement des bénéficiaires dans les travaux de création d’actifs communautaire3010-3010100%
Touboro et DirL’acquisition et mis à disposition des matériaux pour la réalisation des actifs3010-3010100%
Touboro et DirSuivi et encadrement des bénéficiaires dans la pérennisation des activités 2020----
DirAppui à la structuration des bénéficiaires de Dir en coopérative fonctionnelles1-1100%
DirFormation des 7 groupes de femmes sur la fabrication des foyers améliorés7-7100%
DirDotation kits pour l’appropriation et la création d’AGR aux groupes de femmes formées7-7100%
Touboro et DirFormation et dotation des 210 bénéficiaires (50% des femmes) sur l’élevage des petits ruminants210-210100%
Touboro et DirFormation de 210 bénéficiaires sur l’élevage des petits ruminants210-210100%
Touboro et DirDotation de 210 bénéficiaires sur l’élevage des petits ruminants210-210100%
DirAppui à la mise en place de trois champs apicoles dans les localités de Dir3-3100%
DirExtension des champs fourragers dans les localités de Dir1-1100%
Touboro et DirOrganisation des séances de sensibilisation sur le genre et prévention des VBG en milieu communautaire6-6100%
Touboro et DirPromotion des mesures barrières contre la pandémie du COVID-191-1100%
Touboro et DirOrganisation des séances de sensibilisation sur la gestion durable des ressources et la gestion des conflits1-1100%
DirFormation et sensibilisation des communautés sur les bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles au sein des communautés1-1100%
Touboro et DirOrganisation des séances de démonstrations culinaires et préparation des bouillies enrichies et menus équilibrés à base des produits locaux2-2100%

Tableau 24 : Encadrement des bénéficiaires

VillageCatégories des participantsStatuts Réfugiés% Réfugiés
HFH+FHFH+F%F
Helbao428312521608174%65%
Biltao2862909556486%71%
Mbong2139606354185%68%
Beyala2331540000%0%
Salo1931500000%0%
Kofa2030500000%0%

Tableau 25 : Synthèse des bénéficiaires touchés par site et par catégorie

CommuneSitesRéfugiésPDIPopulation hôteRapatriés
Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%
TouboroHelbao et Biltao18570.990038029.01%00
Djakone et Mbong18769.01005830.99%00

Tableau 26 : Situation des ménages bénéficiaires des réfugiés après l'opération

Nom de l'activitéGenre ou protectionDescription de l'activitéGroupe cible principal
Prise en compte de l’aspect genre, le suivi transversal des bénéficiaires lors des travaux agricolesGenreLa dimension suivi et encadrement des bénéficiaires impliquaient une répartition des tâches de manière à inclure l’ensemble des participants dans les activitésBénéficiaires (Hommes, Femmes)
Organisation des séances de sensibilisation sur le genre et prévention des VBG en milieu communautaire en contexte du COVIDProtectionL’intégration de la thématique a visé à soutenir la promotion de l’égalité entre les catégories sociales sexo-spécifique comme puissant facteur de développement, de croissance et de lutte contre la pauvreté et à renforcer l’autonomisation des femmes. Il était question de sensibiliser les communautés sur les thématiques liées à l’approche genre, la participation et la protection des femmes. Il était aussi question de former les participants et ou les bénéficiaires sur l’entreprenariat et le leadership féminin, les droits des femmes et des jeunes femmes, la formation et l’accompagnement des leaders communautaires et femmes leaders sur le développement des stratégies appropriées pour la promotion des droits économiques et sociaux des femmes et des jeunes.Bénéficiaires (Hommes, Femmes)
Organisation des séances de sensibilisation sur les pratiques d'alimentation du nourrisson et du jeune Enfant (ANJE)ProtectionIl était question de sensibiliser les communautés sur les thématiques liées à la nutrition surtout pour les enfants, les femmes enceintes et les femmes allaitantes à travers les pratiques ANJE, les manifestations de la malnutrition, le dépistage, la prévention et la prise en charge en synergie avec le programme de prévention de la malnutrition (BSFP) et aussi en collaboration avec d’autres partenaires. Les séances de sensibilisation organisées se sont faites sous forme de causerie éducative et ciblaient essentiellement les femmes enceintes et allaitantes.Bénéficiaires femmes
Organisation des séances de démonstration culinairesProtectionCes formations étaient organisées au cours des semaines suivant les séances de distribution et en s’appuyant sur les vivres distribués par le PAM. Elle vise à améliorer le régime alimentaire et le statut nutritionnel des bénéficiaires du projet et à réduire la prévalence de la malnutrition chez les enfants. Dans cette optique, il était envisagé la transformation des produits locaux (sorgho, niébé, maïs) pour la préparation de la bouillie enrichie.Bénéficiaires femmes

Tableau 27 : Initiative Genre et Protection

Figure 2 : Cartographie des sites d'intervention et actifs créé dans la commune de Touboro

Figure 3 : Cartographie des sites d'intervention et actifs créés dans la Commune de Dir

Projet de promotion de l’innovation inclusive dans les petites exploitations de pommes de terre de la Région de l’Adamaoua (PIPA)

D.1. Activités réalisées en 2021

Plusieurs activités ont été réalisées en 2021. Il s’agit de : la finalisation de la mise en place du dispositif de formation, la constitution des grappes de villages, l’identification des producteurs/trices à former, la formation des formateurs/trices, des facilitateurs/trices sur les BPA, l’organisation d’un atelier de planification mensuelles des formations, l’organisation des sessions de formation et les activités de supervision et suivi post-formation.

De la mise en œuvre de ces activités découle les résultats ci-après.

D.2. Résultats obtenus

Le tableau ci-dessous présente la chaine des résultats obtenus pendant la période sous revue.

En effet, d’octobre 2020 au 31 décembre 2021, nous avons formé 3209 avec 107% soit 29% des femmes contre 35% prévus, et 49% des jeunes contre 50% prévus donc nous avons atteint la cible mais pas l’objectif, il est presque atteint au niveau des jeunes avec 49%. Ces résultats sont encourageants au regard de la situation socioéconomique et sociale de la région de l’Adamaoua.

Tableau 28: résultats obtenus pendant l'année 2021

ObjectifsRésultatsProduits
1°) Former 3000 producteur/trices dans la chaine de valeur pomme de terre sur le farmer business school (fbs) dont 35% des femmes et 50% des jeunes.2723 producteur/trices ont été formés dans la chaine de valeur de pomme de terre sur le Farmer Business School (FBS).-20 formateurs ont été identifié pour la formation en FBS et BPA ;-25 chefs de poste agricole ont été identifiés ;-300 facilitateurs ont été identifiés ;-2723 producteurs ont été formé en FBS pour la première année ;- 15 formateurs et 25 chefs de poste agricole ont participé à la formation sur les Bonne Pratique Agricoles ;-300 facilitateurs/trice sont formés sur les BPA ;-150 facilitateurs ont été retenus pour former les producteurs sur les Bonne Pratique Agricoles ;-30 grappes de 150 villages ont été identifiés.
2°) former les 9000 producteur/trices dans la chaine de valeur pomme de terre sur les bommes pratiques agricoles (BPA) innovantes dont 35% des femmes et 50% des jeunes6605 producteur/trices ont été formés dans la chaine de valeur pomme de terre sur les bommes pratiques agricoles (BPA) innovantes dont 25% des femmes et 41% des jeunesPlusieurs ateliers de planification ont été organisé pour la formation des facilitateurs par les formateurs et l’équipe de coordination.
01 atelier de formation de 6605 producteurs sur les BPA a été organisé et a facilité l’appropriation des formateurs sur les techniques de Plantation, de Buttage, de l’identification de Maladie et de la Récolte
120 suivis et supervision post-formation en FBS et BPA ont été conduite.

Tableau 29 : Résultats obtenus

Projet de Formation-Insertion et Cohabitation Pacifique dans les régions de l’Adamaoua (PROFICA)

E.1. Résumé du projet

La phase II du « Projet d’appui à la résilience socio-économique des jeunes vulnérables au Nord Cameroun » (PARSE II) financé par le Ministère Fédéral pour la Coopération Économique et le Développement (BMZ) est mise en œuvre par le GIZ en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC). Cette action intervient à la suite de sa phase I qui a facilité l’insertion socio-économique de 5000 jeunes vulnérables dont 30% des femmes sur l’ensemble des trois régions septentrionales du Cameroun. PARSE II vise à consolider les acquis de la phase I en apportant davantage de soutiens supplémentaires multiformes à 30% d’AGR issus du PARSE I. (ii) la formation professionnelle des jeunes vulnérables et (iii) l’accompagnement des ODJ à soutenir le dialogue inclusif et la cohabitation pacifique.

Dans son approche d’intervention, GIZ met à contribution des partenaires de mise en œuvre (PMO) pour faciliter l’implémentation de l’action dans des communes spécifiques. Pour ce qui est spécifiquement de la région de l’Adamaoua, APROSPEN intervient en qualité de PMO du PARSE II à travers le Projet de Formation-Insertion et Cohabitation Pacifique dans les communes de Meiganga, Ngaoundal et Tignère (PROFICA).

L’objectif global de l’action est de promouvoir l’insertion socio-économique des jeunes vulnérables des communes de Meiganga, Ngaoundal et Tignère

Les objectifs spécifiques sont : (i) Améliorer les performances entrepreneuriales des jeunes de la phase I du projet PARSE ; (ii) Renforcer les compétences professionnelles des jeunes vulnérables ; (iii) Améliorer la performance des jeunes dans la promotion du dialogue inclusif et la cohabitation pacifique au sein des communes cibles.

La mise en œuvre se fera en partenariat avec les communes, le MINJEC et les autorités administratives de chaque commune, selon les trois étapes suivantes :

  • Le Développement de 88 AGR des jeunes du PARSE I et leur mutation en véritables entreprises créatrices de richesses et d’emplois ;
  • La formation professionnelle en faveur de 267 jeunes vulnérables des trois communes cibles ;
  • L’accompagnement de 06 ODJ (02 par commune) à l’encadrement et l’organisation du dialogue inclusif à l’effet d’impulser une cohabitation pacifique.

La mise en œuvre du projet par APROSPEN se fera sur une période de 10 mois à compter du 1er octobre 2020.

E.2. Cadre logique

Chaîne de résultatsIndicateursSources et moyens de vérificationHypothèses
OS 2 : Renforcer les compétences professionnelles des jeunes vulnérables R.2.1 : 267 jeunes vulnérables dont 50% des femmes ont des compétences professionnelles sur des métiers porteursR.2.2 : 90 jeunes vulnérables dont au moins 50% de femmes admis en stages professionnels sont initiées au travail en entreprises.Nombre de jeunes disposants de compétences sur de métiers porteurs (au moins 267) et nombre de jeunes (90) maîtrisant l’environnement des entreprises Nombre de jeunes vulnérables (267 repartis à 89 par commune) dont 50% des femmes ayant des compétences professionnelles sur des métiers porteurs ;Nombre de jeunes vulnérables formés (90 repartis à 30 par commune) dont 50% de femmes maîtrisant l’environnement des entreprisesRapports d’activités des centres de formations professionnelles ; Rapports de stage des jeunes formésRapports d’activités des centres de formations professionnelles ; Liste de personnes ayant bénéficié de formationFiches synthèses des résultats de formationListe des entreprises ayant admis les jeunes en stageRapport de stage des jeunes formésFaible engagements centres de formationFaible adhésion des jeunes à la formation ;Faible capacité d’assimilation des jeunes Incompétences des centres de formationFormations inadaptées aux attentes des jeunes
06 ODJ (2 ODJ par commune) encadrent et animent efficacement les actions concourant au dialogue inclusif au sein des communes ciblesR.3.1 : Au moins 2 ODJ par commune encadrent et animent efficacement les actions concourant au dialogue inclusif au sein des communes ciblesNombre d’ODJ (06 dont 02 par commune) assurant efficacement la promotion du dialogue inclusif et l’organisation des actions en faveur de la cohésion pacifiqueNombre d’ODJ (06 dont 2 ODJ par commune) maîtrisant l’animation et la conduite des actions de dialogue inclusifRapport d’activités de la Délégation Régionale du MINJEUNRapport d’activités des communes et rapports des sectoriels de l’arrondissement du MINJEUNRapports d’activités des communes, des ODJ et du projetRapport d’activités des communes et rapports des sectoriels de l’arrondissement du MINJEUNRapports d’activités des communes, des ODJ et du projetDéficit organisationnel des ODJFaible engagement de certains leaders au dialogue inclusif et à la cohabitation pacifique Engagement insuffisant des autorités communalesMessages de sensibilisation inadaptés à la cible

E.3. Évaluation du niveau d’atteinte des indicateurs

RésultatsActivitésIndicateursValeurs ciblesRésultats obtenusEcart%Réalisation% FemmeObservations
MeigangaNgaoundalTignèreTotalMeigangaNgaoundalTignèreTotal
CibleCibleCibleTotalCibleCibleCibleTotal GénéralTotal Femme
Au moins 88 micro entreprises promues (en moyenne 29 par Communes) par les jeunes bénéficiaires de la phase I du PARSE opèrent dans un environnement institutionnel et organisationnel viableRéalisation d’un diagnostic technique et entrepreneurial des AGR accompagnées dans la phase INombre d'AGR touchées33233288303031913103%
Appui à la mutation de 88 AGR de la phase I en entreprisesNombre d'AGRs ayant été mutées en Coopératives3323328821303182-693%082 certificats produits
Accompagnement de 88 AGR de la phase I dans le développement des chaines de valeur lucrativesNombre d'AGRs ayant développé les chaines de valeur lucratives3323328821191959-2967%0Seules les AGRs dynamiques
Accompagnement 88 AGR de la phase I transformées en entreprises au recrutement d’au moins 22 jeunes par communeNombre de nouveaux jeunes ayant été recrutés dans les communes2222226623222368392103%59%68 contrats signés
Au moins 2 ODJ par commune maitrise la planification des activités et animent efficacement les actions concourant au dialogue inclusif au sein des communes ciblesAccompagnement de 02 ODJ par commune à la conception de leurs plans d’actions annuelNombre d'ODJ ayant planifié leurs activités annuelles relatives au dialogue inclusif2226222600100%

Projet d’appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les régions septentrionales du Cameroun (PAFEJ)

F.1. Activités réalisées en 2021

Activités Prévues (pour la période voire au plan d’action)Analyse et niveau de réalisation (par rapport aux indicateurs)Progrès / Changements observés en vue de l’atteinte du résultat
A.1.4. Organisation des séances d’orientation professionnelle des jeunesLes sous activités prévues ici sont les suivantes :Le taux réalisation de cette activité 66,66% car seuls les échanges avec le FNE ont été entamés à l’heure actuelle.
- Élaboration d’un cadre de collaboration avec le Fonds National de l’Emploi ;
- Planification des sessions d’orientation des jeunes et des femmes par filière
- Organisation des sessions d’orientation des jeunes et des femmes par filière
A.1.5. Organisation de sessions de formation professionnelles des jeunes sur les métiers porteursLes sous activités prévues dans le cadre de cette activité sont :Certaines ont été entamées par anticipation. Les centres de formation sont déjà identifiés et des termes de références de l’évaluation desdits centres sont en cours de finalisation. Ces taches s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la sous activité 1. Le taux de réalisation de 16,66% de l’activité A.1.5.
- La sélection des centres de formation ;
- Organisation d’un atelier de préparation des didactiques et d’harmonisation des approches de formation
- Organisation des sessions de formations professionnelles des jeunes sur les métiers porteurs.

Tableau 30 : Synthèse des activités réalisées

F.2. Résultats obtenus

ObjectifsRésultatsProduits
Renforcer l’entreprenariat et les aptitudes professionnelles des jeunes et des femmes des communes cibles1500 jeunes dont 40% des femmes ont des compétences professionnelles dans les métiers porteurs de leur choix1705 jeunes (dont 205 sur la liste d’attente) parmi lesquels 62% des femmes ont été identifiés et sélectionnés en vue de bénéficier des formations professionnelles dans les activités économiques porteuses
1688 jeunes (60% de femme) issus des 1705 jeunes identifiés ont été orientés dans les secteurs professionnels de leur choix
La session de formation des 1513 jeunes (dont 60% des femmes) a été lancée en vue de les doter des compétences professionnelles dans les secteurs de l'agriculture, de l'élevage et de l'artisanat

Tableau 31 : Résultats obtenus en 2021

RECODH

APROSPEN en tant que membre du Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme (RECODH) a participé à la réalisation des activités du RECODH dans le cadre du projet « d’appui à la sensibilisation des riverains de la voie ferrée sur les dangers de l’utilisation des traverses bois traités à la créosote, la prévention des violences basées sur le genre et le mécanisme de gestion des plaintes ».

G.1. Description du Projet

Les travaux d’aménagement et de rénovation de la voie ferrée par CAMRAIL entrainent un flux de travailleurs de CAMRAIL et de ses sous-traitants dans les localités avoisinant le trajet des rails. Cette situation peut affecter négativement les rapports sociaux entre les travailleurs et les populations riveraines. La tentation d’amélioration des conditions de subsistance est très grande particulièrement pour les jeunes filles et femmes. Ainsi, cette situation conduit plus d’une personne à tomber dans les infractions de violence sexuelles et basées sur le genre, telles que la prostitution sur mineure, le viol, le harcèlement sexuel, l’agression sexuelle, la violence psychologique, le mariage précoce et forcé, etc

Le cycle des violences peut ainsi s’étendre jusqu’à dans les foyers, suite aux représailles qu’auraient engendré les relations entre les filles et femmes de ces localités et les travailleurs temporaires.

C’est dire que les violences liées au genre et les Violences Contre les Enfants (VCE) sont une réalité sur le trajet des rails au Cameroun et pourraient avoir des conséquences sur la stabilité sociale de nombreuses localités traversées par le rail. CAMRAIL à travers le RECODH s’engage à prévenir et à atténuer les risques de Violences Basées sur le Genre et de Violences Contre les Enfants, qui peuvent survenir dans le contexte de la mise en œuvre des projets de réhabilitation et renouvellement de la voie ferrée et des infrastructures, en cours dans les localités traversées par le chemin de fer au Cameroun. Il s’agit notamment des lignes Transcam 1, longue entre Douala et Yaoundé, de 263 kms, Transcam 2 d’une distance entre Yaoundé et Ngaoundéré de 622 kms y compris la ligne de l’ouest entre Kumba et Douala, d’une distance de 99 kms.

G.2. Activités réalisées en 2021

Participation à l’atelier de renforcement de capacités des chefs, relais communautaires et points focaux femmes sur les Violences Basées sur le Genre (VBG), les Violence Contre les Enfants (VCE), le Mécanisme de Gestion des Plaintes à la communauté urbaine de Ngaoundéré du 25 au 26 janvier 2021.

La mission que le Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme (RECODH) conduit depuis quelque temps sur le terrain dans l’optique d’appuyer la CAMRAIL à la sensibilisation des riverains de la voie ferrée sur les dangers de l’utilisation des traverses bois usagées traitées à la créosote, la prévention des violences basées sur le genre et le mécanisme de gestion des plaintes nous donne quelques indications précises qui appellent à l’urgence au-delà des campagnes déjà internalisées comme les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Les résultats de l’étude de référence ont montré que, la situation de protection de la femme et de l’enfant est faible et insuffisante pour freiner l’ampleur du phénomène de VBG et VCE. Certes, le Cameroun a mis en place dans le cadre de sa politique sociale, une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre dont l'objectif principal est de veiller à ce que le rôle social et l’autonomie de la femme soient renforcés pour une nation camerounaise unie et solidaire. Mais force est de constater que les ressources administratives, sociales, sanitaires et judiciaires mises en place pour la lutte contre les VBG et les VCE sont peu appropriées, et insuffisantes, limitant par là même les capacités de prise en charge des victimes.

Par ailleurs, l'on note un déficit et une inorganisation des mécanismes de prise en charge des victimes. Associée à l'ignorance des populations et au tabou qui entoure certaines de ces violences, cette situation rend davantage complexe l'éradication des violences basées sur le genre. D'où la nécessité d'une approche communautaire de lutte capable de s'arrimer au dispositif légal et par ce qu'intégrant les différents intervenants qu'il importe aux populations de connaître dans leur rôle, leur fonction et les voies de recours possibles pour les atteindre.

Parvenir à ce niveau de réussite suppose qu'il existe au sein de chaque communauté une réelle prise de conscience des dangers voire conséquences multiformes des VBG et VCE ainsi que des acteurs qui prennent le leadership en œuvrant aussi bien pour la prévention, que pour l’appui à la répression des auteurs, et la prise en charge des survivants. C’est ce qui explique la présente action dont le but est de renforcer les capacités d'action et d'intervention des populations en matière de lutte contre les VBG et VCE à travers l'information et la formation des membres préalablement identifiés au sein des communautés riveraines des rails et qui seront associés aux Chefs des communautés pour relever ce défi.

La formation est destinée à rendre opérationnel les « Relais communautaires » et « Point Focal Femme » identifiés dans chaque communauté et qui devront aux côtés des Chefs informer et sensibiliser les populations vivant dans les localités traversées par le chemin de fer sur les VBG, VCE, MGP et TBC.

L’objectif global de la formation est d’augmenter le niveau de connaissance des Chefs, Relais Communautaires et Points Focaux Femmes sur l'identification et le référencement des cas de Violences Basées sur le Genre, les Violences Contre les Enfants et le Mécanisme de Gestion des Plaintes. Spécifiquement il s’est agi de :

  • Faire réfléchir les Chefs, Relais Communautaires et Points Focaux Femmes sur la situation de leurs localités respectives par rapport au genre et à la gravité des VBG, VCE
  • Sensibiliser les Chefs, les relais Communautaires et les Points Focaux Femmes sur l'importance de leur rôle d'éveil et de veille au sein de leur communauté en ce qui concerne la lutte contre les VBG, VCE.
  • Donner aux Chefs, Relais Communautaires et Points Focaux Femmes des connaissances nécessaires sur les services de prise en charge disponibles et le mécanisme de référencement vers ces services
  • Donner aux Chefs, Relais Communautaires et Points Focaux Femmes, des connaissances (messages) sur les VBG, VCE, MGP et TBC qu'ils devront transmettre aux populations

Photo 13 : Photo de famille

Photo 14 : Atelier de partage

Photo 15 : Atelier de partage d'expérience

Séances d’information et de sensibilisation dans les localités de Gada Mabanga (21 avril 2021) et de Djalingo (25 mai 2021)

Tenant compte des aspects socio-environnementaux et la protection multiforme des usagers et des riverains voire de toutes ces réalités liées entre autres aux travaux d’aménagement, de réhabilitation et renouvellement de la voie ferrée, aux rapports sociaux qui rythment la vie des populations riveraines autour et le long du rail, et de l’intérêt de faire du rail un secteur sûr et efficace, CAMRAIL a initié le Projet d’appui à la sensibilisation des riverains de la voie ferrée sur les dangers de l’utilisation des traverses bois usagées traitées à la créosote, la prévention des violences basées sur le genre et le mécanisme de gestion des plaintes.

Cette mission est assurée par le Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme (RECODH) qui a organisé des études devant nourrir l’information raisonnée des communautés riveraines du rail.

Dans le souci d'une participation effective des populations à l'internalisation de la lutte, à sa permanence et sa pérennisation, une formation des Chefs de village assistés de deux autres personnes soigneusement identifiées au préalable comme relais communautaire et point focal femme a permis de renforcer les capacités d'action et d'intervention des populations en matière de prévention et de lutte contre les VBG et VCE et le mécanisme de gestion de plaintes. Des outils de communication de proximité ont été produits. Les sessions d'information et de sensibilisation qui vont se dérouler en deux vagues par communauté riveraine visent à leur tour à impliquer ces acteurs locaux dans la conscientisation des populations riveraines afin qu'elles aient l'éclairage nécessaire pour contribuer à améliorer l’intégration sociale des femmes, des jeunes filles et des enfants, par la prévention des Violences Basées sur le Genre et des Violences Contre les Enfants.

Faire du rail un lieu sûr est une finalité qui passe par une communication pour le changement de comportement des populations riveraines jusqu'alors exposées aux dangers liés à l’utilisation des traverses bois usagées traitées à la créosote et aux violences basées sur le genre et contre les enfants. RECODH entend mettre en œuvre cette stratégie pour réaliser les objectifs suivants.

  • Organisation des sessions d’information et de sensibilisation des communautés riveraines des voies ferrées (deux sessions par communauté au cours de deux campagnes), en l’occurrence, les femmes, adolescentes et jeunes des zones couvertes, afin de leur permettre d’avoir les informations de qualité sur la notion de violence basée sur le genre, ses effets et la nécessité de la prévention ;
  • Veiller à ce que les femmes, les filles et les autres groupes à risque (y compris les personnes handicapées) des communautés des zones de projet soient consultés séparément et informés des voies d'orientation et des services de prise en charge en cas de violence basée sur le genre (VBG) et de violences contre les enfants (VCE).

H. Plateforme VBG

H.1. Activités réalisées en 2021

L’année 2021 est marquée par l’opérationnalisation de la plateforme. En effet, après finalisation du document devant servir de base à l’opérationnalisation de la plateforme, il a été partagé lors de la réunion hebdomadaire et consolidé et validé.

Les activités menées lors de la phase de la mise en œuvre de la plateforme sont : la promotion de la plateforme et la protection des droits des victimes

Relativement à la promotion des droits des personnes vulnérables, des séances d’information/sensibilisation ont été menées afin de se faire connaitre (au niveau des autorités, parties prenantes et cibles) et d’informer sur les missions de la plateforme.

Au sujet de la protection des droits des victimes, sur la base des plaintes/dénonciations, APROSPEN :

  • Tente une procédure de dialogue entre les personnes concernées ;
  • Accompagne dans la procédure de saisine des autorités judiciaires ;
  • Porte la dénonciation devant les services compétents.

42 cas ont été enregistrés et classifiés par nature de VBG dénoncées :

NoCatégories de plaintesMois/PériodesNombres
01Privation des droits à l’instructionNovembre 202110
02Violence sur mineurDécembre 202103
03Violence sur une veuveJanvier - Mars 202204
04Violence conjugaleMars 202205

Tableau 33 : Indicateurs produits

Depuis Novembre 2021 APROSPEN assure l’enregistrement, le traitement des plaintes et l’accompagnement des victimes.

En outre, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l'ONG APROSPEN a, à travers la coordonnatrice de la plate-forme de soutien aux victimes de violences basées sur le genre et le responsable de la communication, effectué une rencontre d'information/échange avec les élèves de terminale du lycée classique et moderne de Ngaoundéré. Les échanges ont porté sur la participation des jeunes dans la lutte contre les VBG en général et les violences faites aux femmes en particulier. L'occasion a été de mettre en place dans ce Lycée, une cellule locale de sensibilisation contre les VBG. Dans la perspective, il sera question de mettre en place dans chaque établissement secondaire de la ville de Ngaoundéré, une cellule de sensibilisation. Les différentes cellules formeront un réseau d'élèves contre les VBG.

Les échanges ont été animés par la remise à chaque élève, du symbole international de la lutte contre les violences faites aux femmes (croix comme celle de la journée du SIDA, mais de couleur blanche) et, des cahiers pour ceux ayant intervenu brillamment lors des échanges.

Photo 16 : Sensibilisation

Photo 17 et 18 : Sensibilisation des élèves sur les maladies sexuellement transmissibles

H.2. Résultats obtenus

La plate-forme de soutien aux victimes de violences basées sur le genre est présentée et connu du publique ;

Un cadre de concertation multi-acteurs est créé et est fonctionnel

Dans le cadre de la participation à la célébration de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes :

Les actions citoyennes en faveur de la lutte contre les VBG sont promues au lycée classique et moderne de Ngaoundéré ;

Une cellule scolaire de jeunes lycéens pour la lutte contre les violences faites aux filles est créée au lycée classique et moderne de Ngaoundéré ;

VII. DIFFICULTES, PERSPECTIVES ET CONCLUSION

VII.1. Difficultés

Toutefois, il faut le souligner, la mise en œuvre de nos activités a également connu quelques écueils dans la phase opérationnelle. Nous pouvons résumer ces difficultés en quelques lignes ci-dessous :

  • La signature tardive de certains contrats ;
  • Le retard dans le paiement de certaines factures ;
  • L’accès limité par les bénéficiaires aux terres pour le développement des actifs agricoles communautaires ;
  • Les contraintes liées au climat ;
  • Le conflit agropastoral ;
  • L’insécurité influençant parfois la mobilité des acteurs sur le terrain dans certaines zones d’action ;
  • Les retards accusés parfois dans la logistique (livraison du matériel, etc.)
  • La faible implication de certains magistrats municipaux dans la mise en œuvre de nos activités ;
  • La difficulté relative aux voies d’accès aux zones d’activité en saison des fortes pluies ;
  • L’indisponibilité de certains bénéficiaires pendant le déroulement de nos opérations sur le site.

PERSPECTIVES

APROSPEN reste fidèle à sa mission, celle de « Promouvoir le dialogue et la concertation entre les parties prenantes pour la gestion durable des ressources naturelles et l’amélioration des services sociaux de base (Eau, Santé, Éducation) ». Elle consentit poursuivre activement la mise en œuvre des différents projets planifiés et la recherche de nouveaux financements auprès des bailleurs et partenaires tout en développant d’avantage des actions à titre propre.

CONCLUSION

En somme, les activités réalisées ont pour la plupart démarré en 2017. En fonction de la durée des actions, les projets sont clôturés au détriment des nouveaux projets. Les années 2018 et 2019 ont été des années de fer pour la structure. Une croissance observable a été observé à travers ses principaux projets : le PRESEC, le PROHIFI, le PHISANT, le PCD. Les résultats de ces actions ont permis à la structure de continuer dans la croissance avec des nouvelles opportunités. L’arrivé des projets PIPA, PAFEJ, PRESANAF, PACVA 1 de 2020 jusqu’à date. Et PROSEP-NORD dans le cadre de la conservation du couvert végétal dans les communes de la Région du nord. Ces actions ont permis de contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vies des communautés bénéficiaires. Il s’agit notamment de l’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable, de l’amélioration de la productivité de l’élevage et de l’agriculture et de l’emploi et insertion des jeunes.