Rapport d’activités 2024

Version web du rapport annuel d’APROSPEN.

Ce rapport est présenté en version texte. Les montants financiers, ainsi que les tableaux et graphiques du document original, n’y figurent pas.

Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement Sis au Quartier Baladji II Descente Vina Palace, BP 592 NGAOUNDERE Tel :

Contents a. Quels ont été les défis rencontrés cette année et comment l’organisation a relevé les défis 80

ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS

Signification Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l'Environnement Conseil Danois pour les Réfugiés Bureau pour les Populations, Réfugiés et Migration du Gouvernement d'État Américain Agence Danoise pour le Développement International Food for Assets Programme Alimentaire Mondial Comité Local de Protection Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés Ministère des Affaires Sociales Projet d'Appui à la Sécurité Alimentaire et à la Résilience des Communautés Riveraines dans les Régions de l'Adamaoua et du Nord Programme Transfrontalier de Promotion des Solutions Durables aux Situations de Déplacement au Cameroun et en République Centrafricaine Cameroun Personnes à Besoins Spécifiques Délégation de l'Union Européenne Assistance de Protection Individuelle Specific Needs Fund Homme Hôte Femme Hôte Homme Réfugié Femme Réfugiée Journée de l'Enfant Africain Cadre Communal de Concertation pour le Développement Économique et Social Projet « Approche de Graduation Adaptée à la Protection Localisée » pour les réfugiés au Cameroun Approche de Graduation Adaptée à la Protection Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural Délégué d'Arrondissement de l'Agriculture et du Développement Rural Ministère de l'Élevage, Pêche et Industrie Animale Délégué d'Arrondissement de l'Élevage, Pêche et Industrie Animale Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes Violences Basées sur le Genre

Sigle / Acronyme VCE EAS PAP PIRECT THIMO PFS-AIE

Signification Violences Contre les Enfants Exploitation et Abus Sexuels Personnes Affectées par le Projet Projet de Renforcement de l'Interconnexion Électrique au Cameroun – Tchad Travaux à Haute Intensité de Main-d'Œuvre Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d'Inclusion Économique

INTRODUCTION GENERALE Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement (APROSPEN) est une association apolitique, non confessionnelle e t à but non lucratif créée en 2003 sous le N° 235/DRA/H.52/BAPP du 31/12/2003, qui œuvre pour le développement social. Sa vision est de mobiliser ses membres pour le renforcement des capacités de résilience des communautés les plus vulnérablesà travers notamment la gestion équitable des ressources naturelles, l’accèsà la santé communautaire, la production, la protection de l’environnement et de la biodiversité, la gouvernance notamment les questions liées aux droits humains et toutes autres actions concourant au développement durable. Elle intervient dans le champ social suivant six (06) thématiques de prédilectionà savoir :

  • L’appui à la santé communautaire ; ➢ L’appuià la production et l’entreprenariat du monde rural ➢ La protection de l’environnement et de la biodiversité ; ➢ La gouvernance et la promotion des droits humains ➢ La sécurité alimentaire et les moyens d’existence ; ➢ L’éducation, formation et appuià l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et femmes vulnérables. De 2003à nos jours, APROSPEN a conduit plusieurs projets et programmes en faveur du développement social des communautés vulnérables dans différentes régions du Cameroun en général et particulièrement dans les départements de la région de l’Adamaoua. En tant qu’organisation d’appui au développement, les actions d’APROSPEN reposent sur un Code de conduite qui impose aux acteurs des valeurs qui lui sont propresà savoir l’équité, la transparence, la responsabilité, le professionnalisme, la discipline, la probité et la tolérance. Pour garantir le respect de ces valeurs impératives, l’organisation a mis en place un mécanisme de contrôle ou audit interne dans la mise enœuvre de toute action dont elle a la charge. APROSPEN s’est illustrée dans la limite de ses capacités et des moyensà promouvoir un développement socio-économique basé sur les savoir et savoir-faire des communautés locales dans les Régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun. Différents acquis ont été enregistrés sur la base de planifications annuelles. Pourtant, le nombre de projets exécutés par l’Association est fortement élevé, prouvant ainsi l’existence de capacités en son sein et la volontéà apporter une contribution au développement de sa zone d’intervention malgré les écueils qu’elle rencontre. Le présent rapport nous fait état des activités menées et les principaux résultats obtenus au cours de l’année 2024 dans le département du Mbéré, région de l’Adamaoua. Le document s’articule autour de trois principales parties qui sont :

La première partie : La méthodologie utilisée pour ce travail ; La deuxième partie : Présentation d’APROSPEN ; La troisième partie : Bilans des activités réalisées dans le département du Mbéré.

PARTIE 1 : PRESENTATION D’APROSPEN ET SES PRIORITES D’ACTION POUR 2024

APROSPEN est une associationà but non lucratif de droit Camerounais créée en 2003 sous le N° 235/DRA/H.52/BAPP du 31/12/2003. Son siège social e s t à N’Gaoundéré, Région de l’Adamaoua, Département de la Vina. Ses interventions s’étendent sur le triangle national. Cependant ce dernier temps, elle est plus présente dans les trois (03) Régions septentrionales du Camerounà savoir l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord. Elle cumule plus d’une quinzaine d’années d’expériences dans les secteurs du développement rural, d’appuià la décentralisation, de formation et du renforcement des capacités des acteurs locaux et des communautésà la base. 1. Organisation institutionnelle d’APROSPEN Sur le plan institutionnel, APROSPEN est divisé en trois organes de gestion : l'Assemblée Générale, la Gestion Interne (mission d'audit interne) et un Bureau Opérationnel. L'Assemblée Générale (AG) est chargée de donner les orientations stratégiques de gestion et de fonctionnement de l'Association. L'équipe opérationnelle assure la gestion quotidienne des activités et veille à l'application des résolutions de l'AG. Elle est composée de : Cet organe est désigné en Assemblée Générale. 2. Vision d’APROSPEN La vision de l’organisation est de mobiliser les forces de ses membres pour contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement de l’accès équitable et durableà l’éducation, aux services de soins de santéet aux ressources naturelles.

3. Mission Sa mission est la promotion du dialogue et la concertation entre les parties prenantes pour la gestion durable des Ressources Naturelles (RN) et l’amélioration des services sociaux de base (eau, santé et éducation) en capitalisant les bonnes pratiques. 4. Objectif Améliorer de façon durable et équitable l’accès des populations en particulier des groupes vulnérables aux ressources naturelles et aux services sociaux de qualité dans le domaine de l’éducation, de la santé et de l’eau potable.

PARTIE 2 : BILAN DES ACTIVITES ANNUELLES 2024

1. Résumé des actions réalisées en 2024

Ces actions s’inscrivent dans le cadre de trois quatre principaux projets mis en œuvre par APROSPEN en collaboration avec ses partenaires notamment :

  • Le programme transfrontalier de promotion des Solutions Durables aux Situations de Déplacement au Cameroun et en République Centrafricaine” (SOLID) en partenariat avec le Conseil danois pour les réfugiés (DRC);
  • Le projet d’appuià la sécurité alimentaire e t à la résilience des communautés riveraines dans les régions de l’Adamaoua et du Nord (PROSAR);
  • Le projet« Approche de Graduation Adaptéeà la Protection Localisée (PAGA) pour renforcer l'autonomie, la résilience et le bien-être des réfugiés et des communautés d'accueil affectées par la crise centrafricaine au Cameroun (CamPAGA) en consortium avec DRC, financé par le Bureau pour les populations, réfugiés et migration du Gouvernement d’État Américain (BPRM).

2. Description des réalisations par axe d’intervention

2.1. Les réalisations du Programme transfrontalier de promotion des Solutions Durables aux Situations de Déplacement au Cameroun et en République Centrafricaine” (SOLID)

3. Référence du projet DRC (Dynamics Grant LE ID)

Action pour la Promotion de le Santé, la Production et l’Environnement (APROSPEN) “Programme transfrontalier de promotion des Solutions Durables aux Situations de Déplacement au Cameroun et en République Centrafricaine” (SOLID) DRC-CMR-ADAEST-2024-1

5. Période de rapport

jour/mois/année) 6. La contribution de Danida au projet

Adamaoua (Meiganga-Djohong-Ngaoui) Novembre 2024 Du 01/04/2024 au 31/10/2024 Selon l'assiette de la subvention

8. Groupe cible atteint en 2024

Selon la note conceptuelle (ou les Réel

Les chiffres finaux ajoutés doiventêtre alignés sur révisions approuvées, le les chiffres del'annexe 3 (modèle de résultats caséchéant) mondiaux)

Nombre de personnes

9. Révisions approuvées Date d'approbation 20 juin 2024

Raison du changement

Brève description de la révision approuvée

Défaut de planification La célébration de la Journée Mondiale du de l’activité au mois de réfugié (20 juin) a étéréalisé le 28 juinà travers une mai. La célébration de la marche sportive« marche des journée internationale de parapluies»à Meiganga sous la coordination du vivre ensemble en paix déléguéMINAS, délégué sport et des partenaires (16 mai 2024)

HCR et DRC.

10. 1. Des collectivités plus sûres ont des capacités et des systèmes 2. Les détenteurs d'obligations agissent pour respecter, protéger et réaliser les droits des personnes 3. La cohésion sociale dans les communautés / sociétés est renforcée 10.1. Evaluation de la mise en œuvre 10.1.1 Résultats et activités réalisées Les activités mise en œuvre au cours de la période susmentionnée ont contribuéà la réalisation de l’objectif d’impact du projet SOLID au terme de sa mise en œuvre. Le présent rapport présente les contributions aux résultats enregistrés au cours de cette phase couvrant la période d’avrilà octobre 2024. A. Résultats L’objectif du projet est de renforcer l’accès aux droits et le bien-être socioéconomique des réfugiés, des personnes déplacées/retournées et des communautés dans les zones frontalières du Cameroun et de la République Centrafricaine (RCA). Les interventions conduites au cours de la période sous revue ont permis l’obtention des résultats contribuantà la réalisation du programme SOLID notamment : Résultat 1Des collectivités plus sûres ont la capacité et les systèmes Les contributionsà ce résultat tiennent de la mise en œuvre des activités du monitoring de protectionà travers la collecte des données, la restitution et la tenue des sessions des dialogues communautaires. Cette phase a permis d’aboutirà l’identification e t à la fourniture des assistances répondant aux besoins des personnes vulnérables des communautés d’accueil et réfugiés issus des communes d’intervention (Meiganga, Djohong et Ngaoui). Il s’est agi notamment des activités d’identification des personnesà besoins spécifiques (PBS) victimes des violations de leurs droits fondamentaux en raison du contexte socioéconomique fragilisé ou des faits de violence matérielle perpétréesà leur encontreà besoins spécifiques (PBS). Selon les cas, trois modes d’assistances de DRC sont fournis notamment les API (Assistances de protection individuelle), les SNF (Special Needs Fund) et la fourniture d’assistance en gestion des cas de protection aux personnesà risque accru de protection. Au terme de l’action, la satisfaction des besoins fondamentaux au sein des communautés est perceptible et les bénéficiaires sont de plus en plus résiliant :

  • 311 cas de protection o n t é t é identifié sur 200 planifiés, soit un surplus de 111 cas sur l’ensemble des communes ;
  • 279 cas ont été assisté soit 61 API, 169 SNF, 30 Gestion des cas et 19 référencement pour un score total de 140%.
  • Référencement des cas de protection :
  • 07 référencements des partenaires reçus par APROSPEN dont tous sont des femmes hôte ;

Résultat 3Les détenteurs de l'obligation de respecter, de protéger et de réaliser les droits des personnes Les contributionsà ce résultat tiennent de la mise en œuvre des activités au sein des communautés dans les trois communes d’intervention (Meiganga, Djohong et Ngaoui) portant sur la documentation civile notamment le suivi des CLP dans l’enregistrement des naissances survenues en communauté, l’animation des séances des sensibilisations communautaires sur la protection de l’enfance, les droits de l’Homme et des réfugiés. L’appui en matériel aux

CLP et le renforcement des capacités du personnel engagé dans le projet sont également réalisés. Ces activités ont contribuéefficacementà la promotion et au respect des droits et de la dignité humaine. De nombreux facteurs ont contribuéà l’obtention de ces résultats.

L’obtention de ce résultat a é t é rendu possible grâce l’implication des CLP (Comitélocaux de protection) et leaders communautaires m i s à contribution, les appuis de la coordination et la collaboration avec les autorités et les équipes programme de DRC. Au terme de ces activités :

  • 1051 personnes dont 528 femmes o nt ét é sensibilisées et conscientisées sur le respect des droits de l’Homme et droits des réfugiés ; Tableau 1 : Récapitulatif des participants aux sensibilisation sur les droits de l’Homme et Réfugié

Réfugié (5 - 17 19 Hôte (5 - 17 17 Réfugié (5 - 17 19 Hôte (5 - 17 19 GENERAL

Réfugié (18 - 59 139 Hôte (18 - 237 Réfugié (18 - 59 197 Hôte (18 232

  • 59 ans)

Réfugié (60 ans et 45 Hôte (60 et 66 Réfugié (60 ans et 34 Hôte (60 et 27

  • 1034 personnes dont 551 femmes o nt ét é sensibilisées et conscientisées sur la protection de l’enfance (JEA) ; Tableau 2 : Récapitulatif des participants aux sensibilisations sur la protection de l’enfance

PARTICIPANTS (PAR SEXES ET STATUTS)

Participation masculine Réfugié (5 - 17 65 ans) Réfugié (18 - 59 99 ans) Réfugié (60 ans et 30 plus)

Hôte (5 - 17 ans)

Participation féminine 89 Réfugié (5 - 17 106 Hôte (5 - 112 GENE

Hôte (60 et plus) 43 Réfugié (60 ans et 20 Hôte (60 24 1034 plus) et plus)

  • 71 personnes dont 48 femme ont participéà la marche sportive et o n t étésensibilisées et conscientisées sur la protection des réfugiés ; Tableau 3 : Récapitulatif des participantsà la marche sportive (JMR)

Célébration Journée Mondiale du Réfugié (marche sportive)

  • 59 ans)
  • 35 structure locales CLP/Leaders communautaires o n t é t é appuyé en matériel de travail pour faciliter la réalisation de la protectionà base communautaire ;
  • 8 staffs APROSPEN ont ét éformés sur le questionnaire P21, le remplissage d formulaire, la gestion des cas de protection de l’enfance et la redevabilité. Résultat 7 - La cohésion sociale dans les communautés /sociétés est renforcée

Les contributionsà ce résultat tiennent de la mise en œuvre des activités au sein de communautés dans les 34 localités d’intervention portant sur les mécanismes de protectionà base communautaireà travers la sensibilisation des membres des CLP su la gestion pacifique des conflits, le suivi des CLP dans la gestion pacifique des conflit ainsi que le renforcement des staffs SOLID et membres des CLP sur la communication sensible aux conflits et la gestion pacifique des conflits. L’engagement et le dynamism des membres des CLP et leaders communautaire (y compris les jeunes et les femmes formés et sensibilisés a permis le renforcement de la cohésion sociale durable, l’inclusion et le vivre ensemble avec toute les couches sociales, pour l’édification d’une communauté juste et équitable. Les résultats suivants ont ét éobtenus :

  • 295 membres des CLP/Leaders communautaires dont 106 femmes ont étésensibilisé et conscientisé sur la gestion pacifique des conflits pour la construction du vivre ensemble et la cohésion sociale durable ; Tableau 4 : Récapitulatif des participants aux sensibilisations des membres des CLP sur la GPC

PARTICIPANTS (PAR SEXES ET STATUTS)

Participation masculine Réfugié (5 - 17 ans) 0

Hôte (18 - 101 Réfugié (18 44 Hôte (18 - 48 59 ans)

  • 59 ans) 59 ans)

1. Monitoring de protection

quantitatives et qualitatives, identifier et analyser les risques, les incidents et les tendances qui sont pertinentàprendre en compte pour assurer la protection et l’assistance des populations victimes de conflits afin d’améliorer leur environnement protecteur. Cette activité a favorisé la prise des décisions et la priorisation des interventions de DRC-APROSPEN dans le cadre du projet SOLID. La collecte des données s’est fait auprès de 2 Informateurs Clés et 2 chefs de ménage dans chaque localité. Les résultats suivants ont ét é obtenus :

Photo 1

2. Restitution du monitoring de

endogènes et exogènes aux problèmes de protection qu’ils rencontrent respectivement dans leurs villages. Les membres des CLP conscient que les incidents auront un impact sur la cohésion sociale, le bien-être des enfants, des femmes, des personnes âgées, les membres eux-mêmes ont proposé des solutionsà tous les problèmes identifiés avec un plan d’action pour le suivi de la mise en œuvre. Les résultats suivants o n t é t é obtenus sur l’ensemble des deux trimestres :

3. Dialogue communautaire

touchent directement.

responsabilité de conduire l’animation. Les participants sont un groupe diversifié de 30 femmes et hommes, parmi lesquels est inclus les jeunes représentantà la fois les réfugiés et hôtes, ainsi que d’autres segment de la population locale. Les membres de CLP, bénéficiant du soutien du personnel d’APROSPEN et DRC sont les principaux facilitateurs et animateurs des sessions. Ces activités ont contribué à renforcer l’autonomie et la résilience des populations locales face aux défis de protection auxquels elles sont confrontées pour une solution adaptés et durable. Les résultats suivants ontét éobtenus sur l’ensemble des deux trimestres :

4. Rapport de monitoring de protection

Le trimestre 2 et 3, période couvert par APROSPEN o n t é t é marqué par le rapportage des incidents de protection survenue dans nos localité d’intervention. L’activité s’inscrit dans l’approche méthodologique d’intervention de DRC visantà documenter les incidents de protection selon un large éventail de violations réparties sur 5 axes stratégiques :

Sécurité et gestion des conflits ; mouvement des populations ; documentation civile ;éducation et protection de l’enfance ; besoins prioritaire des ménages. Ce rapport permet d’éclairer la prise des décisions, la priorisation, le plaidoyer et la redéfinition des programmes de DRC. Au cours de ce projet, les rapports de monitoring des frontières (soit 2 rapports) sur l’axe Djohong ont contribué efficacement à l’identification et la fourniture des réponses appropriées aux cas de protection victimes des déplacements forcés du côté de la RCA. 5. Soutien aux cas de protection (API, SNF, Gestion des cas)

  • Sa mise en œuvre a consisté en l’identification des personnesà risques protection ou victime de violation de droit,àl’évaluation et à la validation spontanée des besoins en réponse, et la fourniture immédiate de l’assistance afin de restaurer ou atténuer les préjudices, rétablir la sécurité, la dignité de la personne victime de l’incident. Cela s’est fait en collaboration avec le staff programme DRC. L’identification s’est faità travers un dossier physique d’enregistrement des cas et la documentation électronique via l’outil kobocollect. Après l’identification et la documentation des cas par l’équipe de terrain APROSPEN, les dossiersé t é acheminéauprès de DRC en vue de l’analyse et la validation. Au final, 261 cas de protection ontét évalidé et assisté : API (61) ; SNF (169) et Gestion des cas (30). 6. Suivi des activités des CLP Cette activité de suivi avait pour objectif de veiller au bon fonctionnement des CLP dans l’exercice de leur mission d’enregistrement des naissances, de sensibilisation, d’identification des cas de protection et assistances/référencement. Elle a étéréalisée de façon continue durant la période de mise en œuvre des activités. La réalisation de l’activité a consistéà la m is eà disposition des outils de travail aux CLP et aux visites quotidiennes de suivi. Au terme de la période sous revue de la mise en œuvre du projet :
  • Les kits ontétémisà la disposition des 35 CLP/Leaders. Il s’est agi des kits composés des fournitures de bureau (papier format, chemise, enveloppe, stylos, tampon, encre, agrafeuse) et matériels (bottes, nattes, torche, mégaphone). Ces kits ont permis aux CLP bénéficiaires d’améliorer leur efficacité et les conditions de travail.
  • Les Visites de suivi et supervision des activités des CLP ont étérégulièrement effectuées : Ce suivi a permis d’apprécier les interventions des CLP, d’identifier les difficultés et des solutions alternatives possibles et, de faciliter le retour d’information sur les activités tant au niveau communautaire qu’au niveau des partenaires.
  • Pour faciliter l’enregistrement communautaire des naissances, le projet en collaboration avec le BUNEC avait procédéà la production e t à la miseà disposition des CLP des registres de déclaration avec souche. Les visites de suivi o n t étéeffectuées au cours de cette seconde phase pour s’enquérir de l’appropriation du mécanisme par ces comités, faire l’état du nombre des naissances enregistrées et déclarées auprès des secrétaires d’état civile de rattachement de la zone et aussi recueillir les difficultés rencontrées. Aux termes du suivi des naissances :
  • 92 naissances survenue en communauté o n t é t é enregistré par les CLP dont 81 déclaré, 78 acheminé auprès des Secrétaires d’état civile,
  • 77 actes de naissances établies et 70 retiré par les parents/tuteurs.

Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de cette activité se rapportent au faible engagement des communautés à animer durablement leur mécanisme, la faible participation des acteurs clés en raison des faibles niveaux, le retard accusé dans l’acheminement des cahiers des villages au niveau du secrétaire d’état civile de rattachement.

7. Sensibilisation sur les Droits de l’Homme et réfugié

C’est une activité qui avait pour objectifs de promouvoir le respect des droits de l’homme et des réfugiésà l’effet promotion du droità l’éducation pour tous les enfantsàtravers la compréhension de son impact sur l’avenir des enfants.

de l’inclusion » avec pour message clé « L’Education émancipe ! », « L’Education inclut !» e t « L’Education renforce la cohésion sociale !». En clair il a é t é questionàtravers cette activité de montrer que le droità l’éducation ne se limite p a s à un droit individuel, il joue un rôle central dans la réduction de la pauvreté, l’autonomisation des individus, le choix de leur avenir, la lutte pour l’égalité filles-garçons, la prévention des conflits et la construction des sociétés durables et inclusives.

Pour ainsi dire, l’éducation est un véritable moteur de cohésion sociale et du vivre ensemble.

8.SensibilisationsurlaProtectiondel’enfance (Journée de l’Enfant Africain : JEA)

Cette autre activité avait pour but d’exposer les communautés ciblées aux messages de sensibilisation sur la protection des enfants pour améliorer leurs connaissances sur les risques afin de promouvoir les mécanismes communautaires de lutte, les bonnes pratiques et le changement des comportements faces aux pratiques favorisant la violence de leur droit. Le thème abordé était« L’enfance et le droità l’épanouissement ». De manière spécifique, l’activité avait pour objectifs : (i) Améliorer la perception de l’opinion publique sur les droits de l’enfant et la notion d’enfance épanouie ; (ii) Sensibiliser les communautés sur l’importance des jeux et du libre accès aux amis comme facteurs de l’épanouissement des enfants ; (iii) Renforcer la prévention contre les dangers liésà une enfance non épanouie. Elle a é t é réalisée dans le contexte de la Journée de l’Enfant Africain (16 JUIN). 9. Participationà la journée Mondiale du réfugié APROSPEN en parténariat avec DRC et HCR sous la coordination du MINAS a conduit une activitérécréative dans le cadre de la commémoration de la 24e édition de la Journée Mondiale du Réfugié dont le thème de l’année 2024 était : « Pour un monde qui accueille les personnes réfugiées ». L’objectif poursuivi était de promouvoir la solidarité avec les personnes réfugiées par le sportà travers« la marche des parapluies ». Les objectifs poursuivis par cette activité étaient (i) Organiser une marche sportive qui implique les sectoriels, les acteurs humanitaires, les réfugiés et la communauté hôte ; (ii) Faire passer les messages clés sur l’impératif de protection et de solidarité avec les personnes réfugiéesà travers la symbolique des parapluies ; (iii) Recueillir les témoignages de 05 réfugiés sur leurs intégrations et leurs besoins en matière de protection. A travers une telle mobilisation sportive et solidaire, la marche a permis aux acteurs engagés et aux réfugiés eux-mêmes de se sentir protéger, épanouie physiquement et mentalement dans leur pays d’accueil. Le parapluie symbolise l’abri et la protection, il rappelle l’impératif de solidarité avec les personnes réfugiées et le renforcement du vivre ensemble et la cohésion sociale durable. Aux termes de l’activité : 71participants dont 48 femmes pour un total de 52 réfugiés (Hommes et femmes) 10. Sensibilisation des CLP sur la gestion pacifique des conflits

Cette activité avait pour vocation de mener des sensibilisations avec les membres des CLP dans le but de favoriser leurs compréhensions du rôle qu’ils devront jouer dans du renforcement de la cohésion sociale. Aussi faciliter le changement des comportements à travers l’appropriation des solutions pacifique de résolution des conflits. Spécifiquement, il a é t é question (i) d’amener les membres des CLP/Leaders communautairesà avoir une meilleure compréhension du conflit ; (ii) de promouvoir le vivre ensemble et la cohésion sociale par l’appropriation des modes de gestion pacifique des conflits (Médiation, dialogue et conciliation) ; (iii) de faciliter le changement des comportements des CLP par l’appropriation des messages clés sur la vision d’une communauté idéale avec cohésion sociale. 11. Participation au CCODES Le cadre de concertation pour le développement économique et social (CCODES) mis en place par l’appui technique du Care international dans le volet gouvernance du projet SOLID a connu la participation d’APROSPEN lors des tenues des 1ères et 2nde sessions dans les communes de Meiganga, Djohong et Ngaoui. Les réalisations, difficultés et solutions dans le cadre de la mise en œuvre des activités o n t é t é présentes lors des assises présidées par les exécutifs communaux de chacune des arrondissements. 12. Participationà l’atelier de renforcement des capacités Les staffs programmes (7), MEAL (1), et support (3) APROSPEN ont bénéficié une fois de plus dans le cadre de SOLIDà divers formation/renforcement de capacité : gestion des cas de protection de l’enfance, P21, Recevabilité, Finance, logistique, Ressources humaines, recherche de financements… Ces formations facilitées par DRC et partenaires du consortium ont contribué efficacement à l’obtention des résultats cidessus présentés. 11. Réalisation des résultats du programme Globalement, la mise en œuvre des activités ont permis l’obtention des résultats satisfaisant en dépit de quelques difficultés relevées. Ces difficultés ont conduit àl’identification quelques points d’apprentissage susceptibles d’améliorer la mise enœuvre et la durabilité des interventions. 11.1. Suivi de la mise en œuvre

  • Réunions de suivi interne des activités : Il s’est ici des réunions de suivi au sein de l’équipe de mise en œuvre au niveau terrain et avec la coordination d’APROSPEN dans la cadre de la coordination de ses activités. Au niveau terrain, un total de 15 réunions de coordination opérationnelle o n t é t é organiséesà raison d’une réunion par semaine initialement planifiée. Au niveau stratégique, l’équipe de mise en œuvre a régulièrement participé aux réunions de coordinations des activités d’APROSPENà l’effet de rendre compte de la mise en œuvre des activités ainsi que des difficultés rencontrées.
  • La tenue des réunions de suivi avec le DRC : Au-delà des échanges par communication électronique et téléphonique, des réunions de suivi ontétérégulièrement avec DRC. Ces réunions organisées en alternance entre le bureau DRC et APROSPEN ont servi d’un cadre de suivi, d’échanges sur les enjeux majeurs et difficultés liéesà la mise en œuvre des activités.
  • La participation aux ateliers de renforcement des capacités des staffs du projet : En sus des réunions de suivi de la mise en œuvre des activités, des ateliers de formation ont ét é organisés par DRC. Ces ateliers et séminaires ont pour objectifs dans l’ensemble de renforcer les capacités d’intervention de staffs des partenaires notamment APROSPEN. Il s’est agi de l’atelier de lancement des activités des OSC APROSPEN et AMS dans le cadre du projet SOLID 2024 tenue Le 26 Avril 2024 dans la salle de conférence le Loumar Hôtelà Meiganga (i); Participationà l’atelier de formation sur la gestion des cas de protection de l’enfance et le renforcement des capacités sur les outils de collecte P21, l’analyse des données et le reporting des personnels programme et MEAL tenu du 08 au 12 juilletà Meiganga Loumar Hôtel(ii), l’atelier de formation sur La recherche de financement, l’audit et la conformité et le renforcement des capacités des staffs supports sur les aspects organisationnels (finance, Ressources humaines et logistiques) tenuà Meiganga du 15 au 17 juilletà Meiganga dans la salle des conférences de Loumar Hôtel (iii); l’atelier de capitalisation et revue annuelle du Consortium SOLID tenuà Bertoua les 08 et 09 Octobre 2024 dans la salle des réunions de Christiana Hôtel (iv); l’atelier de formation sur la communication sensible au conflit tenuà Meiganga du 12 au 14 août 2024à Loumar Hôtel (v); atelier de plaidoyer inter-régional pour une meilleure insertion socio-économique des réfugié.es et demandeurs d’asile organisé le 19 octobre 2024à Bertoua dans la salle de conférence de Christiana Hôtel (vi); l’atelier du Cadre de Concertation pour le Développement Economique et Social (CCODES) des communes de Meiganga, Djohong et Ngaoui (vii) et enfin l’atelier de formation sur la protection transversale tenueà Meiganga dans la salle des réunions de Loumar Hôtel du 15 au 16 novembre 2024 (viii). 11.2. Difficultés rencontrées et solutions proposés Bien que satisfaisants, les résultats découlant de la mise en œuvre des activités 2024 n’ont p a s é t é obtenus sans difficultés. En effet, plusieurs difficultés o n t é t é rencontrées et influé la mise en œuvre des activités. Cependant, dans l’optique d’une gestion axée sur les résultats, des solutions alternatives ont été identifiées et mises en œuvre, lesquelles ont permis d’avancer vers l’obtention de ces résultats. Tableau 5: Récapitulatif des difficultés rencontrées et solutions apportées

Difficultés rencontrées

Solutions alternatives proposées

Transport des kits dans certaines localités ne pas évidenteà moto (Yamba, DjaoroMone, Yarmbang, Gbatoua, Fell, Lamou,Damissa, Fada

L’expédition progressive des kits ont permis d’apurer la m i s e à disposition des appuis aux bénéficiaires dans ces localités concernées

Absence d’identification des cas de protection dans certaines localités dû au non maitrise des procédures d’identification des cas de protection par certains CLP/leaders communautaires par certains CLP/leaders communautaires

L’auto-identification des cas dans les localités o n t é t é préconisé pour contourner cette difficulté

Non possession des formulaires adaptés pour le contre référencement Il a é t é suggéré de faire une double copie pour les cas de protection référé auprès de la fiche de référencement lors de la des partenaires prochaine échéance

Diffuculté de comprehension pour un Renforcement de capacité des équipes renseignement adéquat de certains programmes formulaires de gestion de cas de protections des cas de protection 12. Leçons apprises et principales recommandations Tableau 6: Synthèse des leçons apprises et principales recommandations

Leçons apprises

Recommandations

Le déploiement efficace des activités dépend essentiellement des besoins en personnel et en équipement de protection individuelle.

Fournir aux équipes des power banks pour conserver des sources d'énergie pendant les périodes de collectes des données et les activités quotidiennes. Se déplacer sur le terrain avec les formulaires fiches physiques. Fournir aux équipes des sacs pour protéger les outils de travail (ordinateur, smartphone, fiches).

L'absence d'un véhicule permanent pour les équipes est un facteur limitant entraînant des retards dans la mise à disposition des appuis aux cas, la collecte des données du monitoring et l'identification des cas de protection en saison pluvieuse.

Prévoir une voiture permanente pour les activités lors des prochaines échéances. Fournir aux équipes manteaux et bottes pour se protéger contre les pluies sur le terrain. Fournir aux équipes les thermos portatifs pour se ressourcer en énergie selon les besoins. Attribuer à chaque superviseur ses localités d'intervention par axe afin de couvrir toutes les localités et d'équilibrer les assistances (API, SNF, Gestion des cas).

Renforcement continuel des capacités des équipes programme et support et la disponibilité des équipes du DRC sont des facteurs essentiels du partenariat.

Continuer dans la même logique lors des prochaines échéances.

13. Tableau des indicateursà jour

sur les droits de l’Homme Personne et Réfugiés sur les droits des enfants en rapport avec la JEA Personne 720

Atteint avec 314 bénéficiaires de plus que prévu

Sessions sensibilisation sur la de conflit de gestion Personne cible résultat 3

Outcome 7 – Suivi des activités PDC Social sensible au conflit et promotion de la Personne 340 2.1.2. Projet« Approche de Graduation Adaptéeà la Protection Localisée (PAGA) pour renforcer l'autonomie, la résilience et le bien-être des réfugiés et des communautés d'accueil affectées par la crise centrafricaine au Cameroun (CamPAGA)

2.1.2.1. Basic Information Summary Table

Name of Organization:

Name of Project:

Cooperative Agreement #: Amount of Funding: Time Period of Agreement: Country of Program : Location(s):

Danish Refugee Council CamPAGA: Localised Protection-Adapted Graduation Approach (PAGA) to strengthen self-reliance, resilience and well-being of refugees and host communities affected by the CAR crisis in Cameroon DRC-CMR-ADA-2024-04 Y1:

Primary Point of Contact/Title:

Phone Number: E-Mail Address: Date of Quarterly Report : Time Period Covered by Report:

2.1.2.2. Overall Performance

Le Projet« Approche de Graduation Adaptéeà la Protection Localisée (PAGA) pour renforcer l'autonomie, la résilience et le bien-être des réfugiés et des communautés d'accueil affectées par la crise centrafricaine au Cameroun (CamPAGA)» est financé par le Bureau pour les Populations, Réfugiés et Migration (BPRM) du Gouvernement Américain et mis en œuvre par DRC en partenariat avec APROSPEN. C’est une action qui intervient dans un contexte camerounais marqué par les défis de la gestion des crises prolongées qui affectent neuf des dix régions du pays depuis les années 2014. Elle intervient dans 5 communes des régions de l’Adamaoua et de l’Est au Cameroun à savoir : Meiganga, Djohong, Ngaoui (région de l’Adamaoua, département du Mbéré) et Garoua Boulaï, Betare Oya (région de l’Est, département du Lom-et-Djerem). Ce projet dont la mise en œuvre a démarré en septembre 2024, a pour objectif global de renforcer l'autonomie, la résilience et le bien-être des réfugiés de la République centrafricaine et des ménages des communautés d'accueil vivant dans l'extrême pauvreté dans les communes d’intervention ciblées. De manière spécifique, le projetà travers son approche de graduation adaptée à la protection avec une cible de 6360 personnes dont 950 ménages vise à : (iii) le bien-être économique des réfugiés très pauvres et des communautés d'accueil est renforcé par l'inclusion dans le marché et l'intégration dans la chaîne de valeur. (iv) l'intégration sociale des participantsà l'action est renforcée et les acteurs nationaux/locaux sont responsabilisés. Le présent rapport présente l’état des réalisations au cours du premier trimestre de mise enœuvre mettant en exergue les performances et résultats enregistrés tenant compte du contexte sécuritaire, humanitaire, agro climatique. Les performances décrites se sont inscrites dans le cadre des activités de démarrage du projet suivant quatre logiques d’intervention de la graduation conformément aux objectifs spécifiques ci-dessus. Concrètement, lancé officiellement en octobre 2024, de nombreuses activités concourant au démarrage effectif de l’action contribuantà la progression vers l’atteinte des objectifs notamment les activités préparatoires et de mise en place notamment, (i) 12 staffs recrutés et leurs capacités renforcées grâce aux séances de cadrage interne et formation des personnels sur l’approche de graduation dont 41% des femmes, (ii) la participationà la préparation et l’animation de l’atelier de lancement officiel, (iii) les 12 localités géographique d’intervention pour la première année ont été identifiées et les ciblage des ménages ultra pauvres a étéamorcé, (iv) les préalables pour le séquençage de la graduation ontétéabordés (miseà jour SEVA, évaluation de marché et opportunité économique). Globalement, les activités menées au cours de la période sous revue sont les suivantes : (i) la mise en place du personnel, (ii) la participation aux réunions de cadrage et suivi de démarrage du projet avec DRC, (iii) la co-organisation de l’atelier de lancement officiel du projet avec DRC, (iv) la participationà l’atelier de graduation, (v) L’organisation des sessions de sensibilisation communautaire et des focus groupe sur les critères d’inclusion et d’exclusion pour la miseà jour des données SEVA, (vi) l’organisation du ciblage des localités, (vii) le recrutement des coachs communautaires et (viii) le ciblage des ménages ultra pauvres. En définitive, les résultats obtenus au cours de ce premier trimestre de déploiement sont globalement satisfaisants si l’on considère la progression vers l’atteinte des résultats du projet jusqu’à la fin du projet avec plus de 80% des activités prévues dans cette phase de démarrage du projet. 2.1.2.3. Programmatic changes Au la période sous revue, les modifications apportées concernent uniquement le dispositif ressources humaines sur la première année de mise en œuvre. En effet, (i) le nombre d’assistants programme planifié au niveau d’APROSPEN a étérevueà 03 au lieu de 04 initialement, (ii) Un poste de superviseur a ét éintroduità l’effet de combler le gap dans le dispositif ressources humaines pour la marche du programme de graduation. Au niveau des indicateurs et autres documents du projet, aucune modificationn ’ a étéapportées au cours de cette période de référence. 2.1.2.4. Measuring Results La mise en œuvre du projet poursuit la réalisation de 04 objectifs spécifiquesàsavoir : (iii) le bien-êtreéconomique des réfugiés très pauvres et des communautés d'accueil est renforcé par l'inclusion dans le marché et l'intégration dans la chaîne de valeur. (iv) l'intégration sociale des participantsà l'action est renforcée et les acteurs nationaux/locaux sont responsabilisés. Le projet étant encoreà sa phase de démarrage, les indicateurs corprate inclus dans le document seront présentésà partir du prochain rapport trimestriel. Au stade actuel de mise en œuvre, seuls les indicateurs en lien avec les activités de démarrage peuvent être présentés (voir rapports mensuels). 2.1.2.5. Program participants Le projet intervient globalement dans 5 communes des régions de l’Adamaoua (département du Mbéré : Meiganga, Djohong, Ngaoui) et de l’Est (département du Lom-et-Djerem : Garoua Boulaï, Betare Oya) au Cameroun. L’approche Localisation étant au cœur du partenariat entre DRC et APROSPEN, les interventions d’APROSPEN au cours de la période susmentionnée o n t étéconcentrées dans les communes de Djohong et Ngaoui dans la région de l’Adamaoua. Dans ces deux communes d’intervention pour cette première année de mise en œuvre, 05 villages prioritaires ont étéciblés dont 03 dans la commune de Djohong et 02 dans la commune de Ngaoui. Il s’est agi des villages suivants : Tableau 1: Synthèse des villages d’intervention prioritaire

Ces 05 villages prioritaires pour la mise en œuvre du CamPAGA dans les deux communes onté t é identifiésà l’issue d’un atelier communal de ciblage organisé dans chaque commune. Ces ateliers communaux de ciblage géographique avaient mobilisé 65 participants dont 12 femmes (18%) représentant les parties prenantes clés du projet au niveau communal.

Tableau 2: Récapitulatifs des participants à l’atélier de ciblage des village désagrégés par sexe et statut

2.1.2.6. Risk Management

Les risques et facteurs suivants susceptibles d’influencer la mise en œuvre du projet o n t étéenregistrés et les mesures d’atténuation adoptées pour mitiger leurs effets. Les facteurs de risques nécessitant une attention au cours de la période du présent rapport sont les suivants :

Régularisation au cours des réunions de suivi de contrat de sous subvention démarrage du projet (octobre 2024)

Inadéquation dans l’alignement du dispositif

Réaménagement du dispositif des ressources ressources humaines aux exigences de humaines en conformité aux exigences de la l’approche de graduation graduation

Non-respect et non-conformité aux procédures Réalisation de l’Humentum Finance du bailleurs dans la gestion des activités du

APROSPEN par l’équipe pour identifier les projet besoins d’accompagnement

Organisation de 03 réunions d’imprégnation APROSPEN sur les procédures de contractualisation avec les FSP 2.1.2.7. Collaboration/Coordination L’approche d’intervention définieà la base par DRC et APROSPEN pour la mise en œuvre du projet repose sur la localisation et viseà garantir la progression vers les résultats attendus et les produits escomptés, conformémentà la logique de gestion axée sur les résultats (GAR) dans une logique de synergie et assurer une meilleure lisibilité des indicateurs, veiller au contrôle et au partage des informations sur les résultatsà différents niveaux d’acteurs. Dans cette logique, les activités de coordination menées au cours de la période du présent rapport ont consisté : (i) la tenue des réunions internes de coordination, (ii) les réunions de suivi avec DRC, (iii) la participation aux réunions du CCODES au niveau communal, (iv) le cadre de pilotage stratégique entre APROSPEN/DRC et (iv) l’intégration des activités du projet dans les plateformes de coordination humanitaire et de développement dans les deux régions d’intervention et au niveau national. a) L’organisation des réunions interne de suivi et de coordination Il s’est agi ici des réunions internes de coordination organisées au d’APROSPEN et de l’équipe de mise en œuvre. L’objectif de ces séances de coordination et de suivi est d’avoir une vue d’ensemble de manière périodique sur la réalisation des activités du projet. Elles permettent d’évaluer la progression vers les objectifs et résultats du projet. Ces séances de suivi et de coordination interne se sont faites sous plusieurs formations (réunion en présentiel, échanges téléphonique, réunions virtuelles et groupe WhatsApp). b) Réunion de suivi avec DRC C’est un cadre de suivi opérationnel de la progression dans la mise en œuvre des activités de démarrage. Au cours de la période sous revue, 13 réunions de suivi et de coordination avec DRC o n t été organisées dont une en présentiel (Bureau DRC Yaoundé). Elles avaient pour objectifs d’assurer l’harmonisation de la démarche pour une cohérence entre APROSPEN et DRC et de partager les difficultés rencontrées ou défis dans la mise en œuvre des activités. c) Participation aux réunions de cadre concertation pour le développement au niveau communal Les CCODES sont des instances de coordination au niveau communal, mises en place avec l’appui de SOLID/DRC. Les réunions de CCODES visent à faciliter la coordination des interventions sectorielles dans les communes cibles. Au cours de la période sous revue, APROSPEN a pris part aux sessions de CCODES dans les deux communes d’intervention du CamPAGA. Il s’est agi des réunions de CCODES Organisées les 29 et 30 janvier 2025 respectivementà Djohong et Ngaoui. La participation d’APROSPENà ces troisième sessions CCODES dans les deux communes a permis de partager les réalisations du CamPAGA APROSPEN et partager les expériences avec d’autres projets mis en œuvre dans la zone. d) Participation aux plateformes de coordination humanitaire

APROSPEN participe au sein de nombreuses plateformes de coordination humanitaire dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Il s’agit notamment du Groupe de travail Livellihood, le Cash working group (CWG), le Groupe de travail et réunion du cadre harmonisé sur la sécuritéalimentaire (GTSA) etc. Ces instances de coordination ont constitué une opportunité pour partager les informations sur la mise en œuvre de CamPAGA. Au cours de la période sous revue, APROSPEN a participé et présenté les réalisations de ses projets y compris celles du projet CamPAGAà la session du groupe de travail Livellihood et du Cash working groupe sous le lead du HCR et du PAM respectivement. Photo 2: Illustration visite du Bailleur pour suivi et coordination 2.1.2.8. U.S Government regconition La reconnaissance du Gouvernement Américain dans le cadre des activités a étéassurée par les mesures visibilité du projet conformément aux directives de BPRM. Cette directive de visibilité a é t é assurée par la production des outils de communication et de visibilité sous la supervision de l’équipe communication de DRC. Pour le volet visibilité du Gouvernement Américain, elle a étégarantie par la présence du drapeau américain sur l’ensemble des supports produits par APROSPEN accompagné de la mention« Financement de BPRM, Département d’Etat Américain ». Sur les supports et documents de communication audiovisuelle distribués aux bénéficiaires, tel que les reportages il est signalé dans le contenu le financement de BPRM du Gouvernement américain en faveur des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables en particulier. Sur les images publiées sur la page Facebook et le site web d’APROSEPN, le 37 financement de BPRM du Gouvernement américain est aussi mentionné ainsi qu’une clause de non responsabilité concernant les publications. Dans chaque action de communication initiée dans le cadre, le logo du drapeau américain est mentionné en priorité. Même lors des simples échanges lors des rencontres avec les bénéficiaires ou lors des collaborations avec les autorités publiques sur le terrain, elle est évoquée. Les outils et éléments de visibilité et de communication produits tout au long des activités mises en œuvre au cours de la période sous revue sont :

Tableau 3: Synthèse des outils de visibilité produits et distribués au cours de la période considéré

Salle de l’atelier de lancement officiel

Distribution lors de l’atelier de lancement (miseàdisposition DRC)

Informer sur le projet en général

Autorités administratives, OSC, partenaires, communes, acteurs locaux 01 Reportage audiovisuel

Chaine de télévision (CRTV)

Informer sur le projet et sur l’évènement en particulier

Grand public, partenaires, Autorités, OSC, acteurs locaux 20 polos

Distribution

Assurer le relais de la visibilité du projet, d’APROSPEN et Bailleur

Administrations publiques ciblées, communes partenaires et grand public

Publications sur les réseaux sociaux et site web

Page Facebook et site Web APROSPEN

Informer le grand public quotidien de l’évolution des activités du projet

Grand public, internautes, partenaires et bénéficiaires

2.1.3.2. Brève description des activités prévues pour le mois Tableau 1 : Activités planifiées du mois

Activités principales

Activités secondaires

Construction de 03 magasins de stockage Chainage

Mise en place de 22 ha champs fourragers Récolte de semences et du foin

1. Réalisations 1.1.Construction de 12magasins de stockage

Durant ce mois, la construction de magasin a connu un avancement tant pour les magasins qui ét é en élévation durant les mois précédant que ceux qui ét é déjà chainés. Le tableau ci-dessous fait un récapitulatif du niveau de réalisation. Tableau 2 : Niveau de réalisation des magasins

Sites

Charpente Tôlage Porte et fenêtre Crépissage Dallage

En cours Matériels achetés et en cours d’acheminement En cours Matériels achetés et en cours

En rappel durant le mois de Février la situation de la construction des magasins était la suivante :

Trois (03) sites ont fini l’élévation, le chainage et le pion : Bafouck, Baboua et Mbondo Un (01) site a fini la charpente, crépissage, dallage, installation de porte et fenêtres :

Bafouck.

Un (site) en cours de realisation de la peinture;

a) Mise en place de 22 ha de champs fourragers

En titre de rappel, les 22 ha prévu o n t é t é mis en place et le suivi continue. Ce mois a fait l’objet de la suite de la récolte.

Le tableau ci-dessous récapitule les données de la récolte. Tableau 2 : Récapitulatif de la récolte de la semence du Brachiaria par sites

Superficie total ha Quantitésemence en Quantité de foin en

Départ Récoltée Planifié Récoltée Planifié Récoltée

Baboua Beka Guiwang Mbondo Bafouck Diel-Dole Total 5 5 6 4 2 22ha/2 2 5 5 6 4 2 22ha/22 b) Mise en place de 06 étangs piscicoles Par rapport aux étangs piscicoles, i l n ’ y pas eu de changement, étant donné que cette activité était finalisée durant les mois passé. La tache liéeà cette activité durant ce mois est le suivi et la distribution de l’alimentation aux poissons.

En rappel au cours de mois, l’etang piscicole de Beka Guiwang a connu le vol des poissons par les personnes non identifiées.

Tableau 3 : Aperçu des 03 étangs empoissonnés s En ce qui concerne les étangs piscicoles, la situation reste la même que le mois passé, sauf le cas de vol de poissonsà Beka Guiwang. Par ailleurs des ateliers de formation sur la fabrication des aliments pour poissonà base des produits locaux ontété organisés. Les détails seront mentionnés dans la partie réservée aux formations dans ce rapport.

c) Aménagement des points critiques (06 points prévus)

Le tableau ci-dessous, ressort le nombre de points prévu versus réalisé par site.

Tableau 4 : Niveau de réalisation des points critiques

Il ressort de ce tableau que aucune rréalisation pour l’instant des 06 points critiques prévus.

d) Récapitulatif des actifs mis en place

Tableau 5 : Récapitulatif des actifs mis en place au cours du mois

Site

Actif physique

Batourézim Baboua Beka Guiwan Mbondo Bafouck Diel Dole

Etangs piscicole Mare d’eau Magasin de stockage Etangs piscicole Champ fourrager Etangs piscicole Champ fourrager Magasin de stockage Champ fourrager Etangs piscicole Mare d’eau Champ fourrager Magasin de stockage Étang piscicole Mare d’eau Champ fourrager

Quantité/ nombre

Taille/longueur de l'actif (ha/Km/M2/M3) 15m*10m 15m*10m 8m*5m

Quantité de foins en KG récoltée (Si applicable) NA NA NA

Quantitéde de semences récoltée en KG (Si applicable) NA NA NA

État de l’actif Finalisé Finalisée En cours 2.1.3.3. Activités de formation réalisées dans le cadre du projet Au cours de ce mois une formation interne sur la fabrication d’alimentation pour poissonà base des produits locaux a ét éorganisée entre le staff d’APROSPEN, animée par le Coordonnateur National. Par la suite, le staff ayant renforcé ses capacités a réalisé cette formation sur les sites ayant des étangs empoissonnés. L’objectif de cette formation est double. Premièrement, il est question que les bénéficiaires puissent eux-mêmes nourrir les poissons lorsque l’aliment commerciale ne sera plus m i s à disposition par le projet et deuxièmement d’assurer la pérennisation de cette activité après le projet. Le table ci-dessous ressort le nombre de personnes ayant participées aux séances de formation par site.

Tableau 6: Récapitulatif des formations organisées au courant du mois 2.1.3.4. Autres activités réalisées dans le cadre du projet Comme autres activités, le suivi du fonctionnement des AVEC est continuel sur les différents sites ayant des avec mis en place en 2024.

De ce tableau il ressort que 03/03 sites ont déjà commencé la mobilisation des fonds. Depuis la clôture de l’exercice de 2024 certains n’ont pas encore repris la mobilisation de fond. 2.1.3.5. Participants aux travauxà forte intensité de main-d'œuvre (HIMO) Refugiés : 204 participants (26,45%) ; IDPs : 01 participants (0,12%) ; Communauté/population hôte vulnérable : 566 participants (73,43%) ; Retournés : 0 participant (0%). Tableau 7 : Nombre des participants aux travaux durant le mois d’âge 18-59 ans Femme 60 ans + Sous-Total Femme 18-59 ans Homme 60 ans + Sous-Total Homme Total

De ce tableau il ressort que 100 %de participants planifiés ont répondu présent aux travaux HIMO du mois. Sur le nombre total atteint, 26,45% sont des refugiés et 73,43% sont des résidents. 2.1.3.6. Evaluation des vivres/ ou Cash distribués au cours de l’année 2.1.3.7. Mécanisme de gestion des plaintes et retour d'information Les plaintes de ce mois tout comme les autres mois sont essentiellement liées aux transferts qui ne sont pas reçu par certains bénéficiaires. Par ailleurs certains participants aux travaux n’ont pas encoreétéenrôlés. Ce plaint sont les plaintes déjà partagées avec le partenaire (PAM) et sont en cours de traitement. 2.1.3.8. Innovations Aucune innovation n’est enregistrée ce mois 2.1.3.9. Implication des autres acteurs Ce mois, une mission conjoint APROSPEN, MINEPIA et MINADER a étéorganiséet conduite, sur les sites : Beka Guiwang, Baboua, Batourizin et Bafouck. Le tableau cidessous les actifs visités lors de la mission.

2.1.3.10. Difficultés opérationnelles rencontrées et mesures prises pour les surmonter

Chalenge rencontré Rareté des clients pour la vente du Brachiaria

Retard de Traitement de facture

Le PAM devrait trouver des méthodes qui permettront d’accélère le traitement des facture

2.1.3.12. Leçons apprises Actuellement plusieurs bénéficiaires participant au THIMO n’ont jamais reçu

l’assistance pourtant ils sont sur les listes de bénéficiaires. Vu le nombre de plaintes qui est largement supérieur aux cas d’échec, il serait judicieux que pour les projets avenir que le processus d’enrôlement de tous les bénéficiaires soit effectivement terminé avant que les travaux HIMO ne soit lancés. 2.1.3.13. Protection & Genre Hors mise les mises en place des actifs de protection, contre les abus et les VBG, les agents de terrain continuent les sensibilisations de manière routinière. Aucune plainte liée aux aspects transversaux (genre et protection) n’est enregistrée. 2.1.3.14. Niveau d’exécution des activités du mois

Activités Mise en place des champs fourragers (récoltes) Point critique Construction de 03 magasins

% exécution 100% 0% 84% 2.1.3.15. Conclusion Les principales activités de ce mois ont consistéà la suite de la construction des magasins qui a atteint un niveau de réalisation de 84% avec Dix sur douze magasins déjàtôlés et trois ayant fini le crépissage ; la récolte du Brachiaria qui est déjà finalisée, et la recherche de clients pour la vente en cours. Les points critiques quantà eux ont atteint un niveau de réalisation 28% avec sept points critique sur vingt-sept réalisés. 2.7. ASPECTS TRANSVERSAUX ET COORDINATION Les aspects transversaux de l’organisation au cours de l’année 2024 comprennent les activités de coordination et le dispositif de gestion des ressources humaines mis en place grâce aux appuis des partenaires. 2.7.1. Coordination et gouvernance de l’organisation Pour son fonctionnement et comme cela est de coutume, APROSPEN dispose d’un organe exécutif chapeauté d’une assemblée générale. Le bureau exécutif sous la conduite du président/coordonnateur national est accompagné par les équipes opérationnelles mises en place dans le cadre des projets et programmes mis en œuvre par l’organisation. A cet effet et pour les besoins de sa bonne gouvernance, l’organisation a continué dans le cadre de ses activités 2024 avec son dispositif de coordination notamment :

  • L’animation des réunions de coordination hebdomadaire de suivi des activités La tenue des réunions de suivi avec les équipes de projet ; -La participation aux réunions des clusters thématiques (GTSA, cluster protection, cluster livellyhood etc.). la tenue de la réunion annuelle du bureaux et de l’assemblée projetée en mars sera un cadre pour redéfinir les orientations stratégiques et priorités de l’organisation.

2.7.2. Ressources humaines et gestion du capital social Les projets mis en œuvre par APROSPEN en 2024 ont permis de créer de l’emploi et améliorer son dispositif ressources humaines bien que globalement en baisse. Les détails sur les emplois créés se résument comme suit :

Projets Projet SOLID Projet CamPAGA Projet PROSAR Totaux

Effectifs ressources humaines mobilisées

Mises en œuvre des contrat 4 & 5 du Projet d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire (PULCCA) dans les 17 communes cibles des quatre départements de la région de l’Est

I. Informations générales

Tableau A : Informations générales

Nom du partenaire coopérant

APROSPEN (Action pour la Promotion de la Santé, la Production et l’Environnement )

Projet de Renforcement de la Gestion Post-récolte, le

Activité

Stockage et la Commercialisation des Produits agricoles

Haut Nyong : Lomié-Mboma-Messok-Dimako-Doumé- projet

DoumaintangNguelemendouka

Kadey : Batouri-Kentzou-Ndélélé- Ketté-Ouli

Boumba et Ngoko : Gari gomboYokadouma-Salapoumbé

Date de déclaration Personne de contact

Nom : Hamadou Gambo Titre : Coordonnateur d’APROSPEN Adresse : Sise au Quartier Ekombitié, carrefour Ekombitié à 50 m chefferie Mobile :

II. Contexte général

[Décrivez la zone d’opération et tout contexte opérationnel de la zone. Indiquez ici le contexte général de la mise en œuvre des activités du projet : sécurité, accessibilité, encadrement des structures étatiques, etc.] La région de l’Est affiche des indicateurs de développement les plus faibles du Cameroun après les régions septentrionales malgré des surfaces cultivables assez importantes et les conditions naturelles particulièrement favorables et la diversité des productions agricoles. Par ailleurs, l'arrivée massive des réfugiés ayant fui la crise en RCA a aggravé la pression démographique dans la région. La malnutrition chronique, qui s’accroît a de lourds impacts sur les populations et en particulier les mères ayant les plus faibles niveaux d’instruction. Outre, les productions faiblement valorisées se caractérisent par des pertes post-récolte, très élevées jusqu’à atteindre parfois 40 % de la production agricole. Ces pertes sont dues principalement dues au faible accès aux unités de stockage et de transformations des produits agricoles, l’inexistence du système d’information sur le marché et à la faible accessibilité des marchés en particulier du transport vers les zones de consommation. De manière général, le secteur agricole affiche l’image d’une chaîne de valeur essentiellement désorganisée. Tous ces facteurs ont négativement accentué la situation alimentaire, nutritionnelle et l’accès aux services sociaux de base dans la région de l’Est, en dépit de l’aide humanitaire régulièrement fournie par de nombreux partenaires, notamment le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Au regard de cela, et afin de répondre aux besoins des petits producteurs de la chaine de valeur, APROSPEN à travers la signature d’un contrat de partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Cameroun a saisi l’opportunité de mettre en œuvre le Projet de Renforcement de la Gestion Post-récolte, le Stockage et la Commercialisation des Produits agricoles dans la Région de l’Est (PREGSCOP). Ce projet intervient dans le cadre du contrat 4 et 5 du Projet d’Urgence de Lutte contre la Crise Alimentaire (PULCCA) financé par la banque Mondiale dont le but est de répondre aux besoins immédiats en matière d’insécurité alimentaire dans les zones spécifiques ciblées par le projet. Ce projet s’inscrit dans le plan stratégique pays 2022-2026 du PAM et vient en appui au Gouvernement camerounais dans sa Stratégie Nationale de développement 2030 (SND30). Il touche dix-sept (17) communes de la région de l’Est reparties dans les quatre départements (Lom et Djerem, Kadey, Haut-Nyong et Boumba et Ngoko). Après la signature de l’accord de cofinancement (FLA) le 14 mai 2024, les activités du projet se sont inscrites dans la phase de sa mise en œuvre. Le présent rapport décrit l’ensemble des activités réalisées au cours de la période.

III. Objectifs du projet

[Indiquer les principaux objectifs du projet tels que mentionnés dans le document du projet et dans l’Accord bilatéral avec le PAM (FLA)] L’objectif général est d’apporter du soutien à la production et à la transformation des aliments pour les agriculteurs et les transformateurs agroalimentaires. De manière spécifique, il s’agit de :

  • Améliorer l’organisation professionnelle, la productivité et les capacités de stockage des petites exploitations agricoles ; - Améliorer la valorisation des produits agricoles locaux et réduire les pertes post-récoltes

; - Promouvoir le genre, la protection, la nutrition et la redevabilité envers les populations affectées.

IV. Participants/Ménages et bénéficiaires atteints

[Veuillez remplir et commenter les tableaux ci-dessous, y compris les raisons de toute différence entre le nombre prévu et le nombre atteint. Indiquez également clairement comment, par qui et sur quels critères les participants au travail ont été sélectionnés. Vous pouvez insérer des lignes supplémentaires dans le tableau] Le projet cible initialement 150 groupements et 4500 petits produteurs (2000 pour le contrat 4 et 2500 pour le contrat 5) issus des GICs, Coopératives, AVEC répartis au sein des 17 communes cibles. Le ciblage s’est déroulé avec l’application ODK installée dans le smartphone permettant de garantir la transparence et la traçabilité dans l’identification des groupements.

Après le ciblage, 7003 petits producteurs issus de 214 groupements (Coop-CA, Scoops, GICs, AVEC,

GEVEC, Union Association) de manioc et banane plantains ont été recensés dans 127 villages /quartiers.

  • Réfugiés : 310 participants (4,42%) ;
  • PDI : 46 participants (0,65%) ;
  • Population locale vulnérable/d’accueil (camerounaise) : 6647 participants (94,91%) ;

Tableau B : Nombre de participants touchés durant le ciblage

Départements

Villages/ Communes Quartiers Total Groupements Hommes Femmes Total Global H. Réf prés. Fem. Réf. Prés. PDI % Fem. Réf

Tableau C : Nombre de bénéficiaires assistés aux activités 2024

Bonis I, Nkolbikon II Badan, Nanongue et Aboboutilla Dimako centre, Tombo kampala, Toungrelo, Beul

Doumaintang Doumaintang centre, SALLE

Messok Haut Nyong Doume Lomié Mboma

Messok centre, YAMBOT I Doumé centre, Kobila, Paki Lomié centre, Polydor, Bingongol II Mboma centre, Ngoap

Kette Kentzou Ndélélé Ouli Gari-Gombo Yokadouma Salapoumbe

Ketté centre, Gbiti, Timangolo Kentzou centre, Lolo, Mbile Ndélélé centre, SONE Ouli centre Gari-Gombo centre, Gribi Yokadouma centre, MPARO Salapoumbé centre, MIKEL

Atteint Gap Autochtone Réf. PDI Homme Femme Total

V. Ressources distribuées

Dans le cadre de ce projet, aucune distribution des vivres a été planifiée.

Tableau D : Quantité d’aliments distribués (MT) au courant de l’année 2024

% Distribution vs Plan [c]= [b]/ [a] * 100

Tableau F : Produits non alimentaires distribués

VI. Actifs créés par le projet

Les détails des activités réalisées par contrat se résument dans le tableau ci-dessous.

Tableau G : Activités réalisées par contrat dans le projet agricoles issus des Nguelemendo groupements

  • Distance très - 214 éloignée groupem entre les nts villages (07 - touchés
  • Erreurs dans villages et les numéros quartiers de téléphones

des

  • Improvis responsables ation en des GIC et scionnan coopératives t dans les fournis par le villages
  • Absence ou instabilité du réseau pour joindre certains GIC/ coopératives dans certaines communes ;
  • Péremption voire femmes
  • Réfugiés nes situés à des intégrées
  • Absence des comme réfugiés dans suit: le département femmes du Hautréfugiées

Taux de Résultats atteints réalisatio Défis

Mboma.

  • Un procèsverbal d’intégra tion a été signé dans chaque commun e.
  • (CEP) et commune pour la démonstration des bonnes pratiques agricoles (manioc et plantain)
  • Diminution
  • Retard dans boutures la mise en de place manioc distribué

Taux de Résultats atteints réalisatio Défis (ha/Km) n (%)

Commentaires s par commun e; - 1,5 ha de champ de démonstr ation de Trouaiso n effectuée pour la mise en place des pifs de banane plantain dans 05 commun es (Doumé, Doumain

  • Péremption Sensibilisation des voire participants sur la

Contrat 5

  • Faible participation sessions des de 01 producteurs jour occupés dans réalisées
  • Distance compren éloignée avec nant 84 le lieu de réfugiés formation ; dont 71
  • Absence de femmes perdîmes ou réfugiées le transport

des

  • Création participants ; de 02 ou
  • Présence de
  • Faible compréhensi on des formation .
  • Distance éloignée avec le lieu de formation ; -17 sessions de 05 - Absence de jours réalisées avec perdîmes ou la présence de 598 le transport femmes des comprennant 199 réfugiés dont 174 participants ; femmes réfugiées;
  • Présence de -Création de 02 ou plusieurs site.
  • Distance
  • 17 sessions de 05 éloignée avec jours réalisées avec le lieu de la présence de 561 femmes formation ; comprennant 109
  • Absence de réfugiés dont 96 perdîmes ou femmes réfugiées; le transport -Création de 02 ou
  • Présence de cours de finition plusieurs dans les 02 partenaires denières (FAO, OIT, communes. etc) sur le site.
  • Distance sessions éloignée avec réalisées de 01 jour le lieu de avec la présence de femmes formation ; comprennant 72
  • Absence du réfugiés avec 64 transport ou femmes réfugiées; les perdîmes -Création de 02 ou des 03 pôles de participants ; formation;
  • Formation en
  • Absence des cours de finition équipements dans les 02 0 % certains AVEC non par commune.

Taux de Résultats atteints réalisatio Défis (ha/Km) n (%)

Commentaires autres communes 01 AVEC à doter.

VII. Processus de ciblage des bénéficiaires utilisés a. Avez-vous mené un plan de participation communautaire (PCP) avant le projet ? Si non/ Oui, pourquoi ?

  • Dans le cadre du FLA 2024, aucune planification participation communautaire n’a été réalisée avant le projet. Le ciblage des zones d’intervention s’est fait de commun accord entre le PAM et le MINADER ; tandis que celui des bénéficiaires a été définit dans le document du projet par contrat (Contrat 4 : 2000 petits producteurs et Contrat 5 : 2500 petits exploitants agricoles issus des coopératives, GIC et AVEC). Les différentes zones d’intervention sont des bassins de productions où la chaine de valeur agricole regorge des petits producteurs et des populations vulnérables (réfugiées, autochtones, personnes déplacées internes).
  • Pendant le projet néanmoins, les besoins des groupements bénéficiaires par filières prioritaires dans les 17 communes cibles (manioc et banane plantain ou céréales) ont été identifiés en équipements pertes post récoltes (étagères, palettes, balances, etc), en équipements de transformations (Machine à éplucher, à découper, à râper, Friteuse, etc); en intrants agricoles (semences, engrais, matériels agricoles), en renforcement des capacités.
  • La liste des besoins de ces différents groupements (Gics, coopératives, Union, AVEC, etc) a été transmise au PAM pour la dotation des équipements aux bénéficiaires comme prévue dans le partenariat. b. Expliquer comment les critères de sélection du PAM sont mis en œuvre.

Les critères utilisés sont les suivants : b.1. Critères de ciblage

  • Etre un exploitant, groupements (Gics, coopératives,etc) des filières prioritaires (manioc, banane plantain, céréales), élevage ;
  • Etre reconnu dynamique aux activités par le MINADER dans l’un ou tous les maillons (production, stockage, transformation, commercialisation) ;
  • Avoir une grande capacité de production et de vente des récoltes ; - Etre résidents ou installés dans le village cible de la commune pendant plus de 05 ans au minimum; - Accepter intégrer les femmes réfugiées dans le groupement ; - Prise en compte du genre avec 60% des femmes. b.2. Conditions d’éligibilité - Disposer des comités de gestion des équipements ;
  • Ne pas être bénéficiaire dans un autre projet d’assistance alimentaire (FAO, OIT, HCR, etc) dans la même zone ;
  • Disposer un compte bancaire du groupement fonctionnel dans un établissement bancaire (microfinance, banque). c. Y a-t-il un cas où les critères du PAM n’ont pas été utilisés ? Si c’est le cas, expliquez les raisons. Au cours de la mise en œuvre du projet, l’intégration des femmes réfugiées dans les communes n’a pas été atteinte dans toutes les communes cibles du projet car dans le département du Haut-Nyong et certaines communes cibles, il n’y a pas de réfugiés. Dans ce cas, les sensibilisations ont été orientées vers les communautés autochtones telles que Baka, Kako, Maka, Gbayas, les personnes déplacées internes (PDI). C’est ainsi que les femmes Autochtones Baka ont été intégrées à Mboma dans la coopérative SOCOPCAN. Malgré l’intégration de certaines femmes dans les groupements dans les communes de GarouaBoulai, Yokadouma, Ouli, Mboma, l’absence voire la péremption des cartes de refugiés d’autres femmes et leur éloignement par rapport aux zones du projet n’ont pas facilité leur insertion dans les mêmes communes. d. Quelles sont les leçons apprises lors de la sélection des bénéficiaires ?

Au cours de la mise en oeuvre du projet, les leçons apprises lors de la sélection des bénéficiaires sont entre autres: - La sélection des groupemennts par contrat issue des données de la plateforme ODK ne reflète pas toujours la réalité sur le terran. Car certains groupements retenus et bénéficiaires du contrat 4 ont été lésés au profit de ceux du contrat 5 en vue de la dotation des équipements pertes post récoltes et de transformation à énergie solaire (150 groupements pour le contrat 4 et 64 pour le contrat 5); - L’outil ODK ne permet pas de choisir des groupements dynamiques sur le terrain.

VIII. Suivi effectué et conclusion du suivi a. Comment le CP a-t-il effectué le suivi ?

Le suivi des activités a été réalisé à quatre niveaux. Le premier niveau se réfère à la mise en place du staff APROSPEN pour assurer la planification, la mise en œuvre et le suivi des activités tout le long du projet. Cette équipe est constituée de 05 formateurs superviseurs, un responsable chargé de suivi évaluation, un comptable et un chef de projet. Le deuxième niveau composé du PAM-MINADER-APROSPEN. Cette instance de suivi conjoint a permis d’apporter des recadrages et orientations sur les besoins exprimés ou inquiétudes dans les communes cibles. Le troisième niveau est celui des descentes de missions conjointes de suivi et d’évaluation à miparcours avec le PAM et l’équipe de la Banque mondiale pour apprécier l’état d’avancement des activités sur le terrain et de relever les difficultés rencontrées afin de trouver des solutions immédiates ou futures. Outre, des réunions de suivi mensuels ont été réalisées avec le PAM pour faciliter l’atteinte des objectifs. À côte de ces différentes instances de suivi, s’ajoute au terrain le suivi des activités par les représentants des coopératives, des chefs traditionnels, la commune et les différents comités locaux mis en place. Ceux-ci ont facilité l’information et la mobilisation des bénéficiaires, la mise à disposition des terres pour la réalisation des démonstrations des bonnes pratiques de manioc et banane plantain et l’identificcation des lieux de formation.

b. Le CP a-t-il utilisé le mécanisme de rétroaction des bénéficiaires en 2024 ? Si c’est le cas, expliquez le mécanisme et son fonctionnement. Dans le soucis d’assurer la remontée des informations liées aux activités du projet et aux problèmes du genre au sein des communautés bénéficiaires, des comités de gestion des plaintes et de suivi des activtés ont été mis en place dans chaque site d’intervention. Ces comités composés des groupements bénéficiaires permettent de remonter les informations. A coté de ces comités, une sensibilisation sur le numero vert du PAM (8099) pour exprimer les besoins en cas des préoccupations. De plus, les responsables des groupements sur le terrrain ou les chefs communautaires disposent le numéro des formateurs pour faciliter le partage des informations des données et la planification des activités sur le terrain.

c. Quelles mesures le CP a-t-il prises en 2024 pour tenir compte des constatations de surveillance et des commentaires des bénéficiaires ? Dans le cadre de la surveillance, le partenaire coopérant a signé des contrats de travail avec le staff de mise en oeuvre du projet pour accompagner les bénéficiaires durant la période des activités sur le terrain. De plus, les comités de gestion mis sur pied dans les différents sites facilitent cet accompagnement et le suivi.

IX. Activités de renforcement des capacités

a. Formation dispensée par le PAM Tableau H : Formations tenues par le PAM Le PAM a dispensé de formation au cours de cette période.

Formation sur information des partenaires prévention et de réponse.

des données sur des données dans le serveur les Smartphones du PAM pour leur sélection.

Renforcement

  • Chaque staff des capacités du personnel s’est inscrit 01

La formation a-t-elle été utile ?

Oui Oui Oui

Une formation supplémentaire est-elle nécessaire ?

  • Un certificat de fin de formation a été délivré pour confirmation la participation de chacun. a. Formation organisée par APROSPEN (en relation avec la

FLA)

Tableau I : Formations organisée par APROSPEN

  • Compréhension des

Coopératives;

  • Intégration des Femmes
  • Gestion des avec 71

Conflits ;

femmes

  • Leadership ; réfugiées
  • Gestion

La formation a-t-elle été utile?

Oui

Une formation supplémentaire est-elle nécessaire?

Oui

Nom de la formation Organisation de sessions de formation sur l’entreprenariat agricole (FBS)

Thèmes principaux Module 1 : Faire de l'argent avec l'agriculture / Planification Module 2 : Connaître les unités pour connaître ses ressources Module 3 : Gérer son exploitation agricole pour assez de nourriture tout au long de l'année Module 4 : Sortie et entrée d'argent - Savoir si vous faites de bonnes affaires et prise de décisions Module 5 :

Nombre de jours

Nombre de participants 976 dont 598 femmes comprennant 199 réfugiés avec 174 femmes réfugiées

La formation a-t-elle été utile?

Oui

Une formation supplémentaire est-elle nécessaire?

bénéficiaires sur récolte de la banane plantain les techniques de Module 3 : Bonnes pratiques d’hygiène, sécurité et environnement (HSE) des produits transformes. Module 4 : Gestion des réfugiées matériels et équipements de transformation.

Thèmes principaux

Module 1 : Module 2 : Démarche de création des AVEC ; Module 3 : Rôles et responsabilités de chaque membre au sein des AVEC ;

production.

Module 1 : Rôles et responsabilités de chaque catégorie d’acteurs du système ; Module 2 : Analyse des besoins de chaque acteur du système ; Module 3 : Création et opérationnalisation de la plateforme multi-acteurs ; Module 4 : Techniques de commercialisation de leurs produits. Module 5 : Promotion la chaine de valeurs.

Nombre de jours 05

Nombre de participants -

La formation a-t-elle été utile?

Une formation supplémentaire est-elle nécessaire?

X. Autres activités

A. Réunion de coordination mensuelle des activités avec le PAM Les différentes réunions mensuelles se sont tenues dans les locaux PAM et ont permis aux six partenaires de mise en œuvre du PULCCA dans la région de faire la revue des activités réalisées, les difficultés et, recommandations afin d’améliorer le travail dans les 04 départements et différentes communes cibles. Elles se font en alternance avec le bureau de Bertoua et Batouri.

De plus, elles ont servis de réflexion sur la communication et l’appropriation des activités par les autorités administratives régionales, la redevabilité envers la population affectée et rappel sur les principes tolérance zéro de la fraude, la validation de la mission multisectorielle conjointe ; Ces activités illustrent l'implication d'APROSPEN dans la coordination, la formation, la sensibilisation, et les évaluations sur le terrain pour soutenir la mise en œuvre du projet PULCCA et améliorer la situation alimentaire dans la région. B. Mission d’évaluation des capacités des partenaires coopérants du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) dans la région de l’Est La mission a eu lieu le jeudi 18 juillet 2024 dans les locaux d’APROSPEN. A l’issu de cette évaluation, plusieurs recommandations ont été faites (la séparation du document VBG et PSEA avant de mettre dans la plateforme UNPP, la spécificité dans les appels de candidatures le recrutement des personnes handicapées, etc.) et le complément des documents (justifications des Contrats de partenariats avec le PAM, etc.) C. Réunion du Groupe de Travail de la Sécurité Alimentaire (GTSA) avec les acteurs de la sécurité Alimentaire à l’Est Cameroun (Chaque mois) Cette réunion importante s’inscrit dans le cadre de rencontres périodiques visant à aborder les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région. Elle s’est tenue en présence de plusieurs partenaires de la sécurité alimentaire et, a été présidée par le Délégué Régional d’Agriculture et développement rural. Cette réunion a souligné l’importance de la collaboration entre les différents acteurs pour améliorer la sécurité alimentaire dans la région de l’Est Cameroun. Le PAM, la FAO, le MINADER MINEPIA, UNHCR, APROSPEN et les autres partenaires continuent de jouer les rôles clés, chacun apportant son expertise unique pour relever les défis alimentaires et nutritionnels. Grâce à ces efforts conjoints, des progrès significatifs sont attendus dans la lutte contre l’insécurité alimentaire dans la région. La réunion a été marquée par la lecture des recommandations des dernières réunions, suivie de la présentation de la matrice 5W (Qui, fait Quoi, Où, Quand, Pour qui). Des exposés notamment sur la chenille désolatrice, etc. ont été présenté ainsi les résultats de l’analyse du cadre harmonisé de la session de mars 2024. D. Mission de suivi de la formation sur l’insertion des femmes réfugiées par l’équipe de coordination dans les communes de Kentzou et de Ketté Les termes de référence pour le suivi de la formation des femmes réfugiées et leur insertion dans les coopératives dans les communes de Kentzou et Ketté, ont été élaborés et partagés avec le PAM. Cette mission visait à s’assurer le respect de la démarche d’animation par le formateur au profit des producteurs agricoles. (Voir le rapport de la mission). E. Renseignement fiches de consentement Les formateurs d'APROSPEN ont collecté des fiches de consentement auprès des bénéficiaires pour autoriser le partage d'informations personnelles avec le Ministère de l'Agriculture (MINADER), afin de soutenir leurs besoins dans le cadre du projet.

F. Participation à des ateliers et réunions importantes • Atelier de formation CAMFORT (03-06 septembre à Douala) : APROSPEN a participé à cet atelier sur le développement de chaînes de valeur alimentaires, visant à renforcer les capacités des acteurs du développement et promouvoir la transformation locale des produits alimentaires, l'enrichissement des aliments et la sécurité alimentaire. • Réunion de la Taskforce régionale de coordination du PULCCA (17 septembre) : Cette réunion a rassemblé plusieurs acteurs du projet pour présenter l'avancement des activités, identifier des opportunités de synergie et formuler des recommandations. • Réunion de coordination mensuelle avec le PAM (06 septembre) : Cette rencontre a permis de faire le point sur les activités et les difficultés rencontrées sur le terrain, en présence des six partenaires du projet PULCCA dans la région. G. Visite du Coordonnateur National d’APROSPEN (21 septembre) La séance de travail avec le Coordonnateur National a permis de redynamiser l’équipe et soutenir la mise en œuvre des activités. H. Réunions préparatoires et missions de terrain • Réunion de présentation des activités à mi-parcours (07 octobre) : L’état d’avancement des activités a été présenté aux partenaires et à un Third Party Monitor de la banque mondiale en prévision de leur mission sur le terrain. • Mission conjointe avec la Banque Mondiale (08-11 octobre) : La mission de suivi dans quatre communes (Garoua-Boulai, Batouri, Dimako, Doumé) a permis de rencontrer les bénéficiaires et de recueillir leurs impressions sur le projet. La commune de Mboma était planifiée mais l’équipe de la mission n’est past arrivée malgré la mobilisation importante des bénéficiaires. J. Participation à la Journée Mondiale de l’Alimentation (16 octobre à Bertoua 1er) APROSPEN a participé à la célébration de cette journée dont le thème s’articulait autour du « Droit à l’alimentation pour une vie meilleure et un avenir meilleur ». Des échanges en présence du chef de l’aire de santé de Bonis I sur la réflexion de la thématique ont été effectué au profit de 63 participants dont 36 femmes. Puis, une démonstration de l’art culinaire local (couscous de manioc et de la sauce Koko) a été réalisée. K. Réunion de consultation sur l’engagement des OSC (21 octobre) La réunion avec deux représentants du PAM Rome a permis de discuter des défis rencontrés par les organisations de la société civile (OSC) dans le cadre de leur partenariat, notamment des problèmes administratifs et de coordination. Parmi les défis évoqués, on a : (i) l’avancée opérationnelle de 30% au démarrage est très faible pour l’exécution des activités sur une courte période de mise en œuvre (ii) les procédures de traitement des factures et le temps de remboursement prennent beaucoup de temps pour la suite d’exécution des activités; (iii) les questionnaires du formulaire d’inscription du partenaire dans la plateforme (portail) des nations unis ne sont pas adaptées aux procédures des Organisations de Société Civile ; (iv) le partenariat avec le PAM est court par conséquent une faible capitalisation des réalisations effectuées au sein des communautés ; (v) les activités agricoles mises en place du projet ne cadrent pas toujours avec le calendrier cultural ; (vii) la faible présence de l’équipe du PAM sur le terrain contrairement à d’autres partenaires onusiennes (HCR, UNICEF, etc). L. Atelier de Renforcement des capacités du GTSA pour une meilleure coordination de la sécurité Alimentaire dans la région de l’Est à l’hôtel Sun city (05 au 06 Novembre) L’ atelier a été organisé par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en partenariat avec le Food Security Cluster (FSC). Il visait à renforcer les capacités des membres du Groupe de Travail de la Sécurité alimentaire (GTSA) de la région de l’Est en matière de renseignement de la matrice 5W (Qui fait Quoi, Où ? Quand et pour Qui) et à améliorer la coordination des interventions dans le secteur de la sécurité alimentaire. Durant l’atelier, la matrice 5W a été présentée comme un outil essentiel pour collecter des données précises sur les interventions des acteurs humanitaires, elle permet de suivre l’évolution des projets, d’identifier les lacunes, d’éviter les chevauchements et de renforcer le plaidoyer pour mobiliser des ressources additionnelles. M. Participation à la formation sur les systèmes semenciers de patate douce et de plantain dans le cadre du projet « Tools4SeedSystems : travailler vers la résilience à travers les cultures de racines, de tubercules et de bananes dans des contextes humanitaires » à l’Hôtel Transcam de Ngaoundéré (25 au 29 Novembre) APROSPEN dans la région de l’Est en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a participé à cette formation organisée par le Centre International de la Patate douce (CIP). Elle visait à doter les parties prenantes de connaissances et de compétences pratiques agronomiques et agroalimentaires sensibles au genre dans la production de semences de qualité de patate douce et de plantain, dans des contextes humanitaires-développement-paix. La formatrice du PREGSCOP a reçu 300 semences de deux variétés patates douces notamment 150 Ejumula et 150 Naspot pour mettre en place la parcelle de démonstration et une multiplication rapide de la patate douce après cette formation dans un site dans la région de l’Est (Voir rapport de formation). N. Mise en place du champ semencier de patate douce dans la commune de Doumé, Village Paki (02 au 03 Décembre 2024) Après avoir reçue la formation à Ngaoundéré durant 05 jours sur la patate douce et banane plantain par le Centre International de Patate douce (CIP), la formatrice a mis en place une parcelle de 50 m2 et 4 planches de 3,6 m2 contenant chacune 75 plants avec les deux variétés (Ejumula et Naspot) dans le village Paki, commune de Doumé. La variété ejumula est à peau crème à chair clair orange foncée d’une part et Variété Naspot peau rouge pourpre à chair orange claire d’autre part. Ces deux variétés sont très riches en vitamine A, C, D (voir rapport activité). O. Mission de supervision Multisectorielle conjoint PULCCA (08 au 12 Janvier 2025) Cette mission a intervenu suite à l’une des recommandations des dernières missions de l’équipe de la banque mondiale reçues dans notre région pour davantage impliquer les autorités dans les activités du PULCCA. Il s’agissait d’une évaluation à mener par les sectoriels de la région de l’Est dans les 17 communes cibles. Pour effectuer cette mission de supervision, APROSPEN en tant que partenaire coopérant du PAM, a été sollicitée par ce dernier pour débloquer les ressources dédiées à cette mission pour la prise en charge des sectoriels du MINEPAT et MINEDUB en utilisant les lignes du FLA. C’est ainsi que la mission s’est réalisée dans les communes de Bertoua 1er, Kentzou, Ketté, Gari-Gombo sous la conduite du MINADER qui, a assuré le rôle de chef d’équipe. Au retour de cette mission, les livrables y relatifs ont été remis aux partenaires coopérants concernés. Des recommandations ont été apportées notamment sur la mise en place des plaques de visibilité du champ Ecole paysan (CEP) de démonstration; la mise à disposition du petit matériel durant les bonnes pratiques agricoles en CEP et le respect du calendrier agricole des cultures. P. Atelier de campagne de sensibilisation conjointe sur le mécanisme de rétroaction de la communauté humanitaire (20-22 janvier 2025) Un atelier de 3 jours à Bertoua a été organisé par le PAM du 20 au 22 janvier 2025 sur les mécanismes de retour d’information de la communauté humanitaire (HCFM). Le HCFM est un outil essentiel pour garantir la responsabilité, la transparence et l’inclusivité dans la fourniture de l’aide humanitaire. Les partenaires coopérants du PAM notamment APROSPEN, LWF, Plan International, Warda, l’OIM, le CNNCA et autres membres de la communauté comme les comités de gestion des plaintes et chefs traditionnels de certains villages de Bertoua ont pris part à cet atelier. Cet atelier a permis aux différents groupes constitués de rassembler et consolider les données pour garantir une coordination efficace dans la gestion des retours et des réponses au niveau communautaire. La troisième journée a été marquée par la visite de deux sites à Mandjou pour une campagne conjointe de sensibilisation pour renforcer et promouvoir son utilisation.

XI. Initiatives de genre et de protection entreprises (y compris l’amélioration

du point de distribution final) a. Des activités ont-elles été entreprises dans le domaine du genre et de la protection ? Si oui, lesquels ?

  • Les bienfaits nutritionnels du manioc pour les femmes enceintes, allaitantes, et les nourrissons, ont été mis en
  • Tenue de démonstration de l’art culinaire local et bio du couscous de manioc et de la sauce Koko a été réalisée

Réunions de suivi

Genre et protection

APROSPEN a participé à plusieurs réunions en ligne avec les partenaires du projet PULCCA, notamment le groupe de travail CFM (Complaint and Feedback Mechanism), pour renforcer la gestion des plaintes et le retour d’information.

  • La création des comités de gestion

Sensibilisation sur les mécanismes de plaintes et des feedbacks

Les types, causes, conséquences, et

Sensibilisation sur les Violences basées sur le genre (VBG)

Genre et protection solutions face aux Violences Basées sur le Genre (VBG), renforçant la prise de conscience et l'autonomisation des participants

XII. Durabilité du projet

Le projet dont la durée de mise en œuvre est limitée dans le temps voire très courte comme le contrat 4 et 5 du PULCCA entraine des questions sur la durabilité des actions engagées à travers le temps. Cette préoccupation est belle bien un défi à relever pour pouvoir atteindre les objectifs car certains d’entre eux ont une portée de réalisation qui surpassent le temps de mise en œuvre du projet et restent observables sur le long terme.

A cet effet, des dispositions ont été prises afin de permettre une pérennisation des actions entreprises à court, à moyen et/ou long terme. Il s’agit de :

  • La mise en place et animation des différents comités de gestion d’actifs durant le projet pour assurer le suivi des activités (champ école paysan, etc) et leur replication dans les groupements grâce à la collaboration avec les chefs de villages/quartiers et les responsables des groupements ; - La promotion davantage à la création et l’adhésion des coopératives agricoles afin de faciliter l'accès aux ressources, aux formations, et aux marchés pour les petits exploitants et les réfugiés ; - L’implication du DAADER dans l’accompagnement de ces groupements de la chaine des valeurs en vue de la valorisation des produits agricoles dans les bassins de productions.

XIII.

Parties prenantes à la mise en œuvre (y compris les sous-contacteurs) et à la coordination a. Indiquer les intervenants et le rôle des principaux intervenants qui aident à la distribution des activités d’aide alimentaire

Tableau K : Les parties prenantes à la mise en œuvre et leurs rôles

Nom de l’intervenant Rôle (distribution, coordination, surveillance, suivi, etc.)

  • Préfinancement des activités ;
  • Coordination de l‘activité, mise en oeuvre et le suivi des activités ;
  • Communication et les échanges des données entre les partenaires.
  • Enregistrement des données des groupements agricoles

CP-APROSPEN dans la plateforme ODK pour leur sélection par le PAM;

  • Production des modules de formation par ses formateurs ;
  • Formation des producteurs sur plusieurs thématiques évoquées dans le projet;
  • Mise à disposition des semences tubercules aux bénéficiaires;
  • Suivi et gestion des plaintes.
  • Cofinancement pour la mise en oeuvre des activités du projet;
  • Traitement des données ODK et repartition des groupements par contrat;
  • Traitement des factures et de rapports d’activités

PAM d’APROSPEN;

  • Suivi des activités sur le terrain et apport des recommadations;
  • Organisation des renforcements des capacités des partenaires coopérants;
  • Suivi et gestion des plaintes.
  • Contribution dans les termes de référence des modules de formations;
  • Dotation de la base des données des groupements

Délégué d’agriculture producteurs de turbecules (manioc , bananes plantains, (DAADER) etc);

  • Assurer le suivi de la formation sur le terrain;
  • Appui dans les bonnes techniques de démonstration pour la mise en place de culture manioc et de bananes plantains
  • Facilitation et mise à disposition des parcelles agrcioles n’ayant pas de conflit pour les cultures ;

Autorités locales et Chefs de villages

  • Information et Mobilisation des groupements durant la formation et autres activités mises en œuvre;
  • Participation à la résolution des conflis dans la communauté des bénéficiaires.

Nom de l’intervenant Rôle (distribution, coordination, surveillance, suivi, etc.)

  • Participation aux formations et champ de démonstration dans chaque site;

Bénéficiaires

  • Organisation et planification des activités ; - Mise à disposition des parcelles de terre;
  • Suivi des actifs mis en place afin d’assurer leurs durabilités.

Fournisseurs de

  • Mise à disposition des semences manioc

Service

Comité de gestion des

  • Garant de la transparence dans la participation des parties plaintes ou du suivi des prenantes et prise en compte du genre dans les activités du activités projet b. Quels ont été les défis rencontrés dans la coordination avec les parties prenantes

Tableau L : Les défis rencontrés avec les parties prenantes

Parties Prenantes

Defis

PAM APROSPEN MINADER Groupements Bénéficiaires

  • - Charge élevée de travail par formateur superviseur pour la gestion respective de 03 ou 04 communes ; - Faible disponibilité de certains bénéficiaires pour participer aux formations et autres activités car occupés dans leurs plantations ; - Instabilité voire absence du réseau dans certaines zones ; - Présence de plusieurs partenaires dans la même commune ou sur le même site ; - Accident de 03 superviseurs formateurs avec la moto du projet lors de leur descente respective dans leur commune ; - Risque d’agression et Enlèvement des personnes sur l’axe de Ouli et Ketté (Gbiti) - Indisponibilité en cas de besoin de descente sur le terrain - Distances très grandes entre villages ; - Occupation des groupements dans leurs plantations pour les récoltes

Parties Prenantes Comité de gestion des plaintes ou du suivi des activités

Defis

XIV. Défis opérationnels globaux

a. Quels ont été les défis rencontrés cette année et comment l’organisation a relevé les défis

Tableau M : Défis rencontrés par APROSPEN

Challenges rencontrés

Solutions adoptées au niveau du terrain

Retard dans la mise à disposition des listes des groupements (coopératives, GIC et AVEC)

  • Echanges avec le PAM

Retard dans le traitement de factures et paiement

  • Préfinancement des activités et replanification des activités.

Doublons de groupements sur la liste fournie, numéros incorrects par le MINADER et Indisponibilité des responsables et membres de certains groupements sur le terrain

  • Scionnage dans les villages et quartiers afin d'identifier d'autres groupements supplémentaires

Faible mobilisation voire indisponibilité de

  • Création de deux voire trois pôles de certains bénéficiaires pour participer aux formation dans la plupart de communes ; formations et autres activités car occupés dans
  • Décalage des heures prévues de leurs plantations; formation

Distances très grande (7 à 60 km) pour atteindre

  • Information à l’avance des groupements les lieux de formation éloignés rapport aux différents pôles ;

APROSPEN formateur)

  • Revue de la superficie à 1,5 ha en fonction du FLA et validation de la proposition par le PAM

Charge élevée de travail par formateur

/superviseur respectivement pour 03 ou 04 - communes

  • Solliciter la présence de plus des

La non-représentation de certains groupements due aux distances grandes entre les villages.

membres des groupements qui se trouvent aux alentours ou dans le lieu de formation afin de pallier à l’absence des autres membres des groupements éloignés

Difficulté à rencontrer les refugiés situés hors groupements dans la plupart des communes pour - leur insertion

Accès difficile aux sites de démonstration des bonnes pratiques culturales dans certaines communes en raison de son éloignement et état mauvais de route en saison de pluie Risque d’agression et Enlèvement des personnes sur l’axe de Ouli et Ketté (Gbiti) Incompréhension des modules par les Baka à Salapoumbé et présence de femmes analphabètes Incompréhension du projet au niveau de la mairie de Doumaintang suite à des nombreux partenaires de mises en œuvre Absence/instabilité de réseau et de connexion internet dans certaines villages des communes Absence d’un espace de travail libre dans la commune de Yokadouma

  • Réduction du nombre d'années à 2 ans selon les orientations du PAM

Rencontre les leaders communautaires et autorités locales pour pouvoir faciliter la mobilisation des petits producteurs Changement du site de démonstration pour plus de d’engagement et mobilisation des participants Respecter les heures de sécurité Organisation des jeux de rôles et traduction en langue locale par certains membres Réunion avec les membres de la mairie pour explication du rôle de chaque acteurs Envoi des messages téléphoniques de telles sorte que lorsque le bénéficiaire se trouve dans un lieu où il y a le réseau il les reçoivent. Négociation avec le proviseur du lycée de Yokadouma

XV. Recommandations

Quelques recommandations ont été formulées dans le but d’améliorer des actions futures par rapport aux difficultés évoquées ci-dessus.

a. Pour l’amélioration opérationnelle du PAM/CP

Signature tardive du FLA contrat 4 & 5 du Donner les autorisations aux partenaires coopérants

Eviter l’accumulation des factures lors des traitements et solder les factures progressivement

Faible mobilisation voire indisponibilité de

Création de deux voire trois pôles de formation dans la certains bénéficiaires pour participer aux formations et autres activités plupart de communes

Retard dans la mise à disposition des listes Mettre à temps la liste des groupements (coopératives, des groupements

GIC et AVEC) fonctionnels pour faciliter le ciblage

  • Faire un diagnostic avant la sélection des communes
  • Faire un bon ciblage en évitant de metrre plusieurs partenaires coopérants dans une même commune
  • Définir les zones d’intervention en fonction des

Le ciblage géographique s’avère trop ressources disponibles afin d’avoir plus

  • Augmenter les superviseurs de site pour couvrir ces communes

Absence de certains groupements Inclure tous les groupements environnants même ceux bénéficiaires du contrat 5 aux activités dans qui ne sont pas identifiés lors du ciblage pour travailler les communes cibles ou pôles de création. avec eux et éviter des mécontentements aux villages

L’indisponibilité des moyens de transport pour le déplacement des participants n’ont pas permis à certains participants de se

Prendre en charge le déplacement des membres du groupement ou leur perdîmes lors des formations déplacer, ce qui a limité leur participation aux formations

Pour l’amélioration technique Tableau O : Recommandations Techniques Recommandations Organiser des renforcements des capacités au profit des partenaires coopérants au cours des prochains FLA Augmenter le nombre de jour pour la formation de transformations des produits agricoles au niveau des groupements bénéficiaires Mettre à disposition des bénéficiaires des NFIs pour la valorisation de leurs produits agricoles Assister sur le terrain les partenaires coopérants Motiver les membres de comités de plaintes pour faciliter la collecte et la transmission des informations car ceux-ci sont sollicités et, le manque de moyens de transport ne leur permettent pas d’agir efficacement

Personne Bénéficiaires Staff Partenaire Bénéficiaires Bénéficiaires Staff Partenaire et bénéficiaires Bénéficiaires b. Pour le processus de reporting et de paiement Pour ce qui est du processus de reporting et de paiement :

  • Le PAM doit diligender le processus de remboursement des factures afin d’éviter le ralentissement des activités sur le terrain;
  • c. Pour un partenariat global Dans le souci de renforcer le partenariat global :
  • Augmenter le temps de mise en œuvre des activités (12 mois) pour permettre le suivi, l’accompagnement et la capitalisation des actvités;
  • Organiser des séances de renforcement des capacités du staff partenaire sur l’Innovation et développement des chaines de valeurs; Evaluation des résulats; et l’exploitation des abus sexuels (EAS) pour faciliter l’harmonisation des approches et des visions dans les projets.

XVI. Annexes

Tableau P : Lieux de formations avec leur pôle de création dans les 17 communes

GIC JEPROMALO pour la formation de la transformation du manioc en dérivées avec leurs propres matériels

Nkolbikon II

Délégation de l’Agriculture d’Arrondissement

  • BADAN

Ecole primaire de BADAN

Garoua-boulai

  • NANONGUE

Cour de la coopérative Narral

NANOGUE

  • Abo

Salle Communautaire Islam sise au lieu dit mok à Batouri

GIC MOINAM pour la transformation du manioc en 03 dérivées avec leurs propres

Hangar du chef du canton 02 Hangar coopérative

Tombo kampala Doumé centre Village Kobila

GIC FATKA pour la formation de la transformation du manioc en dérivées avec leurs propres matériels Ecole bilingue de Doume 02 Ecole bilingue

  • Doumaintang Salle de la Mairie

Doumaintang centre

  • Village de Salle

Cour du chef du village (en face chefferie sous l’arbre)

  • Village NKA 1 Ecole publique de NKA
  • Village Imbet
  • Villages Gribi Hangar du chef du village

Gari-Gombo

  • Gari-Gombo

Ecole Primaire centre

  • Quartier Relais

Yokadouma à Yokadouma Hangars de 2 groupements centre

  • Village MPARO Cour du chef de du village
  • Village Wélélé à
  • Village MIKEL Cour du chef de du village

Accompagnement de l’Unité de Gestion du Projet d’Interconnexion des Réseaux Électriques du Cameroun et du Tchad (PIRECT) dans la sensibilisation des populations et la gestion des plaintes dans le cadre de la mise en œuvre de l’interconnexion du Réseau Interconnecté Sud au Réseau Interconnecté Nord (RISRIN), Composante 1 : Région de l’Adamaoua

I. INTRODUCTION

I.1. Contexte et justification Le Projet d’Interconnexion des Réseaux Electriques du Cameroun et du Tchad (PIRECT) mis en place par la SONATREL et financé par les fonds IDA de la Banque mondiale constitue une opportunité pour de nombreuses localités du Cameroun notamment celles de la Région de l’Adamaoua. Le projet a prévu la construction d’une ligne de transport de 225 KV longue de 524 km depuis la Centrale de Nachtigal jusqu’à Wouro-Soua (Ngaoundéré 3ième). Il est prévu 04 nouveaux postes de transformation 225 KV dans les localités de Ntui, Yoko, Tibati et Wouro-Soua. Cinq communes de la région de l’Adamaoua sont concernées par le projet il s’agit des communes de Ngaoundéré 2ième, Ngaoundéré 3ième, Martap, Ngaoundal et Tibati. Dans la région de l’Adamaoua en général, l’accès à l’électricité reste un besoin crucial pour les ménages notamment en zone rurale comme dans plusieurs parties du pays. Les populations manifestent de ce fait un grand intérêt à la réalisation du PIRECT qui suscite beaucoup d’espoir. Au-delà du volet positif non négligeable, la réalisation des travaux de construction de la ligne Haute Tension d’interconnexion RIS RIN et des postes de transformation va entrainer le déplacement des personnes impactées. Une délocalisation non maitrisée des concernés pourrait être source de plaintes relatives à leur réinstallation. Cette situation pourrait s’aggraver avec l’afflux des personnes et de la main d’œuvre dans les localités du corridor pouvant s’accompagner des comportements à risques et des abus qui vont exacerber les Violences Basées sur le Genre (VBG), notamment l’Exploitation et Abus Sexuel (EAS) y compris le harcèlement sexuel et les Violences Contre les Enfants (VCE). Cela s’accompagne de lourdes conséquences notamment les risques de stigmatisation et la marginalisation sociale des survivant (e)s, le risque de propagation des maladies sexuellement transmissibles, le risque de développement des fistules obstétricales, les cas de ruptures du cursus scolaire, les déviances liées à l’adoption des valeurs socioculturelles autres que celles partagées au sein de la communauté, l'absence de suivi et de prise en charge des survivant (e)s et l’impunité par défaut des poursuites judiciaires et des sanctions pénales. Conscient de cette situation, le PIRECT a anticipé la survenance des conflits et leurs conséquences, par la mise en place d’un Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) et des ressources à travers un cadre organisationnel pour enregistrer et traiter toutes les plaintes relatives aux activités du projet, ses résultats ou ses impacts. Ce mécanisme a pour ambition de servir de point d’ancrage entre les entreprises adjudicataires et les communautés affectées pour assurer le traitement et la gestion des plaintes et doléances. Pour l’opérationnalité, l’ONG APROSPEN-AJVN ayant une parfaite connaissance des localités cibles du projet s’est vu confier la responsabilité d’assurer la mise en œuvre des actions de sensibilisation et de gestion des plaintes et des doléances. Il est question pour l’organisation locale APROSPEN-AJVN d’informer et sensibiliser les

Personnes Affectées ainsi que les personnels des chantiers en utilisant tous les canaux appropriés de communication, y compris en langues locales, sur le projet, le MGP (procédure, point de dépôt et délai de traitement des plaintes) et le contenu du code de bonne conduite. Le personnel de l’ONG est également chargé de collecter, enregistrer et transférer à l’Unité de Gestion du Projet d’Interconnexion des Réseaux électriques du Cameroun et du Tchad, toutes les plaintes reçues de toutes les parties prenantes, y compris les plaintes relatives aux Violences Contre les Enfants (VCE) et de Violences Basées sur le Genre (VBG) notamment, l’Exploitation et Abus Sexuels (EAS), ainsi que le Harcèlement Sexuel (HS) en s’assurant de la confidentialité de la survivante et de l’auteur, assurer le suivi de leur traitement et en informer les plaignants. Pour parvenir à l’enregistrement de toutes les plaintes relatives aux activités du PIRECT, les points focaux vont appuyer les populations dans la formulation et rédaction le cas échéant. Ce dispositif dynamique, n’a pas la prétention d’éliminer toutes les plaintes pouvant survenir au sein des communautés, mais va permettre d’atténuer les risques de survenance des conflits ainsi qu’offrir un point d'accès aux individus, communautés voire entreprises pour recevoir et traiter leurs plaintes. Il est également question à travers le MGP de veiller à la protection des intérêts des populations à l’effet de prévenir les violences et leurs conséquences sociales. Le présent rapport du troisième trimestre de mise en œuvre vise à présenter les activités menées au cours des mois de décembre 2023, janvier et février 2024 concernés. I.2. Objectifs Objectif principal L’objectif principal de la mission est d’assurer au niveau local, la sensibilisation sur le projet, la sensibilisation sur le mécanisme de gestion des plaintes, la collecte des plaintes relatives aux activités du projet, les opérations de prévention et d’atténuation des risques de VBG (EAS, HS) ET VCE et de soutien aux survivant(e)s de telles violences à travers le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) mis en place dans la région de l’Adamaoua. Objectifs spécifiques De façon spécifique, la mission vise à :

  • Identifier et former 18 points focaux ;
  • Former et sensibiliser les personnels des chantiers, des entreprises chargées d’exécuter les travaux sur le code de bonne conduite et les modalités de traitement des plaintes relatives aux VBG (EAS, HS) et VCE ;
  • Informer et sensibiliser les populations en utilisant tous les canaux appropriés de communication, à l’instar des dépliants, des affiches, des boîtes à images, des radios communautaires en langues locales sur le projet, le MGP (procédure, point de dépôt et délai de traitement des plaintes) et le contenu du code de bonne conduite ;
  • Collecter, enregistrer et transférer à la cellule de gestion des plaintes, toutes les plaintes reçues de toutes les parties prenantes, y compris les plaintes relatives aux VCE et VBG/EAS/HS en s’assurant de la confidentialité de la survivante et de l’auteur, assurer le suivi de leur traitement et en informer les plaignants ;
  • Accompagner les populations dans l’élaboration des plaintes (appui dans la formulation/rédaction), le cas échéant ;
  • Informer les chefs de village du calendrier de la tenue des activités de sensibilisation communautaire liées à la gestion des plaintes dans les zones du projet et prendre part ;
  • Organiser à travers les points focaux, des activités de sensibilisation, de plaidoyer et de communication pour le changement de comportement à l'égard des VCE et VBG, avec un focus sur les risques associés aux travaux de construction des infrastructures et à l’afflux de la main d’œuvre ;
  • Assurer l’orientation des survivant(e)s de VCE et VBG vers les services de référencement psychosociaux, les structures médicales ou les services judiciaires dûment identifiés et/ou avec lesquelles des protocoles de collaboration seront conclus, selon le cas, en vue d’une prise en charge immédiate. Ceci se réalisera à travers les Points Focaux (PF) des structures de prise en charge psychosociale, médicale ou judiciaire susmentionnées, et dans le respect des exigences de confidentialité et de sécurité des survivant ;
  • S’assurer du bon fonctionnement des services de référencement, à travers des contrôles pour s’enquérir de la qualité des services rendus ;
  • Suivre de manière périodique les activités des points focaux.

1.3. Rappel de la planification trimestrielle Le tableau ci-dessous met en exergue les activités prévues pour le troisième trimestre de mise en œuvre de la mission dans l’Adamaoua.

Tableau 1 : Chronogramme des activités du troisième trimestre.

bonne mise en Achat du matériel de travail (05

œuvre des

Baffles mobiles, 05 clés USB, 02 Acquisition et mise à disposition activités vidéos projecteurs, 02 mégaphones, des matériels de travail et de

EPI du personnel, équipements de communication

Coordo nnateur Coordo nnateur bureau)

Prévenir les Organisation à travers les points Conception et production des outils violences dans focaux, des activités de de sensibilisation (dépliants,

Chef de les zones sensibilisation, de plaidoyer et de affiches, brochures, panneaux, mission d’intervention communication pour le changement guides, boite à image, etc.) des travaux de construction de comportement à l'égard des VCE Cartographie des espaces de et VBG, avec un focus sur les communication et de sensibilisation risques associés aux travaux de communautaire

Chef de mission des ouvrages construction des infrastructures et à Campagne d'affichage des supports

Supervi envisagés à l’afflux de la main d’œuvre. de sensibilisation et de formations.

sensibilisation et de plaidoyer

Information et sensibilisation des populations par les canaux Préparation d'un guide de appropriés de communication, à sensibilisation sur le MGP et code l’instar des dépliants, des affiches, de bonne conduite des boites à images, des radios communautaires en langues locales, sur le projet, le MGP (procédure, Organisation de la campagne de point de dépôt et délai de traitement sensibilisation à travers les médias des plaintes) et le contenu du code et les réunions grand public de bonne conduite

Collecte, enregistrement et transfert Renforcement des capacités du

Collecter et à la cellule de gestion des plaintes, personnel sur le MGP et code de transmettre toutes les plaintes reçues de toutes conduite les plaintes à les parties prenantes, y compris les Collecte, enregistrement et transfert l’unité de plaintes relatives aux VCE et des plaintes à la cellule de gestion gestion du projet

VBG/EAS/HS en s’assurant de la confidentialité de la survivante et de Suivi des cas VBG/EAS/HS et l’auteur, assurer le suivi des cas. VCE

Accompagnement des populations dans l’élaboration des plaintes Appui des populations dans la formulation/rédaction), le cas rédaction le cas échéant échéant

Information des chefs de village du calendrier des activités de

Information des chefs de village des activités de sensibilisation sensibilisation communautaire liées à la gestion des plaintes dans les zones du projet et y prendre part communautaire et prendre part aux sensibilisations organisées

Organiser les Orientation des survivant(e)s de Identification et évaluation des opérations de VCE et VBG vers les services de services de référencement soutien aux référencement psychosociaux, les disponible dans les zones victimes de structures médicales ou les services d'intervention

VCE et judiciaires dûment identifiés et/ou Préparation et signature des

VBG/EAS/HS avec lesquelles des protocoles de protocoles d'accord avec les à travers les collaboration seront conclus, selon services identifiés référencemen le cas, en vue d’une prise en charge Analyse et catégorisation des types ts aux services immédiate. Ceci se réalisera à de plaintes médicaux, travers les Points Focaux (PF), des Orientation des survivant(e)s vers psychosociaux structures de prise en charge les services compétents et judiciaires psychosociale, médicale ou en utilisant judiciaire et dans le respect des Suivi des cas

Supervi seurs Expert VBG Chef de mission Expert social VBG Supervi seurs Expert social VBG PF PF EVBG EVBG UGP EVBG EVBG

Suivi du bon fonctionnement des services de référencement, à travers des contrôles pour s’enquérir de la d'évaluation trimestrielle avec les services de référencement pour qualité des services rendus assurer le bon fonctionnement des services

Suivi de manière périodique les par les Points focaux

Réunion de coordination trimestrielle des activités Réunions de coordination départementale Suivi des activités dans les sites

EVBG Supervi seurs Supervi seurs Supervi seurs Expert s Chef de mission Coordo nnateur Supervi seurs PF 1.4. Rappel des activités du trimestre n°2 (septembre, octobre et novembre 2023) II.1. Les activités planifiées pendant le trimestre 2 étaient : De façon générale, les activités exécutées du troisième trimestre sont :

  • Achat de matériels roulants (02 motos) et des matériels de travail (05 Baffles mobiles, 05 clés USB, 02 vidéos projecteurs, 02 mégaphones et EPI équipe) ;
  • Formation du personnel a l’utilisation de l’application SW Maps - Sensibilisation sur le Mécanisme de gestion des plaintes (MGP) du projet : voies d’accès, bornes du tracé du corridor et la prévention des VBG ; - Sensibilisation des populations sur les activités de la SONATREL et du PIRECT ; - Renforcement des capacités techniques des points focaux sur le terrain ; - Collection, traitement et transmission des plaintes ordinaires et VBG à l’UGP ; - Sensibilisation, plaidoyer et communication pour le changement de comportement à l'égard des VBG (EAS, HS) et VCE ; - Supervision des activités liées aux opérations de terrain ; - Organisation des enquêtes et investigations des plaintes enregistrées dans les localités ; - Participation aux activités de 16 jours d’activisme contre les VBG ;
  • Monitoring des activités.

II.2. Les activités non exécutées pendant le deuxième trimestre étaient : - Achat de matériels roulants (02 motos) ; - Achat de matériels de travail (05 Baffles mobiles, 05 clés USB, 02 vidéos projecteurs, 02 mégaphones et EPI équipe) ;

  • Conception et production des outils de communication et sensibilisation de masse ;

II.3. Les raisons de la non-exécution certaines activités : - Les achats matériel n’ont été effectués suite aux retards de paiements au courant du trimestre et à la gestion des multiples engagements liés à la mise en œuvre des activités ; - La conception et production des outils de communication et de sensibilisation de masse est en cours de préparation sous la coordination du responsable de la communication recruté par la SONATREL pour superviser ce volet du projet. La validation des drafts proposés par le PIRECT ou l’envoi des maquettes est un préalable à sa réalisation.

II. ACTIVITES PLANIFIEES POUR LE TROISIEME TRIMESTRE (DECEMBRE 2023, JANVIER ET FEVRIER 2024)

  • Achat de matériels roulants et de travail (02 motos, 05 Baffles mobiles, 05 clés USB, 02 vidéos projecteurs, 02 mégaphones et EPI équipe) ;
  • Sensibilisation sur le Mécanisme de gestion des plaintes (MGP) du projet : voies d’accès, bornes du tracé du corridor et la prévention des VBG ;

Information des chefferies traditionnelles à travers les correspondances contre décharge et des affichages devant les espaces publics (chefferies, mosquées, marchés, écoles) et autres services

  • - Sensibilisation des populations sur les activités préparatoires des entreprises ; - Renforcement des capacités opérationnelles des points focaux sur le terrain ; - Collection, traitement et gestion des plaintes ordinaires et VBG (EAS, HS), VCE ; - Sensibilisation, plaidoyer et communication pour le changement de comportement à l'égard des

VBG (EAS, HS) et VCE ; - Supervision des activités liées aux opérations de terrain ; - Organisation des enquêtes et investigations des plaintes enregistrées dans les localités; - Participation aux activités de 16 jours d’activisme contre les VBG ; - Monitoring des activités.

III. ACTIVITES REALISEES AU TROISIEME TRIMESTRE

III.1. La formation du personnel a l’utilisation de l’application SW Maps III.1.1. Description de l’activité Suite à l’acquisition des téléphones du personnel, ces matériels ont été mis à la disposition de la SONATREL pour l’installation et le paramétrage du logiciel SW Maps du corridor. Par la suite, par courrier mail du 24 Novembre 2023, les Superviseurs du consortium APROSPEN-AJVN, couvrant les opérations de terrain dans départements impactés dans la région de l’Adamaoua, ont été invité à prendre part à la formation sur l’utilisation de l’application du projet dans les téléphones. Cette formation s’est tenue à Yaoundé le vendredi 1er décembre 2023. Il s’est agi pour les personnels clés ayant pris part à la séance de travail de se familiariser avec l’interface de l’application et de s’approprier son fonctionnement. La formation s’est déroulée de manière participative. Au cours des travaux, le personnel a pris connaissance du logiciel, s’est approprié le fonctionnement du logiciel, avec des exemples pratiques sur deux méthodes d’utilisation présentées par les experts de la SONATREL. Les échanges ont suivi portant sur les zones d’ombre et incompréhensions. L’application SW Maps va permettre à l’équipe de repérer le corridor sur le terrain et mener les investigations des plaintes fondées enregistrées dans les localités impactées de l’Adamaoua, assorties d’une estimation des superficies impactées. Comme leçons apprises, nous relevons que SW Maps comporte des fonctionnalités qui permettent la géolocalisation avec précision du corridor PIRECT à travers le téléphone. Les points en vert sont des points kilométriques. Les deux lignes rouges sont les emprises du corridor qui commence dans le Mbam et Kim. La valeur (VA) représente les voies d’accès. De retour dans les Départements, les Superviseurs vont faire le coaching des points focaux.

Figure 1 : Illustration de l’affichage des données du corridor sur le logiciel SW Maps III.1.2. Cibles touchées Les cibles pour cette activité étaient les superviseurs du Djérem et de la Vina. III.1.3. Résultats obtenus 02 superviseurs des opérations de terrain (un homme et une femme) ont été formés sur du logiciel SW Maps et se sont appropriés son utilisation de nature restituer au personnel. III.1.4. Illustration

Figure 2 : La formation du personnel clé à l’utilisation du logiciel SW Maps installé sur les téléphones du projet par les experts de la SONATREL III.2. Formation du personnel de l’ONG sur l’utilisation de l’application SW Maps II.2.1. Description de l’activité Dans l’optique de rendre efficace ses activités sur le terrain, l’ONG a doté son personnel des téléphones portables comportant l’application. Suite à la formation de deux personnel clés par les experts à Yaoundé sur l’utilisation des applications du projet dans les téléphones, les superviseurs du Djérem et de la Vina ont outillés à leur tour les points focaux. Il était question de restituer les connaissances acquises au personnel de l’ONG. L’objectif était de renforcer les capacités des points focaux sur l’application SW Maps du corridor pour une bonne utilisation dans la mise en œuvre des activités. La phase théorique en salle a porté sur la présentation du logiciel par le superviseur, l’explication sur son fonctionnement, la démonstration, les échanges sur les deux méthodes d’utilisation et les exemples sur l’usage correct de l’application du corridor. Les échanges se sont poursuivis sur les deux méthodes enseignées et assimilées. La première consiste à prendre la photo du plaignant dans deux cas des figures, le cas où le plaignant est dans l’emprise du corridor et le cas où il est hors emprise du corridor. Quant à la deuxième méthode, il est question de dessiner les biens (le champ, le puits ou la Maison) si le plaignant est dans l’emprise sinon la prise de photo avec coordonnées GPS est suffisante pour clôturer la plainte. Passé la séance en salle, l’équipe a planifiée la descente sur les sites impactés des départements pour la phase pratique à Selbé Darang et Gada Dang dans la Vina ; Tomi et Djaouro Garga dans le Djérem. Chaque étape de la formation théorique était marquée par des séquences de questionsréponses pour la bonne compréhension des points focaux. III.2.2. Cibles touchées Les cibles pour cette activité étaient les points focaux communaux et locaux. III.2.3. Résultats obtenus - 18 points focaux formés et deux (02) experts de l’ONG ont été formés sur l’application du corridor SW Maps ; dont 10 femmes et 10 Hommes - Le personnel de terrain à travers les explications et cas pratiques sur les plaintes maîtrise l’utilisation des deux méthodes d’utilisation de l’application du corridor. III.2.4. Recommandations A l’issue des échanges avec les points focaux, il a été recommandé ce qui suit : - Faire obligatoirement une planification avant une investigation sur le terrain ; - Relever toujours les informations telles que (le nom, investigation et les coordonnées) lors l’investigation ou l’enquête si le plaignant est dans l’emprise du corridor ;

  • Ne pas compter les spéculations et évaluer les biens lors de l’investigation ; - Ressortir la mise en valeur lors de la prise des photos ; - Prendre un sens pour placer les points en dessinant un polygone pour la 2e méthode ; - Veiller à ce que l’enregistrement des données sur site soit fait par une personne ; - Organiser la descente d’investigation avec au moins trois personnes de l’équipe. III.2.5. Illustrations

Figure 3 : Les points focaux formés sur l’utilisation de l’application du corridor SW Maps III.3. Coaching des points focaux sur l’investigation des plaintes avec SW Maps II.2.1. Description de l’activité Dans le cadre des activités du projet, le renforcement de capacité des points focaux communaux et locaux chaque mois est devenu notre point far des activités, il est toujours jugé nécessaire d’améliorer leur connaissance sur l’utilisation des outils de collecte et harmoniser la démarche opérationnelle. Il était question de faire la pratique sur le terrain pour les investigations des plaignants via le logiciel SW Maps. L’activité visait à asseoir les connaissances des points focaux sur l’utilisation de l’application du corridor lors des enquêtes sur le terrain. Le personnel a procédé par la planification des descentes, la pratique de l’investigation sur le terrain, les explications des méthodes, la collecte des données sur l’espace, l’élaboration du procès-verbal, la signature du registre des plaintes et la restitution post opération. Après vérification et constations des plaintes enregistrées dans les Départements avec SW Maps, il ressort dans la Vina sur 86 plaintes collectées, 36 sont dans l’emprise du corridor et 39 hors corridor. Pour le Djérem, les 08 plaintes collectés ont été investiguées dont 05 impactées par le corridor des lignes, 01 usurpation d’identité, 01 revendication ayant déjà fait l’objet d’évaluation par la CCE et 01 hors corridor de ligne. Les deux méthodes ont été pratiquées et assimilées sur les sites des plaignants ainsi que la prise de photo pour clôturer les plaintes hors de l’emprise. III.3.2. Cibles touchées Les chefs de villages affectés par le projet, les points focaux communaux et locaux et les personnes impactées par le corridor sans distinction des groupes sociaux et les témoins. III.3.3. Résultats obtenus - Les 18 points focaux se sont familiarisés avec l’application SW Maps ; - Les points focaux maîtrisent la démarche d’investigation des plaintes sur le terrain ; - Les difficultés d’utilisation de l’application ont été résolues par les superviseurs. III.3.4. Tableau récapitulatif Tableau 2 : Indicateurs du coaching des points focaux sur l’investigation des plaintes avec SW Maps dans les 5 communes de l’Adamaoua

Désignation / Localités Plaintes investiguées Plaignants hommes Plaignants femmes Plaintes dans corridor Plaintes hors corridor

III.3.5. Illustrations

Figure 4 : Seance pratique d’utilisation de SW Maps à Gada Dang et Selbe darang

III.4. Renforcement des capacités du personnel sur les objectifs de la mission de l’ONG

III.4.1. Description de l’activité Dans l’optique de rendre efficace ses activités sur le terrain, les capacités des points focaux locaux de l’ONG ont été renforcées au cours des séances de travail hebdomadaires. Les séances portaient sur les incompréhensions, les observations relevant des outils de collectes de données et les difficultés rencontrées lors des opérations de terrain. La méthodologie a consisté à relever les insuffisances dans les activités menées, préparer les supports de travail, à mobiliser les points focaux, à faire des exposés suivis des échanges. Les exposés étaient suivis des phases de questions-réponses afin d’apporter des éclaircissements sur les points incompris. Les Superviseurs, les points focaux communaux et locaux ont régulièrement pris part à ces séances de travail dans les départements. Sous la coordination des SOPT et parfois un point focal communal désigné, les réunions consistaient à planifier les activités, échanger sur les activités à travers des exposés minutieusement préparés et recadrer les insuffisances relevées sur le terrain notamment la collecte et le traitement des plaintes. Le but de ses séances de travail était d’améliorer la qualité des sensibilisations, la collecte, l’investigation des plaintes ainsi que l’usage des outils de travail sur le terrain. A l’issue des orientations techniques, les points focaux devront améliore le contenu des sensibilisations et l’utilisation des outils de terrain. III.4.2. Cibles touchées Les cibles pour cette activité étaient les points focaux communaux et locaux. III.4.3. Résultats obtenus - 18 points focaux (9 femmes et 9 hommes) outillés dans le Djérem et la Vina ;

  • Les messages de sensibilisation, l’utilisation des outils de terrain, la gestion des cas et la protection de l’enfant.

III.4.4. Illustrations

Figure 5 : Coaching des points focaux sur le MGP et les outils de collectes de données III.5. Coaching des points focaux sur la sensibilisation et les outils de terrain III.5.1. Description de l’activité Il a été donné de constater par les superviseurs des insuffisances venant des points focaux relativement à l’utilisation des outils, les stratégies de sensibilisation, le remplissage des fiches de présence et la bonne exploitation du contenu du MGP pour une cohérence des messages véhiculés sur le terrain en lien avec la mission de l’ONG. Egalement, les séances de travail se sont appesanties sur les difficultés liées aux incompréhensions relevant généralement du guide de sensibilisation. L’objectif était de renforcer les connaissances des points focaux sur l’approche de sensibilisation des populations et la bonne utilisation des outils dans la mise en œuvre des activités dans les Départements. Les séances animées par les superviseurs des opérations se sont déroulé le 09 et le 29 janvier 2024 à Tibati, le 12 janvier 2024 à Ngaoundéré. Les travaux ont porté sur les incompréhensions et les difficultés rencontrées sur le terrain afin de permettre à ces acteurs de remplir pleinement leurs cahiers de charge. Deux principales thématiques ont été abordées de façon particulière à savoir : les stratégies de réussite d’une bonne sensibilisation et la gestion des cas et la protection de l’enfant, tenant lieu de restitution de la formation des Points Focaux Locaux de la Vina par l’Experte SVBG d’APROSPEN-AJVN sur les violences contre les enfants. Les échanges sur les messages abordés pendant les sensibilisations menées auprès des cibles et les explications sur les outils avec des exemples pratiques ont facilité la compréhension des points focaux. III.5.2. Cibles touchées Les cibles pour cette activité étaient les points focaux communaux et locaux du projet. III.5.3. Résultats obtenus - 18 points focaux (9 femmes et 9 hommes) capacités sur la démarche de sensibilisation dans les deux départements de l’Adamaoua ; - Les points focaux ont une meilleure connaissance des stratégies de sensibilisation, l’utilisation des outils de terrain, la gestion des cas et la protection de l’enfant. III.5.4. Illustrations

Figure 6 : Séance de capacitation des points focaux sur les messages de sensibilisation III.6. Formation du personnel de l’ONG sur le code de conduite de Biodiversité III.6.1. Description de l’activité Cette activité a consisté à former le personnel de l’ONG sur les concepts de biodiversités. La formation visait dans un premier temps à montrer les interactions et les interférences du projet PIRECT avec la biodiversité des zones impactées du fait des mouvements sociaux, des attitudes comportementales et culturelles importées. Ont pris part à la formation, les experts de l’ONG, les Superviseurs, les Points focaux communaux et les points focaux locaux de la Vina. La séance dirigée par l’Expert Biodiversité de la SONATREL s’est tenue le 30 janvier 2024 au siège de l’ONG APROSPEN à Ngaoundéré. Le personnel a appris des enseignements que la Biodiversité végétale comprend les ZIC (zone d’intérêt cynégétique), les forêts communales (Tibati, Martap, Ngaoundal), les parcs (du Djérem et du Mbam), entre autres. La Biodiversité animale comprend les espèces d’oiseaux, les espèces fauniques et une richesse halieutique (cas du lac de Mbella-Assom comprenant des crocodiles et des hippopotames) et des espèces en voie de disparition (perroquets à tête rouges, hippopotames, tortues rares). La démarche méthodologique utilisée reposait sur le brainstorming et une approche participative des apprenants. Elle s’est appuyée sur les modules et des cas pratiques à travers les exemples des espèces protégées. Dans son riche exposé, l’Expert Biodiversité s’est attardé sur les potentiels impacts et interférences du projet avec l’environnement, les écosystèmes et la biodiversité des localités touchées. L’atelier a été meublé également par diverses questions relatives à la mise en œuvre des activités de terrain du PIRECT dont les réponses des experts ont davantage édifié l’équipe. La formation s’est terminée par un post test qui a permis l’évaluation du niveau d’appropriation des apprenants. Par la suite, les codes de bonne conduite biodiversité ont été lus, expliqués et signés par tout le personnel de l’ONG présent. Ce dernier point de la formation a permis au personnel de s’approprier les différentes sanctions prévues pour ceux qui vont se retrouver acteur et/ou vecteur de la destruction des espèces protégées. A l’issue de la formation, le personnel dispose des connaissances sur le code de Biodiversité dans le contexte du PIRECT. III.6.2. Cibles touchées Les experts de l’ONG, les Superviseurs (Djérem, Vina), les Points focaux communaux (Ngaoundal, Tibati, Martap, Ngaoundéré 2e et 3e) et les points focaux locaux de la Vina. III.6.3. Résultats obtenus - 19 acteurs (08 femmes) formés sur les concepts de Biodiversités du PIRECT ; - 20 codes de conduites (1 gestionnaire et 19 individuels) sont signés par le personnel ; - Le personnel s’est approprié les notions de conservation des habitats, de leurs fonctions et des espèces suivant les exigences de conformité avec les politiques de sauvegardes sociale et environnementale, ainsi qu’avec les cadres légaux et règlementaires.

III.6.4. Illustrations

Figure 7 : Atelier de formation sur le code de bonne conduite biodiversité

IV. SENSIBILISATION SUR LE MGP ET LES DISPOSITIFS PREVUS

IV.1. Description de l’activité Au cours des mois de décembre, janvier et février qui constituent le troisième trimestre, plusieurs activités de sensibilisations ont été réalisées sur le terrain dans les 60 localités impactées des deux départements (Djérem et Vina) affectés par le projet que comporte l’Adamaoua. Elles ont consisté essentiellement aux sensibilisations de routine sur les activités du PIRECT, le Mécanisme de gestion des plaintes ainsi que ses différents dispositifs, la prévention contre les violences basées sur le genre aux parties prenantes. La méthodologie a consisté à faire une planification de façon participative avec l’élaboration des thèmes de sensibilisation par les experts de l’ONG, à mettre à la disposition des points focaux les différents outils de sensibilisation ainsi que les outils de collecte des données, planifier les descentes sur le terrain par les points focaux communaux, informer les chefs des descentes sur terrain et à mobiliser les parties prenantes pour une participation effective. Au cours du trimestre 3, les activités de sensibilisation se sont beaucoup plus accentuées sur les personnes affectées par le projet (PAP) et les investigations des nouvelles plaintes dans chaque localité ayant enregistré des nouvelles. Il s’est agi pour l’équipe d’assurer le renforcement des capacités des points focaux sur les techniques des sensibilisations ou l’animation communautaires ; la mobilisation des plaintes et ses témoins pour l’investigation ; l’information et préparation des chefs pour son assistance à l’investigation pour les sensibilisations individuelles ou de masse ; le suivi de la qualité des messages transmis par les points focaux locaux auprès des cibles notamment des PAP. Plusieurs thèmes harmonisés ont été abordés auprès des communautés dont : Ces sensibilisations ont été généralement menées par les points focaux locaux sur la supervision du point focal communal et l’appui des points focaux communautaires qui facilitent la mobilisation des populations sur le terrain. Pendant les séances de sensibilisation, les participants ont été enregistrés sur des fiches de présence, les procès- verbaux de sensibilisation éraient élaborés puis signés dans les chefferies et dans les registres marqués après les consultations de routine.

IV.2. Cibles touchées

Ce sont les chefs traditionnels, notables, imams, enseignants, élèves, transporteurs, éleveurs, agriculteurs, commerçants, parents, ménagères, jeunes scolarisés et non scolarisés.

IV.3. Résultats obtenus

L’activité a permis d’obtenir plusieurs indicateurs et résultats selon les données statistiques du tableau ci-dessous. Les indicateurs sont affichés dans le tableau ci-dessous :

IV.4. Tableaux récapitulatifs

Tableau 3 : Indicateurs des sensibilisations menées dans le Djérem

  • la maitrise du corridor, 3 Meng
  • les dispositifs
  • les critères d'éligibilité des
  • l’évolution du processus
  • l’utilisation rationnelle du 10 Danghaoussa paiement des indemnités par les
  • le passage de l’entreprise 13 Ndjaourogarga TRANSRAIL pour la pose des
  • le passage de l’entreprise des

Total dans les communes de Tibati et Ngaoundal

Au cours du troisième trimestre, nous avons menés 194 activités de sensibilisation dans les 35 localités impactées du département du Djérem et enregistré 2254 hommes, 1695 femmes parmi lesquels 1477 jeunes et 360 personnes vulnérables soit un total de 3949 personnes touchées.

Les sensibilisations se sont plus accentuées sur la stratégie du porte à porte et dans les établissements scolaires en vue de toucher un nombre important des riverains au projet.

Figure 8 : Diagramme des hommes et femmes touchées dans le Djérem

Tableau 4 : Effectifs et taux des hommes et femmes touchés dans le Djérem

Hommes

Femmes

Figure 9 : Diagramme de personnes touchées par couche sociale du Djérem

Tableau 5 : Indicateurs des sensibilisations menées dans la Vina

  • La maitrise du
  • les critères
  • l’évolution du
  • l’utilisation
  • la protection
  • le passage de

Total dans les communes de Martap, Ngaoundéré 2ème et Ngaoundéré 3ème

Total (H+F)

A l’issue des sensibilisations, il ressort qu’au total, 167 séances ont été conduites dans la Vina repartis dans les 25 localités impactées qui ont permis de toucher 1279 hommes, 1326 femmes, parmi lesquelles 602 jeunes et 278 personnes vulnérables, pour un total de 2605 personnes dans le département.

Il a été constaté qu’en ce trimestre la sensibilisation a touchée plus des femmes que des hommes.

Tableau 6 : Effectifs et taux des hommes et femmes touchés dans la Vina

Hommes

Femmes

Figure 10 : Diagramme des hommes et femmes touchées dans la Vina

Figure 11 : Diagramme de personnes touchées par couche sociale de la Vina Les images suivantes montrent quelques activités de sensibilisation de masse et porte-à-porte telles que réalisées dans les localités de l’Adamaoua par les points focaux locaux et communautaires avec le suivi des communaux et superviseurs de terrain.

IV.5. Illustrations

3. Sensibilisation des PAP de Tenwa sur le traitement 4. Sensibilisation à Malo Goni sur le passage

des plaintes et les indemnisations des entreprises pour des bornes GPS

Figure 12 : Images des sensibilisations du trimestre 3 dans les localités de l’Adamaoua

V. COLLECTE ET GESTION DES PLAINTES

Dans le cadre de la gestion des plaintes dont la tâche est assignée à l’ONG, des descentes sont régulièrement effectuées dans les localités d’intervention du projet pour faire la collecte, l’enregistrement, le suivi des plaintes enregistrées. Au cours des mois de décembre 2023, janvier et février 2024, l’activité a consisté à faire régulièrement l’état des lieux des registres, collecter et enregistrer les plaintes dans toutes les localités impactées par le projet des deux départements du Djérem et de la Vina. Puis de planifier les descentes d’investigation avec les plaignants dans l’optique de vérifier à l’aide de l’application SW-MAPS si les biens concernés sont impactés par le corridor ou non. Elaborer les procès-verbaux d’investigation ou de clôture de plainte le cas échéant. Enfin transmettre les plaintes ainsi que les données collectées suite aux investigations à l’UGP pour le traitement des plaintes. La méthodologie a consisté pour les points focaux du projet à effectuer des descentes dans les localités pour enregistrer les plaintes et vérifier les registres. Dans le cas des investigations de plaintes, il a fallu au préalable contacter les points focaux communautaires pour mobiliser les chefs traditionnels des localités dans lesquelles se trouvent les sites impactés, les plaignants et les témoins, puis de fixer des rendez-vous avec les différents plaignants afin d’effectuer les descentes dans les localités pour les sensibiliser sur l’emplacement du corridor. Et procéder enfin aux investigations des nouvelles plaintes par localité. Toutefois, les plaintes ayant fait l’objet des investigations attendent une évaluation des mises en valeurs l’UGP. V.1. Collecte et gestion des plaintes dans le Djérem V.1.1. Collecte, enregistrement des plaintes et délivrance des accusés de réception V.1.1.1. Description Dans le département du Djérem, 12 plaintes ont été collectées au cours du troisième trimestre et enregistrés et les accusés de réception délivrés aux plaignants. V.1.1.2. Détails des actions menées Il a été question de collecter et d’enregistrer (avec délivrance des accusés de réception) dans les registres toutes les plaintes signalées au cours du mois de décembre 2023, janvier et février 2024 dans les localités impactées par le projet dans le Djérem par l’équipe de l’ONG. V.1.1.3. Acteurs impliqués Les principaux acteurs impliqués dans la réalisation de l’activité sont les points focaux locaux, les relais communautaires et les chefs de village. V.1.1.4. Cibles touchées

Les plaignants et leurs témoins, ainsi que les populations ayant un ou plusieurs biens potentiellement impactés par le corridor sont les principales cibles.

V.1.1.5. Résultats obtenus

Ce trimestre dans le département du Djérem, l’on dénombre 12 plaintes enregistrées dans 8 localités de la commune de Tibati uniquement dont à Bolagale, Yoko Mamassi, Djaouro Garga, Lockoro,

Makoup, Malarba 1, Mbitom Conseiller et Meng. Ci-dessous le tableau détaillé :

Tableau 7 : Tableau récapitulatif du nombre de nouvelles plaintes par village

V.1.1.6. Illustrations

Figure 13 : Accusés de réception des plaintes enregistrées dans le Djérem V.1.2. Compilation des plaintes et transfert à l’UGP V.1.2.1. Détails des actions menées Après collecte et enregistrement des plaintes, les points focaux communaux font les compilations par commune, codifient les plaintes, puis les transfèrent au superviseur pour transmission au chef de mission. V.1.2.2. Acteurs impliqués

A ce niveau les points focaux communaux et le superviseur sont impliqués.

V.1.2.3. Cibles touchées

Le Chef de mission, l’Experte SVBG et l’UGP sont les cibles à cette étape.

V.1.2.4. Résultats obtenus

12 plaintes ont été compilées et transférées à la coordination.

V.1.2.5. Tableau récapitulatif

Tableau 8 : Récapitulatif des plaintes par communes du Djérem

V.1.3.1. Détails des actions menées

Il a été question d’effectuer des descentes sur les sites des biens faisant l’objet des plaintes enregistrées par l’équipe de l’ONG pour vérifier à l’aide de l’application SW-MAPS si ces biens sont impactés ou non afin d’actualiser le fichier de suivi des plaintes. Les descentes d’investigation se sont effectuées selon un planning élaboré avec les plaignants, leurs témoins et chefs des localités concernées.

V.1.3.2. Acteurs impliqués

Les acteurs impliqués ici sont des points focaux, le superviseur et les relais communautaires.

V.1.3.3. Cibles touchées

Les cibles touchées sont des personnes affectées par le projet (PAP) et leurs témoins.

V.1.3.4. Résultats obtenus

Dans le département du Djérem, sur les 12 plaintes collectées dans la commune de Tibati parmi lesquelles, 10 ont été investiguées dont une (01) hors corridor et 09 dans le corridor. Deux (02) plaignants étaient absents par conséquent leurs plaintes n’ont pas encore été investiguées à ce jour.

Des 12 plaintes, 11 sont des omissions de terrain et une usurpation d’identité.

Tableau 9 : L’investigation des plaintes dans la Commune de Tibati

Tableau 10 : Récapitulatif des plaintes dans la commune de Tibati 1 ADTLAPVT 2 ADTMBJVT 3 ADTBNJYN 4 ADTBARYN 5 ADTBDDYN 6 ADTDGSREM 7 ADTDGAME M 8 ADTMMSPC 9 ADTYMASPC 10 ADTYMOPC 11 ADTMLMPC 12 ADTMCNDTB

Lockoro Makoup Bolagale Bolagale Bolagale Djaouro Garga Djaouro Garga Malarba 1 Yoko Mamassi Yoko Mamassi Meng Mbitom Conseiller

Omission Omission Usurpation d’identité Omission Omission Omission Omission Omission Omission Omission

Omission Omission

Omission d’une forêt d’approvisionnement en bois de chauffe et d’un cours d’eau servant à tremper et laver le manioc. Omission d’une parcelle contenant une jachère de maïs avec ananas, bananiers et ruches d’abeilles

V.1.3.5. Illustrations Quelques images illustrant les investigations dans le département du Djerem

Figure 14 et 15 : Investigations des plaintes à Yoko Mamassi et Djaouro Garga Figure 16 : Photo de plaignant sur la parcelle impactée de son terrain à Malarba 1 V.1.4. Suivi de la mise en œuvre de la solution, clôture des plaintes, signature des ProcèsVerbaux de clôture et de satisfaction V.1.4.1. Détails des actions menées Après les investigations des plaintes collectées et enregistrées, il a été question pour nous de clôturer les plaintes hors corridor à travers un PV de clôture signé du plaignant et le chef de sa localité. V.1.4.2. Acteurs impliqués Le superviseur, les points focaux, les plaignants, les relais communautaires et les chefs traditionnels. V.1.4.3. Cibles touchées La communauté, les plaignants constituent nos principales cibles pour cette activité. V.1.4.4. Résultats obtenus Une plainte hors corridor à Makoup a été clôturée, le plaignant sensibilisé et satisfait a signé le PV de clôture V.1.4.5. Illustration

Figure 17 : Procès-verbal de clôture plainte d’un plaignant de la localité de Makoup à Tibati V.2. Collecte et gestion des plaintes dans la Vina V.2.1. Collecte, enregistrement des plaintes et délivrance des accusés de réception V.2.1.1. Détails des actions menées Dans le département de la Vina, 12 plaintes ont été collectées et enregistrés et les accusés de réception ont été délivrés en ce trimestre. Il s’agit d’abord de sortir toutes les plaintes collectées depuis la prise en main de l’ONG, puis les enregistré dans le registré en délivrant un accusé de réception par plainte. V.2.1.2. Acteurs impliqués Les points focaux locaux et les relais communautaires sont les acteurs impliqués. V.2.1.3. Cibles touchées La population ayant un champ, une habitation et/ou un bien matériel du côté du corridor sont nos principales ciblés. V.2.1.4. Résultats obtenus En ce trimestre trois dans le département de la Vina après la sensibilisation dans les localités impactées, 12 personnes se sont plaints d’être impacté par le corridor dans 5 localités différents, dont 2 localités dans la commune de Martap pour 3 plaintes et 3 localités dans la commune de Ngaoundéré 3ème pour 9 plaintes. V.2.1.5. Tableau récapitulatif

Tableau 11 : Détail des plaintes collectées par village dans la Vina

V.2.1.6. Illustrations

Figure 18 : Accusés de réception des plaintes enregistrées dans la Vina

V.2.2.1. Détails des actions menées

Après collecté et enregistrement des plaintes, les points focaux communaux font les compilations par commune pour transférer au superviseur, à son tour de compiler, codifier et transférer au chef de mission.

V.2.2.2. Acteurs impliqués

A ce niveau les points focaux communaux et le superviseur qui sont impliqués.

V.2.2.3. Cibles touchées

Ce sont, le Chef de mission, l’Experte SVBG et l’UGP sont les cibles.

V.2.2.4. Résultats obtenus

12 plaines ont été compilées et transférées à l’UGP via la coordination.

V.2.2.5. Tableau récapitulatif

Tableau 12 : Récapitulatif des nouvelles plaintes par village dans la Vina

V.2.2.6. Illustrations

Figure 19 : Illustration du fichier des plaintes de la Vina

V.2.3.1. Détails des actions menées

Il s’agit d’abord de répertorier les plaintes enregistre par localité, faire une planification concerte avec les points focaux, les plaignants et leurs témoins, organiser la descente en respectant le programme planifié en suite faire une investigation via le logiciel SW Maps et en fin actualiser le fichier de suivi des plaintes.

V.2.3.2. Acteurs impliqués

Les acteurs impliqués ici sont des points focaux, le superviseur et les relais communautaires.

V.2.3.3. Cibles touchées

Les principales cibles étaient les ¨PAP et les témoins mobilisés.

V.2.3.4. Résultats obtenus

Dans le département de la Vina, 10 plaintes sur les 12 plaintes collectées sont investiguées parmi lesquelles 07 sont dans l’emprise du corridor. Pour les 05 plaintes enregistrées dans les localités de

Ngaoundéré 2ème, 03 sont hors emprise du corridor et 02 plaignants sont absents par conséquent leurs plaintes n’ont pas été investiguées en cette période. L’on relève aussi 01 plainte de Ngodi Ma Falngaou était déjà évaluée.

V.2.3.5. Tableaux récapitulatifs

Tableau 13 : Les investigations des plaintes dans la Commune de Martap

Les 02 plaintes de HORE MANAN appartiennent à Monsieur AVMHMBBB, après investigation, il ressort qu’une plainte est dans le corridor celle qui touche le pâturage et l’autre est hors corridor par conséquent elle a été clôturée. A LIKOK c’est la plainte de AVMLDBRI, après investigation il ressort que sa maison est hors corridor et sa plainte est clôturée. Tableau 14 : les requêtes dans la commune de Ngaoundéré 2ème

Elle est le propriétaire de la maison d'après le chef et ses notables et la plainte a été enregistrée par le non de AVNSDAHMM qui était son marie.

Toutes les 05 plaintes de Ngaoundéré 2e sont des requêtes. Il s’agit de la revendication de noms mal écrit ou des noms qui ne figurent pas dans la liste.

Tableau 15 : Les investigations des plaintes dans la Commune de Ngaoundéré 3ème

Dans la Commune de Ngaoundéré 3e, 05 plaintes ont été enregistrées, 04 ont été investiguées et sont toutes dans le corridor et 01 plaignant absent, la seule plainte de NGODI MA FALNGAOU est une ancienne plainte déjà même évaluer par l’UGP, ainsi tout que tous les plaignants de GADA Dang étaient absents.

Tableau 16 : Les personnes impactées dans la commune de Martap

Les plaintes de AVMBMDJBB et AVMBMYBBB sont des anciennes plaintes, dont les plaignants étaient absents. Il s’agit de l’omission de leur champ récolté.

Tableau 17 : Les personnes impactées dans la commune de Ngaoundéré 3ème

Les plaignants AVNMGHAMH, AVNMGISMH et AVNMGISMH ont été représenté par

AVNMGBAMH AVNMGXYMH, ainsi que AVNMGBWMH empêché est représenté par AVNMGSSM V.2.3.6. Illustrations Quelques images des investigations menées dans la Vina via SW Maps. Figure 20 : Investigation des plaintes dans la localité de Malo Goni et Djalbarke Figure 20-21 et 22 : Illustration d’investigations effectuées avec les deux méthodes V.2.4. Suivi de la mise en œuvre de la solution, clôture des plaintes, signature des ProcèsVerbaux de clôture et de satisfaction V.2.4.1. Détails des actions menées Après les investigations des plaintes enregistrées, les plaintes hors corridor ont été clôturées à travers un PV de clôture signé du plaignant et le chef de sa localité. V.2.4.2. Acteurs impliqués Le superviseur, les plaignants, les points focaux et le chef de la localité ont participés. V.2.4.3. Cibles touchées La communauté, les plaignants constituent nos principales cibles pour cette activité. V.2.4.4. Résultats obtenus 02 plaintes hors corridor ont été clôturées et les deux plaignants ont signés les PV. V.2.4.4. Illustrations Ci-dessous les images de procès-verbaux de clôture des plaintes hors corridor.

Figure 23 : PV de clôture de plaintes délivrés à Horé Manang et Bini dans la Vina

VI. ACTIVITES LIÉES AUX VBG/EAS/VCE/HS A. Prévention de la VBG et VCE.

VI.1. Renforcements des capacités du personnel sur les thématiques de prévention des VBG suite à l’indemnisation Trois séances de renforcement de capacités des points focaux (à raison d’une séance par mois) ont été organisées par l'Experte Sociale VBG de l'ONG locale Adamaoua dans le but de les outiller sur les risques imminents du projet du fait de l’arrivée des travailleurs. Avec l’arrivée en grand nombre de ces personnes, cela peut accroitre la prostitution dans les localités, ou le risque de mariage précoce forcé dans une communauté où être marié à un homme salarié est considéré comme un privilège, et un moyen de sortir de la pauvreté pour les adolescents. Ceci peut être On peut également assister à une augmentation du risque de rapports sexuels, même s’ils ne sont pas monnayés, entre des ouvriers et des mineurs. Ainsi, on peut observer des écarts de comportements vis-à-vis des personnes affectées par le projet. Ces personnes vont obtenir des compensations suite à leurs biens qui ont été saisis par le projet. Les indemnisations obtenus peuvent être sources des VBG dans la mesure où, ils peuvent utiliser cet argent pour harceler les femmes mariées, épouser les filles mineurs, ou violer les jeunes filles. C’est dans ce sillage qu’un renforcement de capacité à l’endroit des points focaux a été effectué pour les aider à avoir de la matière pour une sensibilisation réussie à l’endroit des personnes impactées, des femmes mariés et des enfants sur les indemnisations, et l’utilisation rationnelle de cet argent au cours de ce trimestre. VI.1.1. Description de l’activité Des renforcements des capacités à l’endroit des points focaux ont été organisés de façon mensuelle sur les thématiques VBG en rapport avec le projet. Trois séances de travail ont été réalisées au siège du bureau APROSPEN et en ligne avec les points focaux du Djérem. Pour ce faire, des thématiques diverses visant l’amélioration de la qualité du travail de l’équipe ont été abordées en l’occurrence les techniques de sensibilisations. Ont répondu présents à ces sessions de renforcement de capacité les personnes dont les noms figurent sur les listes de présence des différentes rencontres annexées au présent rapport.

VI.1.2. Cibles touchées

La formation ciblait les points focaux locaux du projet.

VI.1.3. Résultats obtenus

  • 18 points focaux ont été renforcés sur les thématiques VBG en rapport avec indemnisations des personnes impactées.

VI.1.4. Tableau récapitulatif

Tableau 18 : Participation des points focaux à la formation sur la gestion des cas des enfants victimes des violences dans les localités riveraines du projet

Nombre des points Participant Participant Nombre de

VI.1.5. Illustrations.

Figure 24 : L’expert VBG et les points focaux locaux en séance de formation VI.2. Participation au renforcement de capacité sur la stratégie de sensibilisation des communautés affectées par le projet VI.2.1. Description de l’activité La sensibilisation des populations dans les localités impactées constitue l’un des objectifs majeurs de l’accompagnement de l’ONG. En date du 26 janvier 2024 s’est tenu dans la salle de réunion d’APROSPEN une séance de travail avec les experts du PIRECT (Expert Social VBG et Expert de la Biodiversité) portant sur le renforcement des capacités sur les stratégies de sensibilisation ans les localités impactées du projet (choix des thèmes et des cibles en fonction des phases d’évolution des activités) et la présentation d’un document (cas pratique sur le document de la cartographie VBG en cours d’élaboration). Pour réussir les sensibilisations sur le terrain, il est important de comprendre que le PIRECT est structuré en 3 phases cruciales à savoir : la phase de pré-construction, la phase de construction et la phase d’exploitation. En fonction de la phase dans laquelle se situe le projet, il était primordial pour l’équipe d’identifier les cibles et concevoir des messages de prévention à l’endroit de celle-ci. Pour chaque cible les messages de préventions sont spécifiques. Dans la phase de pré-construction, la cible touchée au cours de ce trimestre était les femmes mariées, des jeunes filles, des commerçants, des personnes impactées, les services de prise en charge VBG, les enseignants, etc., pour pouvoir toucher tout le monde. Il en est de même pour la phase de construction. Seulement lors de cette phase, la cible augmente avec l’arrivée des entreprises. Cette phase a pour cible les employés des entreprises, les personnes venues chercher de l’emploi et leurs familles, les enfants, les chauffeurs de taxis, les prestataires de services. Chaque cible a un message bien défini pour la prévenir des impacts négatifs du projet. Plusieurs exemples de message ont été élaborés de manière participative en vue d’une appropriation de la démarche par le staff de l’ONG. VI.2.2. Cibles touchées Il s’agissait du personnel clé du projet. VI.2.3. Résultats obtenus - 04 personnels stratégiques de l’ONG renforcés sur les stratégies de sensibilisation dans les communautés en fonction de l’évolution du projet ; - Le staff a été édifié sur phases du projet, les cibles à prendre en compte sur le terrain et le type de message à véhiculer. VI.1.2.4. Illustration Figure 25 : Séance de travail sur les stratégies de sensibilisation et le document de la cartographie des services de prise en charge VBG avec les experts du PIRECT VI.3. Présentation du document de cartographie VBG VI.3.1. Description de l’activité Pour ce qui est de la présentation d’un document, la séance a été conduite par l’expert VBG du PIRECT. L’Expert a fait savoir que la mise en forme d’un document est essentielle pour passer le message de manière clair et efficace. Elle met le lecteur dans les bonnes dispositions et facilite la compréhension du document. Une bonne présentation, donne une image professionnelle du travail. Raison pour laquelle les orientations ont été données aux personnels afin que soit amélioré la qualité des documents fournis. La pratique a été faite sur le document de la cartographie des services de prise en charge VBG en cours d’élaboration. Cette de la cartographie. Cette démonstration a permis aux membres de l’équipe de mieux comprendre la mise en page des documents ; définir l’entête, les pieds de page, les marges, la taille de pagne, les interlignes appropriés au contenu. Cette mise en page permet aussi de hiérarchiser les informations et les rendre aussi lisibles à coup d’œil, donnant au document un aspect équilibré et bien proportionné. Durant la séance de travail, le document de cartographie a été revue en subissant les modifications sur les titres, les interlignes, les sous-titres, la police, entre autres. Bref toute présentation du document a été revisitée avec l’expert pour que ces genres d’erreurs ne surviennent plus lors de l’élaboration des autres documents. Plusieurs autres conseils techniques et scientifiques sur la rédaction des documents nous ont été prodigués par l’Expert Social VBG et l’Expert de la Biodiversité pendant les échanges. VI. 1.3.2. Cibles touchées Les personnels principalement concernés par cette séance de travail étaient l’Experte Sociale VBG et l’Expert en communication de l’ONG Adamaoua. VI. 1.3.3. Résultats obtenus 02 personnes de l’ONG (une femme et un homme) sont outillées sur la présentation des documents techniques attendus. VI. 1.3.4. Illustration Figure 26 : Séance de travail sur la présentation des documents attendus avec les experts VI.4. Sensibilisations des parents, épouses et enfants sur les risques des destructions des foyers, mariage des mineurs et harcèlement par les personnes impactées suite aux indemnisations. VI.4.1. Description de l’activité Dans le but de prévenir des violences à travers la sensibilisation et l’information dans les communautés, les activités de sensibilisation pour le changement de comportement avaient eu lieu une fois à 3 fois par mois dans les différentes localités impactées dans la région de l’Adamaoua. Au-delà des diverses opportunités générées par l’arrivée du projet, il était aussi important de prévenir les comportements à risques et les abus qui pourraient se caractériser par la résurgence des Violences Contre les Enfants (VCE), d’Excès et Abus Sexuel (EAS) et de Violences Basées sur le Genre (VBG) au moment de la phase opérationnelle de construction des postes de transformation. Raison, pour laquelle les activités de sensibilisation avaient été réalisées. La méthodologie a consisté tout d’abord à préparer les exposées pour la sensibilisation avec les messages clé par les points focaux, puis à contacter les communautaires, les chefs de villages ainsi que les chefs des établissements scolaires pour la prise des rendez-vous avant d’effectuer des descentes dans les localités. Par la suite, le personnel de terrain a organisé des descentes dans les établissements scolaires, des écoles coraniques, les lieux publics, les ménages afin d’échanger avec les groupes de femmes dans le cadre des activités de prévention sur les violences contre les enfants dans les communautés.

Les thèmes de ces sensibilisations abordés portaient sur l’utilisation des indemnisations pour épouser les filles mineures, harceler les jeunes filles ou les femmes mariées et détruire les foyers.

Les PAP ont été invités à investir leur argent dans l’éducation des enfants, surtout les filles sachant que les filles sont moins scolarisées que les garçons dans la communauté où les droits de celle-ci ne sont pas toujours respectés. Les populations ont été sensibilisées sur le fait que les filles qui bénéficient d’une éducation ont moins de risques de se marier trop jeune et ont plus de chance de mener une vie productive et en bonne santé. Elles peuvent participer aux prises de décisions qui les concernent et construire un avenir meilleur pour elles.

Pour les cas des enfants victimes des violences basées sur le genre, la stratégie de prévention des

VBG à l’endroit de ces cibles visait les enfants et les parents. Les lieux à risque ont été identifiés, notamment sur le chemin de l'école, à l’école, à la maison, à la plaine de jeu ou dans la communauté) et n'importe quand (le jour ou la nuit). Pour éviter toute situation à risque, les enfants doivent pouvoir demander à un adulte de confiance de les accompagner, particulièrement dès que la nuit soit tombée. Les messages ont été véhiculés à l’endroit des parents qui sont les premiers éducateurs de l’enfant. Ils leurs incombent de transmettre à l’enfant des connaissances et des habilités très importantes qui le rendent moins vulnérable aux risques de violences qu’ils encourent avec l’arrivée massives des employés du projet et des personnes qui vont bénéficier de la compensation. La vigilance doit être constante en tout temps et tout lieu. Les parents doivent être attentifs désormais.

VI.4.2. La cible touchée

Il s’agissait notamment pour cette activité des femmes, des enfants, des jeunes filles, des parents et des personnes impactées par le projet (PAP).

VI.4.3. Résultats obtenus

Dans les localités impactées de l’Adamaoua les sensibilisations VBG ont touchées 1797 hommes, 1485 femmes, dont 1117 jeunes et 423 vulnérable soit au total 3282 personnes.

VI.4.4. Tableaux récapitulatifs

Tableau 19 : Indicateurs des sensibilisations VBG menées du Djérem durant le trimestre 3

Pers. (H+F) Vul.

1 Yoko 2 Tomi 3 Didango 4 Malarba1 5 Meng

  • Gestion des cas des enfants victimes des violences basées sur le genre 6 Makoup 7 Lokoro 8 Ngaoubela
  • Stratégies de prévention des VBG à l’endroit des enfants 9 Malarba2 10 Tenwa 11 Kanje
  • Prévention des VBG suite à l’indemnisation 12 Ngatt
  • l’exploitation économique des
  • les mariages précoces des filles 29 Mbangtibang 30 Biwairou Mboum 31 Mbong

Dans les localités impactées du département du Djérem nous enregistrons 1138 hommes et 960 femmes sensibilisées sur les thématiques VBG et VCE parmi lesquelles 540 jeunes et 148 personnes vulnérables soit 2098 personnes touchées.

Tableau 20 : Indicateurs des sensibilisations VBG menées dans la Vina durant le trimestre 3

Vul.

1 Bini 2 Dang

  • Gestion des cas des enfants
  • Prévention des 1
  • les mariages 23 Selbe Darang 24 Mayo Danayel 25 Djalbarke

Total général

Dans les localités impactées du département de la Vina nous enregistrons 659 hommes et 525 femmes sensibilisées sur les thématiques VBG et VCE parmi lesquelles 577jeunes et 275 personnes vulnérables soit 1184 personnes touchées.

Au cours du trimestre, les sensibilisations se sont accentuées sur la stratégie du porte-à-porte et les lieux publics dans le but de toucher les couches sociales impactées par le projet.

Tableau 21 : Récapitulatif des indicateurs des sensibilisations VBG menées dans la Région de

Pers. Vulnérables.

Au regard de ce tableau il ressort qu’au total, 146 séances de sensibilisations repartis dans les deux départements (Djérem et Vina) localités impactées, dont 1797 hommes, 1485 femmes, parmi lesquelles 1117 jeunes et 423 personnes vulnérable pour un total de 3282 personnes touchées dans la Région de l’Adamaoua.

VI.4.5. Illustrations

2. Sensibilisation des parents à Ndarang

(Commune de Ngaoundéré 2ème)

4. Sensibilisation des femmes à Bamyanga à

Gada Dang (Commune de Ngaoundéré 3ème) (Commune de Ngaoundal)

Figure 27 : Images des sensibilisations VBG et VCE du trimestre 3 dans de l’Adamaoua

B. Gestion des plaintes VBG.

VI.5. Renforcement des points focaux sur la gestion des cas des VCE VI.5.1. Description de l’activité Compte tenu du caractère sensible des sujets liés au VBG, des pesanteurs socioculturelles et des risques associés au fait de soulever ces questions, il était important de rassurer les éventuels plaignants dans les communautés affectées par le PIRECT pour qu’ils puissent déposer leur plainte en toute sécurité selon l’approche centrée sur la survivante. Ces plaintes seront traitées de façon confidentielle et sans représailles. En plus de la confidentialité, il était aussi question de les garantir du respect des principes tels que la sécurité, le consentement éclairé, l’autodétermination et le respect, la non-discrimination. Ceci concerne aussi de garder secret les informations du présumé auteur et de la survivante tout au long du processus. Il en est de même pour la gestion des cas des enfants ou l’intérêt supérieur de l’enfant doit être respecté s’il n’est pas accompagné. C’est dans cette optique qu’un renforcement des capacités a été réalisé à l’endroit des points focaux pour les aider à bien gérer les éventuels cas des VBG au sein de la population riveraine et rassurer celle-ci sur le caractère confidentiel de leurs plaintes pour qu’elles s’expriment aisément le moment venu. A cet effet, une séance de formation des points focaux locaux du projet a été organisée le 15 décembre 2023 au siège d’APROSPEN sur la gestion des cas des enfants victimes des violences. L’activité s’est faite en présentiel avec les points focaux de la Vina et la présentation avait été partagée en ligne dans le forum de travail pour les points focaux du Djérem à suite de laquelle des échanges ont suivi sur les zones d’ombre. La séance consistait à donner la définition de l’enfant, comprendre la terminologie clé de la gestion des cas des VCE, connaître les types de maltraitance des enfants et maîtriser les bases de la communication avec les enfants survivants. Les principes clé de la gestion des cas des violences contre l'enfant étaient aussi à l’ordre du jour à savoir : recevoir l’enfant dans un cadre propice, c’est-à-dire calme, loin de toute personne étrangère qui pourrait être son bourreau ; tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant ; ne pas lui nuire ; respecter la confidentialité de la gestion des cas ; tenir compte de l’approche centré sur la survivante ; tenir compte de l’âge de l’enfant ; chercher le consentement éclairé ; éviter d’interrompre l’enfant quand il parle ; poser des questions miroirs, c’est-à-dire prendre le dernier propos de l’enfant et formuler la prochaine question ; poser des questions qui permettent à l’enfant de s’exprimer ; éviter les interprétations ; observer le langage corporel de l’enfant, car ce dernier peut manifester son envie de mettre fin à l’entretien sans pour autant le dire. Après la présentation des principes clé de la gestion des cas VCE ci-dessus énumérés, s’en est suivie une simulation de la sensibilisation sur le « Harcèlement sexuel ». La formation s’est déroulée à travers un exposé des modules sur power point et des échanges interactifs. Les points focaux locaux chacun à tour de rôle ont entretenu l’assistance sur comment ils procèdent sur le terrain face aux populations. Cette simulation a conduit à un échange passionnant sur la notion de VBG dans les communautés, comment sensibiliser efficacement en milieu communautaire sans heurter les croyances des riverains sachant que ces cultures et traditions constituent parfois des violences basées sur le genre et les violences contre les enfants. Les documents de la formation ont été partagés dans le forum avec les points focaux du Djérem. VI.5.2. Cibles touchées La formation ciblait les points focaux locaux de la Vina et ceux du Djérem VI.5.3. Résultats obtenus - 18 Points focaux locaux (8 hommes et 10 femmes) sont renforcés sur la gestion des cas VBG et VCE maîtrisent les techniques et méthodes de gestion des cas des enfants survivant aux violences.

VI.5.4. Tableaux récapitulatifs des participants

Tableau 22 : Participation des points focaux à la formation sur la gestion des cas des enfants victimes des violences dans les localités riveraines du projet

Département Nombre des points Participant Participant Nombre de

VI.5.5. Illustration

Figure 28 : L’expert VBG et les points focaux locaux en séance de formation VI.6. Renforcement des capacités des points focaux sur le harcèlement des enfants et des femmes mariés et réponses des cas des violences sur les enfants VI.6.1. Description de l’activité Cette séance consistait à définir la cible et les messages appropriés qu’il fallait véhiculer auprès de celle-ci. L’activité avait eu lieu le 17 janvier 2024 au niveau du siège d’APROSPEN et en ligne avec les points focaux du Djérem à travers le partage des documents ainsi que des discussions de groupe. Il était question d’élaborer ensemble les messages clé et facilement compréhensible pour l’enfant. Des messages qui pourront l’aider à prévenir les actes de violence avec l’arrivée des personnes étrangères dans leur communauté, c’est-à-dire, l’installation des entreprises. La cible identifiée pour les sensibilisations à mener était les enfants scolarisés ou non-scolarités âgées de 6 à 17 ans et les parents. La méthodologie était participative avec des échanges interactifs à travers le déroulement des modules sur Power point. Il était question d’élaborer ensemble les messages clé et facilement compréhensible par les enfants. C’est-à-dire des messages qui pourront l’aider à prévenir les actes des violences avec l’arrivée des personnes étrangères dans leur communauté après l’installation des entreprises et le harcèlement des PAP. Après la définition des messages clé de prévention, il fallait aussi définir ensemble les mesures de réponses face à ces violences. Faire comprendre à un enfant comment faire face à une personne qui a un écart de comportement, comment reconnaître une personne qui cherche à abuser de lui. Vers qui doit-il se rapprocher s’il constate un écart de comportement d’une quelconque personne. Montrer à l’enfant tous les lieux qu’il faut éviter dans la mesure du possible. Ou alors le faire comprendre qu’il doit être accompagné par une personne adulte pour des raisons de sécurité. Les lieux à risque ont été identifiés tels que sur le chemin de l'école, à l’école même, au marigot, en brousse à la recherche du bois de chauffe, dans les points d’eaux, dans les base-vies pour des enfants qui font le petit commerce en faisant les tours dans le village. Les parents et enfants doivent être sensibilisés sur le fait qu’il faut éviter de sortir la nuit. Pour éviter toute situation à risque, les enfants doivent pouvoir demander à un adulte de confiance de les accompagner, particulièrement la nuit. Les conséquences de ces violences ont été aussi citées VIH/SIDA, maladies sexuellement transmissibles (IST), grossesses, stress, anxiété, honte, isolement, fatigue, trouble de sommeil, difficulté relationnelle, dépression, consommation d’alcool, troubles psychologiques, toxicomanie, baisse de productivité et détérioration de la santé physique.

VI.6.2. Cibles touchées

La formation ciblait les points focaux des deux départements.

VI.6.3. Résultats obtenus

  • 18 points focaux ont été renforcés sur la gestion des cas des VCE ;
  • Les points focaux ont suffisamment d’éléments pour une bonne sensibilisation visant directement la cible es dangers qu’encourent les enfants.

VI.6.4. Tableau récapitulatif

Tableau 23 : Formation des points focaux dans les communes sur les VCE

Département Nombre des points focaux H F Nombre de séances

VI.6.5. Illustration

Figure 29 : Participation à la formation des points focaux sur les VCE à Ngaoundéré VI.7. Renforcement des capacités des points focaux sur la prévention des VBG à l’endroit des personnes impactées sur l’utilisation rationnelle de leurs indemnisations

VI.7.1. Description de l’activité

Cette activité à nécessité au préalable des échanges avec des points focaux sur les incompréhensions concernant les aspects VBG du projet avant d’organiser le renforcement des capacités sur la prévention des violences suite aux indemnisations des personnes affectées. Dans le but de prévenir des violences à travers la sensibilisation dans les communautés, les points focaux ont été outillés sur la manière de prévenir les VBG à l’endroit des personnes impactées par le projet. Il leur a été demandé de veiller à une sensibilisation efficiente pour écarter tout risque au sein de ce groupe. Cela passe par l’adhésion des PAP au message pour un changement de comportement de ces derniers dans la région de l’Adamaoua. Du fait d’une approche méthodique de sensibilisation, assorti d’une bonne exploitation des guides et contenus des messages, les femmes et les enfants ne seront des victimes de plusieurs formes de violence. Encore que la violence sexuelle constitue encore un tabou dans la majorité des localités impactées. Les points focaux ont été capacités sur la manière de d’endiguer le développement de comportements à risques et des abus qui pourraient se caractériser par la résurgence des Violences Contre les Enfants (VCE), d’Excès et Abus Sexuel (EAS) et de Violences Basées sur le Genre (VBG) au moment de la phase opérationnelle de construction des postes de transformation. Raison, pour laquelle la formation a été organisée par l’Experte Sociale et VBG du projet afin que tous les acteurs de terrain soient dorénavant aptes en matière de prévention des VBG suite à l’indemnisation.

VI.7.3. Résultats obtenus

  • 18 points focaux ont été renforcés sur la gestion des cas des VCE ;
  • Les points focaux disposent de connaissances sur la prévention des risques de VBG par les personnes impactées par le projet suite à l’indemnisation.

VI.7.4. Tableau récapitulatif

Tableau 24 : Formation des points focaux des départements sur les risques de VBG des PAPs

Département Nombre des points focaux H F Nombre de séances

Figure 17 Séance de travail sur la prévention des VBG à l’endroit des personnes impactées par le projet avec les points focaux à Ngaoundéré VI.8. Gestion des cas des enfants victimes des violences basées sur le genre VI.8.1. Description de l’activité La séance de travail avait été conduite le 15 décembre 2023 au niveau du siège d’APROSPEN et en ligne avec les points focaux du Djérem. Elle consistait à donner la définition de l’enfant, comprendre la terminologie clé de la gestion des cas des VCE, connaître les types de maltraitance des enfants et maîtriser les bases de la communication avec les enfants survivants. La démarche méthodologique était une démarche participative avec des échanges interactifs à travers le déroulement des modules sur Power point. L’action a consisté à la préparation d’un exposé sur la gestion des cas des enfants survivant des violences, l’élaboration d’un terme de référence, la planification de la rencontre avec les points focaux, l’organisation de la séance de renforcement, le partage du document dans le forum avec ceux du Djérem et échange sur les zones d’ombre. Les principes clé de la gestion des cas des violences contre l'enfant étaient aussi à l’ordre du jour à savoir : -Recevoir l’enfant dans un cadre propice, c’est-à-dire calme, loin de toute personne étrangère qui pourrait être son bourreau -Tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant -Ne pas nuire -Respecter la confidentialité de la gestion des cas -Tenir compte de l’approche centré sur la survivante. -Tenir compte de l’âge de l’enfant -Chercher le consentement éclairé, -Éviter t’interrompre l’enfant quand il parle, -Poser des questions miroirs, c’est-à-dire prendre le dernier propos de l’enfant et formuler la prochaine question -Poser des questions qui permettent à l’enfant de s’exprimer -Eviter les interprétations -Observer le langage corporel de l’enfant, car ce dernier peut manifester son envie de mettre fin à l’entretien sans pour autant le dire. Après la présentation des principes clé de la gestion des cas VCE ci-dessus énumérée, s’en est suivi d’une simulation de la sensibilisation sur le thème Harcèlement sexuel, les points focaux locaux chacun à tour de rôle a entretenu la salle sur comment il procède sur le terrain face aux populations. Cette simulation a conduit à une discussion passionnante sur la notion de VBG dans les communautés, comment sensibiliser efficacement sans heurter les croyances culturelles des riverains sachant que ces croyances et traditions sont parfois des violences basées sur le genre et les violences contre les enfants. VI.8.2. Cibles touchées Les parents, les enseignants des écoles primaires et secondaires, et les écoles coraniques. VI.8.3. Résultats obtenus 18 Points focaux locaux ont été renforcés sur la gestion des cas VBG/EAS/HS/VCE et maitrise les techniques et méthodes de gestion des cas des enfants survivant aux violences. VI.8.4. Tableaux récapitulatifs Tableau 25 : Nombre de points focaux capacités sur les VCE

Département Points focaux capacités H F Séance organisé

Djerem

Vina

Au regard de ce tableau, il en ressort que, 18 points focaux locaux ont été capacités sur la gestion des cas des enfants victimes des VBG/EAS/HS/VCE, sur la prévention des VCE dans les établissements scolaires, et la prévention des VBG suite aux indemnisations avec un pourcentage de 61,53% des femmes, et 38,46 des hommes. VI.1.1.1.4. Illustrations. Figure 18 : Participation à la formation des points focaux sur les VCE à Ngaoundéré C. Incidents VBG ou VCE VI.9. Incidents VBG ou VCE signalés VI.8.1. Incidents VBG liés au projet Durant la période du troisième trimestre de mise en œuvre des activités du projet, aucun incident VBG et VCE ne s’est déclaré dans les localités de l’Adamaoua. VI.8.2. Incidents VBG communautaires Au cours des mois de décembre, janvier et février, nous n’avons pas enregistrés aucun incident VBG (EAS, HS) et VCE communautaire dans les localités du Djérem et de la Vina.

V. FAITS MARQUANTS

Plusieurs faits ont marqué la réalisation des activités d’accompagnement du projet au courant de ce troisième trimestre au rang desquels :

  • Nous enregistrons de plus en plus les plaintes des femmes, preuve que celle-ci au fil des sensibilisations comprennent l’importance de s’exprimer et revendiquer leurs droits.
  • Les investigations des plaintes enregistrées dans les localités impactées du projet ont considérablement contribué à sensibiliser les plaignants dont les plaintes n’ont pas été prises en compte du fait que beaucoup ne pensaient pas être concernés. Le logiciel SW Maps a facilité la visualisation sur site et montré les limites du corridor aux riverains parfois impactées dans les localités couvertes par le projet.
  • Au cours du mois de janvier 2024, les sensibilisations ont été perturbées en raison de l’absence du chef du village, en déplacement à l’étranger, et qui n’autorisait pas son représentant qui est le point focal communautaire à accompagner l’équipe de l’ONG dans l’organisation des séances de sensibilisation, ni à signer un quelconque PV.
  • Dans certaines localités de la Vina (Likok, Mayo Danayel, Djalbarke), nous avons constaté une confusion de projet au sein des populations de Lewa Moussa dû au fait que d’autres projets d’électrification sont en cours d’exécution dans ses localités. Les communautés pensant que ces projets sont aussi conduits par le PIRECT soumettent les plaintes et doléances aux points focaux qui ne peuvent pas prendre cela en considération.
  • Pendant le mois de février 2024, nous avons relevé que le nombre des femmes sensibilisées dans la Vina est supérieur à celui des hommes. Cela signifie que la stratégie porte-à-porte adopté permet de toucher le genre dans les ménages.
  • Nous remarquons que les femmes s’intéressent de plus en plus aux activités du projet et prennent conscience de leur rôle au sein des communautés.
  • Dans plusieurs localités du projet, les populations manifestent leur impatience à propos des indemnisations et craignent d’être marginalisées à l’issue du processus.
  • Il faut également noter la réticence des populations croissant de certaines localités du Djérem beaucoup plus ainsi que de la Vina dont certaines ont manifestées publiquement leurs mécontentements et rencontrés les autorités locales (sous-préfet, maires, chefs traditionnels). L’équipe a profité de l’occasion pour informer les plaignants ainsi que les autorités des activités du cabinet Mark

Brian Consult commis par la SONATREL pour la vérification de la conformité des états des indemnisations des PAPs.

VI. DIFFICULTES RENCONTREES ET SOLUTIONS ENVISAGEES

Durant la réalisation des activités du troisième trimestre, certaines difficultés ont émergé qu’il convient ici de relever :

Tableau 26 : Difficultés du trimestre 3 et proposition de solutions palliatives 1 Omission de certaines personnes Des sensibilisations ont été menées à leur impactées qui pour la plupart étaient endroit pour les faire comprendre que absentes lors du passage de la CCE ou l’enregistrement des plaintes se poursuit et n’étaient pas représentées.

qu’aucune personne dont les biens sont effectivement impactés après vérification ne sera mise de côté dans les indemnisations.

4 L’impatience des populations au sujet Des sensibilisations sont menées au quotidien des indemnisations qui tardent et les avec les personnes impactées pour apaiser les manifestations de mécontentent de esprits et les rassurer de l’évolution positive de certains PAPs.

la procédure d’indemnisation qui sera effective avant les travaux.

5 La réticence des femmes à participer La stratégie du porte-à-porte favorise aux activités de sensibilisation du fait l’ouverture de ses dernières aux messages du du poids de la culture.

fait de la discrétion que procure les échanges dans leurs domiciles, parfois en présences des époux et donc ce qui les rassures que les activités ne vont pas nuire à leurs foyers.

6 Absence de certains matériels et Nous avons informé le coordonnateur de ces équipements de travail.

besoins qui handicapent les activités.

7 La majorité des plaintes est formulée Les sensibilisations se poursuivent auprès des par des hommes et nous relevons un femmes dans les ménages pour la formulation très faible taux de plaignantes des plaintes si elles sont impactées et les femmes.

rassurent que celles-ci seront traitées équitablement par le projet.

8 Non disposition de la liste des Mettre à disposition de l’équipe de l’ONG la personnes impactées ayant déjà fait liste desdites personnes.

l’objet d’évaluation par la

SONATREL.

VII.

ACTIVITES NON REALISEES DU TROISIEME TRIMESTRE Les activités suivantes constituent les priorités de mise en œuvre pour la période : ➢ Achat des matériels de travail de l’équipe (05 Baffles mobiles, 05 clés USB, 02 vidéos projecteurs, 02 mégaphones et EPI équipe). ➢ Achat des matériels roulant des superviseurs (02 motos AG100 tout terrain). ➢ Campagne d'affichage des supports de sensibilisation et de communication dans les localités du projet par les points focaux. Elle reste en attente de validation des supports proposés par l’UGP pour permettre leur production par l’ONG et ventilation dans les localités impactées en vue d’accompagner les sensibilisations.

VIII. ACTIVITES PRIORITAIRES DU QUATRIEME TRIMESTRE

Les activités suivantes constituent les priorités de mise en œuvre pour la période : - Achat des matériels de travail de l’équipe (05 Baffles mobiles, 05 clés USB, 02 vidéos projecteurs, 02 mégaphones et EPI équipe). - Achat des matériels roulant des superviseurs (02 motos AG100 tout terrain). - Production des supports de sensibilisation après l’envoie des maquettes de l’UGP ; - Information et sensibilisation des populations en utilisant tous les canaux appropriés de communication ;

  • Accompagnement des populations dans l’élaboration des plaintes (appui dans la formulation/rédaction), le cas échéant ;
  • Collecte, enregistrement et transfert à la cellule de gestion des plaintes, toutes les plaintes reçues de toutes les parties prenantes, y compris les plaintes relatives aux VBG (EAS, HS) et VCE en s’assurant de la confidentialité de la survivante et de l’auteur, assurer le suivi de leur traitement et en informer les plaignants ;
  • Finalisation de la cartographie des médias et espaces de sensibilisation (radio et télévision communautaires) et espaces de communication ;
  • Accompagnement des indemnisations des personnes affectées par le projet (PAPs) et la sensibilisation des concernées sur les risques de violences liés à l’utilisation des ressources ;
  • Accompagnement des activités de la SONATREL et des entreprises sur le terrain ; - Opérations de soutien aux victimes de VCE et VBG/EAS/HS à travers les référencements aux services médicaux, psychosociaux et judiciaires en utilisant une approche centrée sur la victime ; - Coordination et suivi des activités de terrain.

CONCLUSION Au terme du troisième trimestre des activités, les activités du projet se sont poursuivies sur le terrain comme le prévoit le chronogramme. Concernant le personnel, des renforcements de capacités ont été organisés dans la visée d'une amélioration de la qualité de la mise en œuvre du projet dans l'Adamaoua. Les séances de coaching de travail conduites par les Superviseurs des départements se sont multipliées dans l'optique d'harmoniser et améliorer la stratégie opérationnelle. Le but était de rendre plus efficaces les sensibilisations et la gestion des plaintes dans les localités par les points focaux locaux de l’ONG APROSPEN-AJVN. Les séances portaient sur les incompréhensions, les observations relevant des outils de collectes de données et les difficultés rencontrées lors des opérations de terrain. La formation du personnel sur l’utilisation de l’application SW Maps de repérage du corridor a permis de se familiariser avec son interface et de faciliter la réalisation des investigations des plaintes fondées enregistrées dans les localités impactées de l’Adamaoua, assorties d’une estimation des superficies impactées. Également, l'ONG locale a bénéficié d'une formation de son équipe sur la Biodiversité par l'Expert de la SONATREL. La formation visait à montrer les interactions et les interférences du projet PIRECT avec la biodiversité des zones impactées du fait des mouvements sociaux, des attitudes comportementales et culturelles importées. Les sensibilisations se sont déroulées dans toutes les localités sur les thématiques portant sur le Mécanisme de gestion des plaintes (MGP) et le dispositif prévu pour l’enregistrement ainsi que le traitement des plaintes. Elles ont permis de réaliser 361 séances de communication auprès des cibles et de toucher 6554 personnes touchées, dont 3021 femmes et 3533 hommes dans les départements du Djérem et de la Vina. Un effectif en baisse de 1093 personnes due aux activités agricoles et économiques des populations durant cette période. Le volet VBG (EAS, AS) et VCE ont mobilisé les acteurs du projet pour toucher les cibles identifiées (enfants, parent, PAPs) sur la gestion des cas des enfants victimes des violences basées sur le genre, la stratégie de prévention des VBG à l’endroit des enfants, la prévention des VBG suite à l’indemnisation. Les activités sur le MGP sensible menées par les points focaux locaux ont permis de réaliser 146 sensibilisations ayant touchées 1485 femmes, 1797 hommes, dont 1117 jeunes et 423 personnes vulnérables pour un effectif trimestriel de 3 282 personnes. L’Experte Sociale VBG a aussi finalisé la cartographie des services de prise en charge VBG dans la région de l’Adamaoua. Il faut noter que les sensibilisations se sont accentuées sur les sensibilisations de masse et le porte-à-porte. Le suivi ainsi que le monitoring des activités ont accompagné les activités en vue de l’atteinte des objectifs de la mission, atténuer les risques VBG et résorber les difficultés rencontrées.

Projet filets-sociaux adaptatif et d’inclusion économique dans les Régions de l’Adamaoua et du Nord

I. Informations Générales

Nom du projet :

Projet filets sociaux adaptatifs et d’inclusion économique (PFS-

Mayo Oulo, Gashiga, Rey Bouba et Poli, Bankim, Tignère et

Organisation de mise en Action pour la Promotion de la Santé, la Production et

Nom du Coordonnateur Dr HAMADOU GAMBO Coordonnateur APROSPEN Tél :

NANA OUMAROU BABA Encadreur Général Tél : nanaoumaroubaba@gmail.com l’Encadreur Général :

1.1. Résumé de l’action Le Projet filets sociaux adaptatifs et d’inclusion économique (PFS-AIE) est un projet porté par le MINEPAT et financé par la Banque Mondiale. Ce projet s’inscrit dans la politique de lutte contre la pauvreté chronique du gouvernement camerounais. Il est structuré en deux grandes composantes : La Composante 1 : (i) d’améliorer leur consommation, (ii) de renforcer le développement de leur capital humain, (iii) de les encourager à investir dans les activités productives et (iv) d'augmenter leur résilience contre les chocs liés aux conflits et au climat. Elle est subdivisé en trois sous-composantes à savoir : la (1) Sous-composante 1.1 : les Transferts monétaires ordinaires qui est dotée des mesures d’accompagnement ; la (2) Sous-composante 1.2 : les Transferts monétaires d’urgence et la Souscomposante 1.3 : les Travaux à haute intensité de main-d'œuvre en milieu rural et en milieu urbain ; et La Composante 2 : Inclusion économique des jeunes et entrepreneuriat qui a pour objectifs de soutenir l’emploi durable basé sur le marché pour les jeunes âgés de 18 à 35 en milieu urbain à travers (i) l’offre d’une solution immédiate aux jeunes urbains pauvres et vulnérables et (ii) la contribution au développement du secteur privé et à la création d'emplois pour les jeunes entrepreneurs à travers 2 souscomposantes : (1) la Sous-composante 2.1 : Inclusion économique des jeunes et la (2) Sous-composante 2.2 : Concours de plans d'affaires.

Pour conduire à bien ces actions, un processus de recrutement des partenaires de mise en œuvre a permis à APROSPEN d’être retenu pour la conduite des activités de la sous composante 1.3 relatif aux Travaux à haute intensité de main-d'œuvre en milieu rural et en milieu urbain. Pour cela, des activités de formations du personnel d’APROSPEN a permis d’harmoniser la compréhension sur les principes et les approches de mises en œuvre des activités THIMO dans les communes retenues pour la Région du Nord (Mayo Oulo, Gashiga, Rey Bouba et Poli). Au cours du démarrage de la mise en œuvre, les activités du projet se sont davantage inscrites dans le cadre de la mise sur pied des Groupes de Travail Communal (GTC) au sein des communes respectives. Cela a conduit à l’obtention des produits qui à terme, contribueront efficacement à lutter contre la pauvreté dans les 04 communes cibles. Plus concrètement 02 GTC ont été mise sur pied et 02 redynamisés pour impulser au niveau communal les travaux HIMO à partir du choix des microprojets. Pendant cette période de démarrage, l’ONG a été introduite auprès des autorités pour stimuler les faciliter et l’accompagnement administrative de celle-ci. En définitive, les premiers résultats obtenus au cours de cette période si l’on considère la progression vers l’atteinte des résultats du projet sont : la mobilisation des équipes (niveau coordination) de mise en œuvre et la création des GTC dans les Communes.

1.2. Résultats et activités

A. Résultats A.1. Mobilisation des ressources humaines pour la mise en œuvre Ce résultat découle de plusieurs actions telle la participation à la session de formation et l’organisation du déploiement. Ces activités ont mobilisé chacune les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. 55 acteurs ont été mobilisés : 38 hommes contre 17 femmes. Ce qui confère une proportion de 30% de femme pour le personnel de mise en œuvre et un taux de réalisation de l’activité de 100%. A.2. Création et redynamisation des Groupes de Travail Communal (GTC) Ce résultat découle de la mise en œuvre de deux grandes activités : introduction officielle de l’ONG auprès des autorités locales et organisation de session de création ou redynamisation des GTC. Pour ce qui est de l’introduction de l’ONG, elle a consisté à présenter la structure responsable de la mise en œuvre (encadrement) des activités de THIMO dans les Communes auprès des Sous-Préfet et Maires des communes de Mayo Oulo, Gashiga, Poli et Rey Bouba pour le Nord et les communes de Tignère, Kontcha et Bankim pour l’Adamaoua. L’étape suivante a consisté à l’organisation de la session de création/redynamisation de GTC au sein de ces Communes. Elle a mobilisé les autorités administratives, communales, traditionnelles et religieuses. En plus de ceux-ci, les associations de jeunes et des femmes ont été associées. L’activité a permis de redynamiser 02 GTC et créer 02 GTC au sein des Communes su-mentionnées. Le résultat avait pour de créer un organe de gestion participative des actions du projets au sein des communes. L’atteinte de ce résultat a été possible par la note du Ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire qui introduit et oriente l’organisation de cette activité. Toutefois, dans l’atteinte de ce résultat, le projet a fait face à une difficulté majeure : celle du chevauchement du calendrier de certaines autorités administratives qui a conduit à leur représentation par les collaborateurs. En effet, cet évènement a eu des conséquences sur la signature du procès-verbal de création du GTC à Rey Bouba ou jusqu’ici on n’a pas le document signé. B. Activités B1. Formation des acteurs recrutés sur les approches d’intervention du PFS-AIE (du 20 au 22 novembre 2023) Après les civilités ayant conduit à la présentation de l’agenda de l’atelier, des Experts responsables des modules de formations, l’objectif global de l’atelier a été présenter : celui de former et harmoniser la compréhension des acteurs de mise en œuvre présenter par l’ONG. De manière spécifique, chaque Expert à travers des présentation PowerPoint a capacité les participants sur les thématiques abordée : Processus de mise en œuvre de THIMO du PFS-AIE ; mesures de sauvegarde environnementale et social ; la gestion du risque ; l’animation communautaire ; les Violences Basées sur le Genre ; la manipulation de Kobo collect 2023 ; etc. la mise à niveau des équipes opérationnelle s’est opérer à travers les présentations des thématiques su-citées meublée des échanges. Cela a permis au participant de clarifier quelques incompréhensions en relation avec les phases passées et la nouvelle phase également. Il s’agit de : l’insuffisance des EPIs, du retard de payement, de la gestion des incidents et bien d’autres aspects. A l’issue de la formation, les participants ont harmonisé leur compréhension sur le processus de mise en œuvre de THIMO et les différentes mesures de sécurité sociale et environnementale. Le tableau ci-dessous fait la synthèse des points clés de la formation. Tableau 17: Synthèse des points d'attention de la formation

Points d’attention Cibles Délais des travaux (microprojets) Identification des microprojets par le GTC Validation de microprojets par le CCV Identification des bénéficiaire et enregistrement

Eléments à retenir 1000 bénéficiaires par Commune 60 jours étalé sur 3 mois Critères de sélection de MPs: • Intérêt communautaire ; • Mobilisation d’au moins 100 bénéficiaires pouvant travailler 60 jours ; • Risque zéro à modéré au plus ; • Identification des MPS simple devant être réalisé à la main. Pour valider les MPs, plusieurs étapes sont nécessaires : • Appréciation du site (foncier (terrain communautaire), évaluation des risque et dimensionnement) ; • Montage des MPs ; • Renseignement de la fiche de screeming environnementale ; • Session de validation. Cette étape se fait en deux grandes phases : • Identification de 1000 bénéficiaires par Commune basée sur les critères de pauvreté avec un accent sur la participation des femmes ; • Enregistrement des bénéficiaires sur les tablettes.

Lancement des activités et gestion des chantiers

Après la formation des CC sur l’enregistrement biométrique, le projet s’engagera dans le processus de démarrage effectives des travaux. Avant les opérations de terrains sont inscrites la mise à disposition des matériels de travail et la répartition. La mise sur pied du Comité de Gestion des Activités. Gestion des chantiers :

  • Affectation d’un CC par chantier ; • Mise à disposition d’un journal de chantier pour reportage ; • Identification des chefs d’équipe et répartition ; • Gestion du quart d’heure de sécurité ; • Pointage de présence aux travaux.

B.2. Organisation des sessions de création/redynamisation de GTC La mise en œuvre de cette activité s’est faite par la mission conjointe entre l’équipe de PFS-AIE et APROSPEN. Elle a consisté à organiser respectivement dans les communes de Mayo Oulo, Gashiga, Rey Bouba et Poli, les séances de travail ayant conduit à la présentation du projet, à l’animation des focus groupe pour l’élection des membres des GTC et à la constitution des membres officialisé par signature de l’autorité administrative. Au total 04 GTC sont disponibles et sensibilisés sur les approches d’intervention du projet PFS-AIE. 02 GTC redynamisé par l’actualisation de la liste des anciens membres du GTC avec 08 autorités traditionnelles dans les Commune de Gashiga et de Poli ; et la création de 02 GTC dans les Communes de Mayo Oulo et de Rey Bouba. Les tableaux ci-dessous présent la synthèse. Tableau 18: Quatre (04) GTC crées et redynamisés

Redynamisation GTC Commune de Gashiga Commune de Poli

Figure 1: Prononciation du discours du lancement des travaux par le Sous-Préfet de Poli Figure 2: Intervention du responsable de THIMO respectivement à Gashiga et à Poli.

Figure 3: Intervention du Coordonnateur National d'APROSPEN Figure 4: Focus group avec les autorités traditionnelles et le groupe des femmes à Rey Bouba DIFFICULTES RENCONTREES ET DEFIS MAJEURS

3.1. Difficultés rencontrées Les difficultés rencontrées au cours de l’année sont les suivantes :

  • Transport deskits dans certaines localités n’est pasévidenteàmoto (Yamba, DjaoroMone, Yarmbang, Gbatoua, Fell, Lamou, Damissa, Fada…
  • Absence d’identification des cas de protection dans certaines localités dû au non maitrise des procédures d’identification des cas de protection par certains CLP/leaders communautaires
  • Non possession des formulaires adaptés pour le contre référencement pour les cas deprotection référé auprès des partenaires
  • Difficulté de compréhension pour un renseignement adéquat de certains formulaires de gestion des cas de protection

Les défis majeurs des actions mises en œuvre par APROSPEN dans le département consistentà :